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Les artistes d'Ottawa brillent aux Trille Or

Pandaléon a remporé les prix du Meilleur groupe... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Pandaléon a remporé les prix du Meilleur groupe et du Meilleur album.

Etienne Ranger, LeDroit

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Stef Paquette, Gabrielle Goulet et Pandaléon ont emporté les honneurs dans les catégories maîtresses du 8e gala des prix Trille Or, tenu jeudi soir au Centre des arts Shenkman, et diffusé en direct à l'antenne d'Ici Radio-Canada.

Le trophée du Meilleur interprète masculin a été remis au Sudburois Stef Paquette, quelques minutes à peine après qu'il eut donné en solo une interprétation émouvante de «On se r'voit à soir», chanson dédiée à son père et aux mineurs de fond. Sur sa guitare, a-t-il expliqué, étaient inscrits les noms de sept mineurs morts dans les dernières années. Étranglé par l'émotion, il n'a pu s'empêcher de verser des larmes, à l'issue de son élocution... L'intransigeante loi du direct ne lui a pas laissé le temps de plomber davantage l'ambiance, qui devait rester festive, et a emporté ses larmes dans une vague précipitée.

Les autres statuettes resteront dans la région d'Ottawa-Orléans. 

La bande des frères Levac, Pandaléon, a réussi un beau doublé en s'emparant des statuettes du Meilleur groupe et du Meilleur album, pour «À chacun son gibier». Les nouveaux-venus de l'Est ontarien ont damé le pion à tous leurs aînés, y compris les vétérans d'En Bref, et créé la surprise. Sans compter que, la veille, Pandaléon avait déjà été sacré «Découverte de l'année.» Fred Levac lui-même s'est dit très étonné. Avouant n'avoir préparé aucun discours, il a tout de même brodé quelques remerciements. S'il pensait que sa présence sur scène, jeudi, allait se limiter à la prestation du trio en ouverture de gala, c'était raté! 

Le trophée de la meilleure interprète a abouti dans l'escarcelle de Gabrielle Goulet, «un peu nerveuse» au moment des remerciements. Des trilles lancées à plein volume sonore, l'ont interrompue. C'est court, 30 secondes! Tout comme à Hollywood, la musique venait sanctionner les contrevenants trop bavards. Les plus rebelles avaient même été menacés d'être éjectés «manu militari» par l'animateur de la soirée, Damien Robitaille. Mme Goulet aura un peu plus de temps pour parler au «Droit». On vous en reparle lundi.

Tiré à quatre épingles, le toujours guilleret Damien Robitaille semblait ravi, quoique nerveux, d'être invité «sur le tapis vert et blanc des Trille Or». «Ça fait du bien, être en famille. Je n'ai pas besoin d'expliquer que je suis Franco-Ontarien» a-t-il concédé, avant de chantonner à la blague «J'ai plein de prix à donner», sur l'air de «J'ai plein d'amour à donner». Son animation a été ponctuée de jeux de mots sur le nom des invités. Bon, admettons... 

Au moment de venir prendre le premier trophée de la soirée - celui du «Meilleur auteur, compositeur ou auteur-compositeur», que lui a remis le vétéran Paul Demers - l'Ottavien Mehdi Hamdad n'a pu résister à faire quelques petits pas de danse.

Le Prix de la chanson Radio-Canada, soumis au vote du public, a été attribué à «La Cité des 333 Saints» - signée par un autre Ottavien, le rappeur Le R. «Ça fait 13 ans que je suis ici, mais c'est comme si ça faisait 400 ans» a indiqué l'interprète d'origine béninoise.

Sans réelle surprise, «Willows» premier disque de Willows (nom de plume de Geneviève Toupin) a été sacré Meilleur album de l'Ouest canadien.

Parmi les interludes musicaux, on a apprécié le télescopage des univers du Paysagiste (Dayv Poulin) et de Willows. Quant à Yao - qui n'a pas obtenu de Trille Or, malgré ses deux nominations - il a montré à quel point il est à l'aise sur scène. Le chanteur qui avait le plus de coffre, d'énergie et d'aisance, c'était lui. Il aurait pourtant facilement pu se laisser intimider par l'orchestre de jeunes musiciens qui l'entouraient.

Gala hors d'ondes

Mercredi soir, treize statuettes Trille Or avaient été remis aux artistes, à l'occasion d'un gala hors d'ondes, au même endroit.

Mehdi Hamdad et son Cayenne Club y avait empoché le coup de coeur des médias ainsi que le trophée du groupe/artiste s'étant le plus illustré hors de l'Ontario. Toujours dans notre cour, le site Internet du duo ottavien Swing, récemment refait par Ictinus, a aussi été récompensé.

Lors de cette soirée animée par Jean-François Chevrier, Damien Robitaille a quant à lui mis la main sur le Trille Or du «meilleur spectacle», grâce à «Omniprésent». La statuette de la meilleure réalisation d'album a été décernée au tandem Stéphane Rancourt-Dayv Poulin, pour le disque «Alter Ego», du Paysagiste. 

Chuck Labelle, lauréat du prix Hommage dont le nom avait été dévoilé en mars, est venu chercher sa statuette, spécialement créée par le sculpteur du Trille Or, Pascal Demonsand. Ses amis Paul Demers et Robert Paquette en ont profité pour saluer la longue carrière du «cowboy franco-ontarien». Il est revenu présenter les interprètes féminines, jeudi.

Le comité fondé pour souligner les 400 ans de présence francophone en Ontario a saisi l'occasion, mercredi, pour dévoiler le vidéoclip de la chanson thème, composée par le groupe d'Ottawa Big Balade.

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