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Cyrille Aimée, ou la liberté par le jazz

Cyrille Aimée a fait sienne une musique célébrant... (Photo de courtoisie)

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Cyrille Aimée a fait sienne une musique célébrant son esprit de liberté.

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À 14 ans, Cyrille Aimée sautait fenêtre et clôture de la maison familiale pour retrouver les manouches, faire de la musique et danser toute la nuit à leurs côtés. Aujourd'hui, la trentenaire a fait sienne une musique célébrant ses multiples influences, mais surtout cet esprit de liberté seyant aussi bien à sa nature profonde qu'à ses cordes vocales. Qui feront résonner standards du jazz, chansons française, répertoire manouche et du... Michael Jackson, lors de son passage à Ottawa dans le cadre du 35e Festival international de jazz, samedi soir.

«J'ai grandi dans le village de Samois-sur-Seine, où a déjà habité Django Reinhardt et où, tous les ans, les manouches débarquaient dans leur caravane pour assister au festival en son honneur», raconte gaiement Cyrille Aimée, à l'autre bout du fil.

Le hic, c'est que les manouches ont «mauvaise réputation», que ses parents (une mère dominicaine et un père français) écoutent ce qu'on en dit et lui interdisent de les fréquenter.

«C'est pour ça que je n'avais pas le choix de m'échapper! clame-t-elle. J'étais fascinée par les manouches, leur manière de vivre une musique populaire qui ne vient pas de la tête, mais du coeur, parce qu'elle fait partie de leur quotidien.»

La Française de naissance et New-Yorkaise d'adoption (qui a aussi vécu au Cameroun, en République dominicaine, à Singapour, etc.) a, depuis ses escapades nocturnes adolescentes, chanté de tout, de la reine du jazz Ella Fitzgerald au roi de la pop. Et partout.

Jusqu'aux portes du château de la Star Ac', où elle devait faire son entrée, avant de refuser de se faire imposer des chansons. «Quand j'ai lu le contrat qu'on devait signer à cette étape, j'ai changé d'avis. J'avais 18 ans, j'étais imprégnée de la liberté du jazz manouche et je n'étais pas prête à entrer dans le réseau des étoiles filantes.»

Ensuite, dans les rues aux quatre coins de l'Europe, avec ses amis musiciens. «L'école de la rue t'apprend ce que le public veut entendre. Quand tu y joues de la musique, il faut d'abord que tu arrives à faire arrêter les gens!»

À Montreux, aussi, où elle remporte en 2007 le premier prix de la compétition vocale du réputé Festival de jazz de l'endroit. «J'habitais déjà aux New York, et Montreux, ici, on s'en fiche pas mal! lance Cyrille Aimée. Cela dit, un des lots de ce premier prix était la possibilité de produire un premier album, ce qui n'est pas rien, quand on veut lancer une carrière: ça devient une carte de visite, pour obtenir des contrats.»

Puis, l'été dernier, elle peut enfin graver sa voix sur It's A Good Day, son tout premier disque sur une étiquette, Mack Avenue Records.

Du jazz, Cyrille Aimée apprécie encore et toujours la possibilité d'improviser. «Tout est au service de la musique, de la connexion avec les musiciens qui t'entourent et avec le public.»

Elle se réjouit donc de venir à la rencontre des spectateurs de la région dans la Quatrième Salle du Centre national des arts, permettant la proximité. Elle sera accompagnée de deux guitaristes, un bassiste et un batteur.

POUR Y ALLER

QUAND: Demain, 18 h

OÙ: Quatrième Salle du Centre national des arts

RENSEIGNEMENTS: 613-241-2633; ottawajazzfestival.com

Vlessard@ledroit.com

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