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L'histoire jaillira du ruisseau avec Agwàtà

Le directeur artistique d'AGWÀT, Alain St-Jean.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le directeur artistique d'AGWÀT, Alain St-Jean.

Patrick Woodbury, LeDroit

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De grands pans de l'histoire de la région sortiront tout droit du ruisseau de la Brasserie cet été.

Le spectacle aquatique multimédia AGWÀTÀ, une création de Mixmédiarts, offrira bien plus que les poissons rouges dans un bocal utilisés dans une publicité de Tourisme Outaouais pour annoncer cet événement d'envergure qui se tiendra du 24 juillet au 2 août au ruisseau de la Brasserie. Tous les ingrédients sont en place pour marquer l'imaginaire des Gatinois et créer un événement annuel et attendu.

Des images en deux et trois dimensions seront projetées sur un écran géant d'eau propulsé par un système de pompes jusqu'à 30 pieds dans les aires. Le spectacle AGWÀTÀ qui signifie « sortir de l'eau » en algonquin s'inspire de faits historiques qui ont marqué la région au cours du xixe siècle. De la présence autochtone au Grand feu de 1900, en passant par l'arrivée de Philémon Wright et la naissance du mouvement syndical, les Gatinois pourront renouer avec leur histoire.

« La région est tellement riche en histoire qu'on a eu des choix déchirants à faire, affirme Alain St-Jean, directeur artistique d'AGWÀTÀ. Les représentations sont de 15 minutes. Il y a sept tableaux. Ça passe très vite. On ne pouvait pas passer à côté de la présence autochtone, de la fondation de Hull et du Grand feu. »

Pour s'assurer de la rigueur des faits historiques du spectacle, Mixmédiarts s'est enjoint les services de Roger Blanchette professeur d'histoire au Cégep de l'Outaouais. « C'est un spectacle, pas un cours didactique, dit-il. Il fallait tenir compte du côté artistique. J'ai insisté pour qu'on touche au mouvement ouvrier. C'est une partie de l'histoire de la région qu'on oublie. Hull a été à l'origine des premiers mouvements ouvriers au Québec. Tout est relié à l'industrie du bois. Il y a aussi la guerre des Shiners entre les travailleurs canadiens-français et les travailleurs irlandais. À travers ce spectacle, on retrouve l'histoire et les origines de l'Outaouais. »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin n'est pas peu fier de voir le ruisseau de la Brasserie s'animer. « J'ai hâte de voir les images du Grand feu, ça risque d'être spectaculaire, dit-il. Il y a aussi toute l'histoire autochtone et l'industrialisation. Quand les gens connaissent ces choses-là, ils posent des questions sur leur ville et leur quartier. La puissance d'un sentiment d'appartenance donne le goût aux gens de se mobiliser pour leur communauté. C'est aussi comme ça qu'on revitalise un quartier. »

Les images projetées sur l'écran d'eau seront accompagnées d'une musique originale créée par l'auteur compositeur d'Aylmer, Michel DeMars, qui se spécialise dans la musique de film.

Il y aura trois représentations par soir. Chaque représentation pourra accueillir 500 personnes. Le spectacle est offert gratuitement, mais les spectateurs devront auparavant se procurer un billet à l'entrée.

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