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Les Choralies menacées de disparition à la CSD

Les Choralies réunissent chaque année quelque 1500 jeunes... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Les Choralies réunissent chaque année quelque 1500 jeunes choristes de la région, en plus de 3000 spectateurs.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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La 26e édition des Choralies s'est achevée vendredi sur une note d'inquiétude, à l'issue de six spectacles différents donnés à la Maison de la culture de Gatineau. Le poste autour duquel s'articulait toute l'organisation de l'événement pourrait bien disparaître avec la vague de coupures imposée à la Commission scolaire des Draveurs (CSD).

De mercredi à vendredi, les Choralies ont réuni sur la scène Odyssée quelque 1500 choristes issus d'une trentaine d'écoles de la région. Le tout s'est déroulé sans anicroche, mais « l'événement est en péril », indique celle qui le coordonne, Johanne Couture.

Mme Couture est à l'emploi de la CSD, où elle occupe depuis deux ans, à temps plein, le poste de conseillère pédagogique en musique au niveau primaire. Un poste névralgique « créé entre autres pour assurer l'organisation des Choralies », explique-t-elle.

Dans ces fonctions, elle consacre 40 % de son temps au bon déroulement de ce « méga-événement qui touche environ 3000 élèves par an - car tous ne se retrouvent pas sur scène ».

Or, son poste ne sera pas reconduit l'an prochain, a-t-elle appris, deux semaines avant la première des six représentations. Elle s'inquiète donc de l'avenir des Choralies, puisque ce poste était unique en son genre au sein de la CSD.

Recherche de solutions

« On est en train de chercher des pistes de solutions pour assurer la pérennité de l'événement » a indiqué lundi la CSD, par la bouche de sa relationniste de presse, Frédérica Dupuis. À la demande du ministère, la commission a été contrainte de procéder à d'importantes coupures afin d'équilibrer son budget, rappelait le président de la CSD, Claude Beaulieu, lundi à la réunion des commissaires.

Durant la portion ouverte au public de cette rencontre, deux citoyens ont d'ailleurs exprimé leurs craintes quant à l'avenir des Choralies, admet Mme Dupuis. Bien conscients que la disparition éventuelle chagrinerait de nombreuses personnes, les commissaires considéreront donc « toutes les options sur la table, y compris des collaborations » d'ici leur prochaine réunion, le 29 juin, a-t-elle indiqué hier.

Le poste de Mme Couture échoit le 30 juin.

L'enseignante en musique s'étonne qu'on songe à couper son poste alors que « les Choralies ne sont pas déficitaires ; l'événement rapporte même un peu d'argent. Les bénéfices servent à la formation des enseignants, notamment en direction musicale, au matériel pédagogique et à la préparation des éditions suivantes. »

Quelque 3500 spectateurs par an viennent assister au spectacle, estime-t-elle. « La CSD peut être très fière de ses Choralies, qui attire des écoles de Maniwaki, d'Ottawa et même de Montréal. (...) En 26 ans, l'événement a généré une culture du chant choral dans la région qui est exceptionnelle. » Selon elle, la synergie » qu'il a créé est propice à « la réussite scolaire, la persévérance, l'engagement et la motivation »

« J'espère sincèrement que [l'abolition du poste] ne causera pas sa disparition. » Mme Couture voit cependant difficilement comment la CSD pourrait s'en dispenser sans mettre à mal l'organisation des Choralies, qui « demande une expertise large ».

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