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Le rock indémodable de Huey Lewis

Huey Lewis a chanté ses grands succès et...

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Huey Lewis a chanté ses grands succès et quelques nouvelles chansons mercredi soir au parc de la Confédération.

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Bonne odeur de hamburgers, herbe bien verte, ambiance pique-nique et chaises pliantes. Le Festival de jazz d'Ottawa profite à fond du décor champêtre du parc de la Confédération pour auréoler sa programmation musicale d'un air de raout estival. Tracer le nez en l'air entre le Studio du CNA, quartier général des amateurs de jazz, pour rallier la scène principale avec son affiche plus éclectique et finir la soirée en dansant aux concerts de la série Ombres et Lumières fait partie des plaisirs associés à ce rendez-vous fédérateur.

Mercredi soir, les spectateurs éconduits à la prestation très prisée du bassiste Stanley Clarke - à guichet fermé depuis belle lurette, selon les organisateurs - auront pu profiter des derniers rayons du soleil avant d'accueillir Huey Lewis and the News sous un ciel de plomb...

«Huey qui?» se questionneront les moins de 30 ans. Dans les années 1980, Huey Lewis and the News impose Hip to be square en tête des palmarès, transition entre la génération hippie, assagie, et celle des hipsters à venir. Le groupe voit sa carrière décoller en quelques titres (The Heart of rock and roll, Stuck with you, I want a new drug), puis apparaît au grand écran, mentionné notamment dans le film American Psycho. Auteur de certains morceaux de Retour vers le futur en 1985, (The Power of Love et Back in time), Huey Lewis figure au tout début du film en juge d'un concours de rock. Il trouve la musique de Marty McFly «trop assourdissante», justement. Celle de son groupe oscille plutôt entre soul et rythmn'blues.

Retour aux classiques

La soirée a débuté pied au plancher, mercredi, avec une interprétation de The Heart of rock and roll dans une énergie rutilante. Des solos de cuivres, harmonica et guitares ont réservé les plus envolées du concert. Ici, Huey Lewis rejoue ses classiques sans faille, mesure le chemin parcouru depuis trente ans, depuis l'ère du pub-rock. «Nous étions un groupe [associé] à la bière et aux hot dogs... nous sommes passés au vin/fromage.» Embourgeoisement? Malgré les décennies, le groupe n'en cultive pas moins ses racines, fidèle à une certaine idée de la scène: un écrin électrique où l'on peut encore sortir le grand jeu, convoquer une section de quatre cuivres si le coeur lui en dit, et, pourquoi pas, prendre un «selfie» avec le public, pardi! Autre perle de la prestation: un duo saxophone/harmonica sur I want a new drug. Indémodable. Quant aux (trop rares) nouvelles chansons glissées ici et là - Your love is killing me en tête - elles usurpent un peu le nom du groupe. Quoi de neuf sous le soleil de The News? Pas grand-chose, malheureusement... C'est peut-être là que réside le secret de longévité de la formation : une résistance féroce à toute innovation musicale, avec l'art de cultiver un style sans excès de nostalgie. Les aficionados s'y retrouvent, les autres seront peut-être restés sur leur faim.

Le festival se poursuit ce soir avec le groupe polyphonique corse A Filetta accompagné de Paolo Fresu et de Daniele di Bonaventura (Studio du CNA à 19h), puis du Steve Miller Band sur la scène principale du parc de la Confédération dès 20h30.

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