L'espoir de Terry Fox

Le frère de Terry, Darrell Fox, Doug Alward,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le frère de Terry, Darrell Fox, Doug Alward, l'accompagnateur durant le marathon, et le père du marathonien, Rolly Fox, devant la mini-fourgonnette Ford exposée au Musée canadien de l'histoire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Trente-cinq ans après les faits et revampée par Ford depuis, la mini-fourgonnette que Doug Alward a conduite sur plus de 5 000 kilomètres en suivant son meilleur ami Terrance Stanley Fox tout au long de son Marathon de l'espoir trône dans la salle du Musée canadien de l'histoire où est présenté jusqu'en janvier prochain l'exposition Terry Fox - Courir au coeur du Canada.

Mais à travers les vidéos, extraits d'entrevue, t-shirts et shorts portés, jambe artificielle « de secours » et les très nombreux messages d'encouragement que le Canadien de 21 ans a reçus au cours de son parcours, il y a surtout une paire d'espadrilles usées à la corde et cette chaussette, trouée, tachée de poussière, de sueur et de sang. Des souliers et un bas ayant déjà été blanc qui, à eux seuls, témoignent avec éloquence de l'indéniable force de caractère de Terry Fox.

L'athlète, amputé de la jambe droite à cause du cancer, avait décidé d'entreprendre la traversée du pays à la course afin d'amasser le plus d'argent possible pour lutter contre cette maladie. Parti de Saint-John's à Terre-Neuve le 12 avril 1980, il a été contraint d'arrêter le 1er septembre, après 143 jours de route, à cause d'une récidive. Terry Fox est mort neuf mois plus tard, à 22 ans, non sans avoir réussi à sensibiliser le public et atteint son objectif de récolter 24 millions $ (soit 1 $ par Canadien, à l'époque) pour la recherche sur le cancer.

« Ce bas, c'est celui que mon frère a enfilé sur sa jambe artificielle le 7 avril, lorsqu'il s'est envolé pour Saint-John's pour entreprendre le Marathon de l'espoir. Il ne l'a jamais enlevé... sauf lorsqu'il a compris qu'il allait mourir et accepté qu'il ne courrait plus », a raconté Darrell Fox, visiblement ému, devant le présentoir où ladite chaussette est aujourd'hui exposée.

Ici, on peut suivre l'itinéraire de Terry Fox, minutieusement noté dans son journal de bord, incluant les 62 milles séparant Hawkesbury et Ottawa qu'il a courus le lundi 30 juin 1980. Là, voir le chandail que le hockeyeur Darryl Sittler lui a offert lors de son passage à Toronto.

Pour Darrell Fox ainsi que pour Doug Alward, ce sont toutefois les carnets d'entraînement de Terry Fox qui s'avèrent les archives les plus émouvantes.

« Ce sont deux petits carnets que sa mère avait précieusement conservés et que je n'avais jamais vus avant que Darrell ne me les montre, il y a quelques mois, a confié M. Alward, qui arborait fièrement son propre chandail du Marathon de l'espoir, hier. Il y notait non seulement le nombre de milles courus pendant sa préparation pour le Marathon, mais aussi des citations de la Bible. Le cancer et la Bible avaient complètement changé son attitude vis-à-vis de la vie... »

« J'ai été particulièrement frappé par la rigueur de l'entraînement de Terry. En feuilletant ces carnets, j'ai réalisé qu'il avait finalement couru deux fois son Marathon », a renchéri M. Fox. Cette exposition cadre tout à fait avec la nouvelle mission du Musée, visant à faire mieux connaître du public les personnalités et événements ayant façonné l'identité canadienne, a de son côté tenu à rappeler le président-directeur général de l'institution, Mark O'Neill.

POUR Y ALLER:

Jusqu'au 24 janvier 2016

Musée canadien de l'histoire

819-776-7000 ; museedelhistoire.ca

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