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Pleins feux sur les Prix Trille Or

Le Gala des Prix Trille Or aura lieu... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le Gala des Prix Trille Or aura lieu jeudi prochain au Centre des arts Shenkman.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Les artistes franco-ontariens - ainsi que les francophones de l'Ouest canadien - seront à l'honneur, jeudi, au Centre des arts Shenkman, qui accueille à partir de 17h30 les chanteurs et musiciens susceptibles de recevoir une statuette, à l'occasion du 8e Gala des prix Trille Or.

La cérémonie de remise des trophées, qui commence à 20 h, sera précédée par l'arrivée des vedettes sur le tapis rouge et d'un cocktail en compagnie des artistes. Le public est cordialement invité à participer aux trois volets du gala, et même à marcher sur le tapis rouge, laisse entendre Nathalie Bernardin, directrice générale de l'Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM), qui chapeaute cet événement biennal.

Animée par Damien Robitaille, la soirée sera ponctuée de prestations signées Le Paysagiste, Pandaléon, Stef Paquette, Willows (Geneviève Toupin) et Yao, sous la direction musicale de Shawn Sasyniuk, et dans une mise en scène de Mathieu Grainger.

La quantité et la qualité des disques soumis sont en croissance constante, poursuit Mme Bernardin.

En outre, «on n'a jamais eu autant d'activités, avec une programmation qui s'étend sur trois jours de fête». Au point que le Centre national des arts, à travers la Scène Ontario, a décidé d'héberger «le cercle d'auteurs-compositeurs», un concept que l'APCM avait mis sur pied lors de la septième édition du gala, en 2013, «en s'inspirant de ce qui se faisait du côté anglophone, notamment aux prix Juno et dans le milieu folk».

Ce spectacle collaboratif qui sera présenté mardi, permettra aux cinq artistes en lice dans la catégorie phare «auteur-compositeur-interprète» de mêler leur répertoire respectif, loin de tout esprit de compétition. «C'est une autre façon de mettre en lumière ce métier-là: ça permet au public de creuser, de découvrir non seulement les chansons mais aussi tout le processus créatif. C'est un moment très précieux», se réjouit Mme Bernardin, d'autant plus fière que «chaque combo est un peu une exclusivité» offerte par l'APCM.

Seule ombre au tableau: la retransmission du gala en direct a été raccourcie de 30 minutes, cette année, et ne dure plus qu'une heure. En compensation, «il y a un after party et une soirée dansante pour célébrer avec un DJ» auxquels le public est aussi convié.

Seuls sept prix seront donc remis en ondes, jeudi, sur 19 catégories récompensées. Les autres statuettes - dont le prix hommage, décerné cette année au «cowboy franco-ontarien» Chuck Labelle - auront été remises la veille, lors d'un «souper convivial» réunissant artistes et diffuseurs, et animé par Jean-François Chevrier, d'Ici Radio-Canada.

À l'heure  de l'Ouest

À l'APCM, on est inclusif. Ainsi, les artistes encore trop émergents pour avoir eu pu se glisser parmi les finalistes du gala, bénéficient quant à eux de «vitrines», la veille du gala. Ces vitrines existent depuis 2009, «mais c'est la première fois qu'on a une vitrine consacrée exclusivement aux artistes de l'Ouest canadien», souligne Mme Bernardin.

Cela fait déjà neuf ans que l'APCM distribue les disques des artistes francophones de l'Alberta et du Manitoba. «L'Ouest est venu cogner à notre porte en 2007», car les artistes franco-canadiens doivent faire affaire avec un distributeur reconnu, s'ils veulent obtenir des fonds de Musicaction pour les aider à produire leur album. Or, contrairement aux Maritimes, l'Ouest n'avait pas de réseau de distribution, explique Mme Bernardin.

Rapidement, «l'intégration s'est faite à tous les niveaux: il y a de plus en plus de collaborations entre les artistes (de l'Ontario et de l'Ouest). On ne fait plus vraiment la séparation. C'est devenu une grande famille, et ça donne un métissage intéressant», poursuit-elle, en illustrant son propos par la tournée conjointe de Stef Paquette et de Jocelyne Baribeau, ou les plus récents disques du Paysagiste et d'Éric Dubeau, sur lesquels apparaissent Geneviève Toupin et Anique Granger.

Signe de cette relation fructueuse: l'Ouest brille cette année au sein de deux catégories distinctes du gala. Et on envisage déjà «l'intégration complète» des artistes de l'Ouest au sein de toutes les catégories des futurs prix Trille Or, explique la directrice générale.

Aucune décision n'a été prise, mais des «discussions sont en cours» au sein de l'APCM dit-elle, en avouant que les membres ontariens accueillent avec tiédeur l'idée d'une compétition élargie à laquelle pourraient prendre part leurs 'frères et soeurs' des Prairies et de la Colombie-Britannique. «C'est un des dossiers chauds de l'APCM, en ce moment», sourit celle qui a rejoint les rangs de l'organisme en 2010.

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