En dansant su'l perron

La famille Baker, composée de papa Cole et...

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La famille Baker, composée de papa Cole et de ses filles Tessa et Lucie (lmaman est absente de la photo), ainsi que leur petite voisine Mohini Mistry, dansera devant sa maison dans le quartier Westboro en marge du FDC.

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La danse contemporaine se décloisonne jusqu'au 13 juin à Ottawa. D'ici là, le Festival Danse Canada (FDC) proposera certes des spectacles en salles au Centre national des arts, dont celui de l'étoile montante Frédérick Gravel. Mais il s'éclatera aussi - et surtout - hors les murs, avec des prestations au Musée des beaux-arts du Canada, sur la rue Sparks, voire sur le perron de résidants du quartier Westboro.

Dans le cadre du projet de danse communautaire Porch View Dances, la chorégraphe ottavienne Anik Bouvrette a été jumelée à la famille Craze-Baker, de la rue Denbury, afin de créer avec eux une oeuvre qui sera présentée... devant leur maison, samedi après-midi prochain.

«J'ai beaucoup travaillé en milieux scolaire et communautaire, mais jamais avec une famille, fait gaiement valoir la directrice artistique de Tara Luz Danse. Je me laisse guider par leur énergie et leur décor. C'est vraiment stimulant sur le plan chorégraphique, ne serait-ce que parce que des choses sortent de leur garage au gré des répétitions, que ce soit une corde à sauter ou une craie! Ça me permet de développer de nouvelles images!»

Une petite voisine, Mohini Mistry, sera aussi intégrée au quatuor de base (papa Cole, sa conjointe, absente lors de la prise de photo, et leurs filles Tessa et Lucie, âgées de neuf et six ans). Dans toute cette aventure, le plus difficile n'aura pas tant été de concevoir la pièce, mais bien de concilier les horaires des parents et des enfants. Qui ont néanmoins accepté de gaieté de coeur d'habiter autrement leur espace.

«La danse est habituellement un art éphémère, mais là, j'ai l'impression que pour eux et les gens du quartier, il va peut-être rester quelque chose de toute cette expérience, car elle est intimement liée à leur environnement. Un tel projet, c'est amener la danse au coeur du quotidien des gens, et c'est ce que je trouve le plus génial», renchérit Anik Bouvrette.

Il s'agit d'un projet-pilote, pour le FDC. Cette année, deux familles ont été choisies pour prendre part à l'exercice. Parallèlement à Anik Bouvrette et les Craze-Baker, l'initiatrice de Porch View Dances, la Torontoise Allen Kaeja travaille également avec une autre famille du quartier.

Au total, sept nouvelles oeuvres canadiennes sont au programme de l'édition 2015 du FDC, incluant des pièces de l'Ottavien Tedd Robinson (dans le cadre de l'événement Small Stage, rassemblant près d'une vingtaine d'artistes des quatre coins du pays), du Vancouvérois Byron Chief-Moon et du Montréalais Frédérick Gravel, qui, à son premier passage dans la capitale, présentera Tout se pète la gueule, chérie.

Quand la danse fait Pop en plein air

Plusieurs prestations présentées dans le cadre du Festival Danse Canada seront gratuites ou à contributions volontaires.

Ce sera notamment le cas des Pop-up 1 à 3 de la chorégraphe montréalaise Isabelle Boulanger, interprétées par les danseurs de sa compagnie, La Grande Fente. Ces danses impromptues, d'une durée variable d'une représentation à l'autre, pourraient d'ailleurs surprendre les gens, tantôt dans la cour extérieure de la Brasserie Métropolitain, sur le marché By, tantôt sur la rue Sparks ou encore au parc Lansdowne, en plein après-midi ou en début de soirée. Deux spectacles en plein air sont prévus chaque jour, du 10 au 12 juin.

POUR Y ALLER

Jusqu'au 13 juin

dansecanada.ca

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