Tous en choeur pour Radio-Canada

L'auteur compositeur-interprète franco-ontarien Damien Robitaille est l'un de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'auteur compositeur-interprète franco-ontarien Damien Robitaille est l'un de ceux qui a accepté de participer bénévolement au concert «Pour l'amour de Radio-Canada», lundi soir au CNA.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Après Moncton et Montréal, c'était au tour d'Ottawa lundi soir. « Pour l'amour de Radio-Canada », qui se voulait aussi le titre du concert, plus de 900 personnes se sont réunies au Théâtre du Centre national des arts (CNA) pour démontrer qu'ils tiennent mordicus au diffuseur public.

Un événement, aussi apolitique soit-il, lors duquel plusieurs n'ont pas hésité à écorcher le gouvernement Harper et l'actuelle haute direction de la Société d'État, arguant que les coupures budgétaires ne font qu'accélérer son démantèlement.

« En ce qui me concerne, Radio-Canada est l'institution la plus importante en matière de culture et d'information que nous avons au pays. C'est dommage que nous soyons en train de dilapider ce patrimoine-là. [...] Radio-Canada est une institution indépendante du pouvoir politique, mais pour que Radio-Canada puisse exercer cette indépendance, il lui faut un financement stable à long terme. [...] Comme je l'ai écrit, il faut aussi continuer à se méfier d'un conseil d'administration composé presque exclusivement de donateurs du Parti conservateur », a lancé l'ex-directeur général de l'information à la SRC et auteur du livre Ici était Radio-Canada, Alain Saulnier, donnant le ton à la soirée.

Le spectacle bilingue, organisé par le groupe citoyen « Radio-Canada, j'y tiens ! CBC, I care ! », mettait en vedette une brochette d'artistes dont Lisa LeBlanc et Damien Robitaille en passant par Ricky Laurent, Alexandre Désilets, Yann Perreau, Pierrette Froment-Savoie, Julian Armour ainsi qu'Amanda Rheaume, était présenté à guichets fermés. Pour l'occasion, même l'astronaute Chris Hadfield était de la partie, équipé de sa guitare.

« Ça donne un gros velours, car on travaillait bénévolement depuis des mois et des mois à l'organisation de ce spectacle-là. Je me rappelle qu'au début, on se demandait comment on allait faire pour remplir une salle comme celle-ci et finalement, tous les billets ont trouvé preneur en moins de 24 heures », s'est réjouie la coprésidente du mouvement citoyen, Louise Poirier.

Question de permettre au plus grand nombre de gens possible de voir le spectacle, celui-ci était webdiffusé sur YouTube.

« On l'a fait car on veut aussi démontrer clairement que nous sommes en faveur des nouvelles technologies. Nous ne sommes pas du tout contre cette avenue qu'est en train de prendre Radio-Canada, mais en même temps il faut être prudent dans la façon d'appliquer le plan qu'Hubert Lacroix (pdg de la CBC-Radio-Canada) veut mettre de l'avant. Il faut s'assurer de respecter la population, on doit le faire progressivement », dit-elle.

Soutenant que le financement du diffuseur public se doit d'être accru, Mme Poirier rappelle qu'elle et le second coprésident du comité, Clive Doucet, ont rencontré un comité sénatorial pour leur proposer de faire passer de 29 $ à 40 $ la contribution moyenne par habitant pour la Société d'État. En ce moment, la somme est l'une des plus faibles parmi les pays de l'Occident.

CBC/Radio-Canada avait annoncé en 2012 qu'il prévoyait abolir 650 postes sur une période échelonnée sur trois ans en raison des compressions de 115 millions $ que lui imposait le gouvernement fédéral. Depuis, d'autres coupures de 130 millions $ ont été annoncées.

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