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L'empreinte souriante de La Bottine

Un concert de La Bottine Souriante est un... (Courtoisie)

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Un concert de La Bottine Souriante est un événement plus rare qu'il n'y paraît, la gang ne donnant pas plus d'une trentaine de spectacles par an.

Courtoisie

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Qui dit Saint-Jean Baptiste, dit musique traditionnelle. Et que demander de mieux que les vétérans de La Bottine Souriante, quand il s'agit de s'abreuver à la source folklorique et d'encourager ses mollets à marteler le terroir podorythmique de la francophonie? C'est ce que se sont dit les organisateurs de L'Outaouais en fête, qui accueillent mercredi les onze membres actuels de la vénérable formation.

Le reste de l'année, les folkloristes de la Belle Province, on les voit moins. Pas parce qu'ils se cachent. «Les groupes québécois sèment un peu partout dans le monde», et se croisent même parfois au fil des nombreux festivals folk, trad' ou roots disséminés en Europe et aux États-Unis», rappelle le guitariste Jean-François Gagnon-Branchaud, qui a rejoint la Bottine-tine-tine en 2010.

Un concert de La Bottine est un événement plus rare qu'il n'y paraît, la gang ne donnant pas plus d'une trentaine de spectacles par an. À l'étranger, souvent. Cet été, ses complices et lui seront en Angleterre et au Danemark. Ils visiteront aussi Toronto le 19 juillet, dans le cadre des Jeux panaméricains.

Deux défis à relever

La Bottine fait face à un double défi, explique la recrue de 33 ans. Se faire mieux connaître des jeunes générations, en assurant notamment une présence dynamique sur les réseaux sociaux. Mais, surtout, se retrouver plus régulièrement, car les onze bottineux enseignent et/ou poursuivent en parallèle des carrières musicales solo, aux horaires rarement compatibles.

M. Gagnon-Branchaud, par exemple, continue de sévir au sein de trois autres groupes -Baqqhus, Les Langues Fourchues et Ma Cômère ; il a en outre récemment fondé un duo avec la violoneuse Stéphanie Lépine, Habillés en Propre, dont le premier album est paru le mois dernier.  

Bref, quand les Bottineux se retrouvent sur scène, c'est toujours avec la ferme intention de profiter de ces retrouvailles pour s'amuser. Et faire swinguer la compagnie au parc des Cèdres, à travers «un beau tour d'horizon» de leur répertoire.

 « Le spectacle est super festif. La marque de La Bottine est plus que jamais là: que l'on fasse nos classiques ou les plus récentes chansons, ça swingue, c'est joyeux! »

La réputation de l'ensemble sur scène n'est plus à faire. N'empêche: l'énergie dégagée sur les planches fascine le guitariste à chaque nouveau concert.

«La Bottine, c'est vraiment sur scène que ça se passe. C'est un mur de briques... de sons. Quand tu es assis fasse à la section de cuivre, que tu entends la grosse basse et les pieds qui sonnent comme des marteaux... c'est là que la foule fait woow!, que le monde pogne de quoi! C'est comme une van trad' qui lui rentre dans le corps, évoque-t-il. Là, ça se met à répondre, ça se lève et ça danse. Et là, on est contents!» Chaque spectacle produit son cortège de «nouveaux convaincus», se réjouit le musicien.

Du répertoire, la recrue cite La montagne du loup parmi ses favorites. «J'aime particulièrement la manière que La Bottine a reviré La Ziguezon, avec le groove qu'installent la basse et le clavier.» Les cuivres qui rugissent sur 2033 le mettent aussi dans un état d'euphorie. «On n'en voit plus autant qu'avant, des sections de cuivres, parce que les festivals n'ont plus d'argent, et que les bands rapetissent. Nous, on a de la chance de pouvoir jouer avec des brass. Et la couleurs qu'ils apportent aux classiques, c'est cool en tabarnouche!»

Le dernier enregistrement de La Bottine, Appellation d'origine contrôlée, remonte à 2011. Jean-François Gagnon-Branchaud venait de rejoindre officiellement le groupe. Le disque soulignait le 35e anniversaire de la formation. Comment soulignera-t-elle ses 40 ans, l'an prochain ? «On s'est fait proposer des trucs mais on a aussi nos propres idées. Ce qui est sûr, c'est qu'on s'enligne sur un projet spécial, sous forme d'album», dit-il, sans en dévoiler davantage.

La recrue ne se contente pas de tenir la guitare, mais tient le micro, le violon et tape des pieds. S'il ne tarit pas d'éloge pour cette Bottine qui a su en son temps «réactualiser la musique trad' pour les oreilles de tout le monde en la métissant avec toutes sortes d'influences modernes», il espère «bien humblement» apporter sa semelle à l'édifice, grâce à son sens de l'humour, son entregent, et un bon bagage en ce qui a trait au répertoire traditionnel québécois. «Et puis, le sang neuf, ça recrinque toujours un peu les troupes!», rigole-t-il.

Pandaléon et Stefie Shock précéderont la prestation de La Bottine à Aylmer.

POUR Y ALLER

24 juin, 21h45

Parc des Cèdres

festivaloutaouaisenfete.com

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