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Les émergents: 2015 leur appartient

Ils s'appellent Dinorah Catzalco, Céleste Lévis, Simon Renaud, Caroline... (Photomontage LeDroit)

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Ils s'appellent Dinorah Catzalco, Céleste Lévis, Simon Renaud, Caroline Yergeau. D'autres ont regroupé leur savoir-faire au sein de la maison d'édition Neige-galerie et de la boîte de production Nish Média. Ce sont six artistes ou collectifs d'ici. Portraits de ces talents émergents que l'équipe des arts du Droit suivra dans leurs hauts et bas, tout au long de l'année 2015.

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Céleste Lévis... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 2.0

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Céleste Lévis

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Céleste Lévis

DISCIPLINE: Musique/chanson

OBJECTIF 2015: Lancer son premier album, Je Vis

Révélée par Ontario Pop, en 2013, Céleste Lévis, chanteuse originaire de Timmins, mais basée à Ottawa, est en pleine éclosion.

Après avoir passé les deux dernières années à écumer les concours et festivals - le Franco, Granby, Ma première Place des arts, Duo Des Airs Canada et la série télé Jam!, entre autres -, la demoiselle a participé à Contact Ontarois, le temps d'un spectacle commun au côté de Tricia Foster, Yao et Robert Paquette. Puis a fêté dans la foulée son 20e anniversaire.

«Ouverte à tous les styles de musique, parce que ça fait grandir», cette pianiste et guitariste aimerait à présent «collaborer avec d'autres artistes, surtout des rappeurs», dit-elle, évoquant de possibles partenariats avec l'Ottavien Flo et le Gatinois Patrick Lac.

La demoiselle avait prévu de lancer un premier simple en novembre dernier, mais «le destin» est venu «bouleverser» ses plans. Car elle a entre-temps signé un contrat - dont elle ne peut divulguer le moindre détail - qui l'empêche de lancer son album avant la tenue d'un mystérieux «gros» événement, prévu pour cette année.

Son disque, Je vis, un mini-album de cinq pistes francophones, est pourtant prêt. Il a été enregistré en compagnie de Shawn Sasnyuk et des musiciens d'AkoufèN - sauf le batteur, «parce que mes chansons ont besoin d'une touche différente», plus en douceur, prévient-elle.

Elle n'a pas encore de gérant, mais sa mère l'épaule depuis Timmins, supervisant les contrats et les échéances. «Pour l'instant, j'arrive à gérer tout ce qui se passe, mais c'est rendu difficile», notamment à cause de la charge de travail liée à ses études universitaires en mathématiques et en musique. «Sauf que je ne fais pas encore assez d'argent pour me permettre d'engager un professionnel. Bientôt, j'espère!»

Céleste Lévis économise pour acheter «l'instrument de [s]es rêves». Elle voudrait un piano, mais se résignera sans doute à s'offrir un looper à voix, qui l'intrigue. «J'aime apprendre. J'ai hâte de voir si je suis assez créative pour être capable de bien l'utiliser.»

Inébranlable optimiste, son énergie positive contraste avec la douleur qu'elle vit au quotidien. À 14 ans, elle a subi une chirurgie au cerveau. Une malformation du cervelet lui avait causé une paralysie des jambes, des maux de tête insoutenables et des pertes de mémoire.

L'adolescente ultrasportive qu'elle fut s'est retrouvée brutalement alitée. Parfois en proie à «des hallucinations». Aujourd'hui, elle préfère penser qu'il s'agissait d'«anges gardiens venus m'aider à passer au travers». Qui l'ont menée jusqu'au piano de son grand-père. Qui auraient échangé son talent pour les sports par un don pour les mélodies. «C'est la musique qui m'a trouvée», estime-t-elle.

«Aujourd'hui, je veux partager mes histoires, ma voix, mes émotions. Me faire entendre. Je pense que j'ai des choses à dire. Que je peux changer des vies, tout comme la musique a changé la mienne.»

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Caroline Yergeau... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 3.0

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Caroline Yergeau

Etienne Ranger, LeDroit

Caroline Yergeau

DISCIPLINE: Théâtre

OBJECTIF 2015: Amorcer le projet d'un théâtre documentaire

Rencontrée la veille de Noël, Caroline Yergeau a reçu son plus beau cadeau avant l'heure: une subvention de 8000$ du Conseil des arts du Canada confirmée récemment. Elle financera ainsi un projet de théâtre documentaire dont les recherches s'amorceront en début d'année. Son thème? «Les escortes, un sujet d'actualité qui soulève des opinions diamétralement opposées.»

Comédienne et metteure en scène allumée par les enjeux sociaux contemporains, fondatrice aussi du Théâtre Belvédère, Caroline Yergeau fait partie de la très fine couche de jeunes créateurs à être fructueusement sortis du dédale que représentent les débuts d'une carrière artistique. «Il y a quelques années, ce choix professionnel aurait été impensable pour moi, tout simplement.»

Partie à Montréal poursuivre ses études, la Trifluvienne obtient un baccalauréat en orthophonie en 2003. À l'université, elle renoue avec le théâtre amateur et participe à une comédie musicale. «La piqûre est revenue à ce moment-là. J'ai ensuite enchaîné les auditions, des écoles aux conservatoires, aux cégeps. J'ai été refusée partout. Je travaillais, mais je m'éteignais peu à peu avec la routine professionnelle. J'avais besoin d'un complément artistique.»

Diplômée d'une maîtrise en orthophonie et d'un certificat d'intervention auprès des jeunes, elle n'abandonne pas l'idée d'intégrer une formation théâtrale et postule à différents cursus. Elle est acceptée à l'Université d'Ottawa. «J'y ai rencontré mon professeur et mentor Jean-Stéphane Roy, qui a toujours cru en moi. Il m'a offert un poste d'assistante à la mise en scène, à la fin de mes études.»

Un an tout juste après l'obtention de son baccalauréat en théâtre, elle prend son destin artistique en main et fonde le Théâtre Belvédère pour mener à bien ses propres mises en scène. «Je n'allais pas attendre que l'on me propose de participer à des projets. C'est très difficile pour des comédiens débutants, presque impossible pour des aspirants metteurs en scène...»

Mais la jeune femme a du caractère, de l'énergie et un franc-parler qui détonne. Elle défend avec passion sa façon très personnelle d'envisager le théâtre: «Une carrière combinée qui fait de moi une orthophoniste créative et une artiste organisée.»

Praticienne contractuelle, Caroline Yergeau jongle avec des horaires multiples en fonction des disponibilités de ses jeunes patients. Et devra composer son emploi du temps en 2015 au regard de ses maints engagements: comédienne dans Leitmotiv (présentée à Contact Ontarois); metteure en scène de Cinéma au Théâtre la Catapulte (du 29 avril au 2 mai); et comédienne-animatrice au Muséoparc Vanier (du 26 mai au 6 juin). L'année 2015 sera celle de tous les espoirs, à mener tambour battant.

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Guy Jean, Christian Quesnel et Michel Côté, de... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 4.0

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Guy Jean, Christian Quesnel et Michel Côté, de Neige-galerie

Etienne Ranger, LeDroit

Neige-galerie

DISCIPLINE: Édition littéraire

OBJECTIF 2015: Positionner la maison d'édition au niveau la BD et sur le marché national du livre

En initiant en 2013, avec Valérie Mandia, la mise sur pied d'une nouvelle maison d'édition, Neige-galerie, le bédéiste Christian Quesnel était animé d'une volonté précise: publier des oeuvres ouvrant un dialogue entre textes et arts visuels, et apporter une «plus-value» au livre par le biais du numérique.

«Il est temps de réinventer le livre», explique M. Quesnel (au centre, sur la photo), qui assure la direction artistique de Neige-galerie.

«Plusieurs éditeurs érigent encore papier contre numérique. De notre côté, on prétend que les deux peuvent s'additionner au lieu de s'opposer. On veut vraiment que le numérique devienne un complément à la version papier de nos livres, entre autres par le biais de capsules vidéo mises en ligne sur notre site Web auxquelles les lecteurs ont accès par un code QR et autres liens Internet», renchérit-il.

Mais se lancer dans l'édition, vraiment, dans le contexte actuel du milieu du livre?

Pour y parvenir, le duo de base a su rallier le poète et artiste visuel Michel Côté (à droite, sur la photo) et le poète Guy Jean (à gauche), qui occupent respectivement les postes de directeur littéraire et de trésorier au sein de l'équipe.

Cette dernière compte aussi d'autres créateurs, qui siègent sur son conseil d'administration ou son comité éditorial: le poète franco-ontarien Éric Charlebois, la réviseure Marthe Lemery, l'auteur et historien Raymond Ouimet et l'auteure Michèle Bourgon. C'est sans oublier les poètes Céline De Guise et Mélanie Rivet, en charge du développement et des communications.

«C'est vrai que si l'organisme est jeune, nous sommes tous des vieux de la vieille du milieu, à la barre du projet», concède en riant Christian Quesnel.

Cela explique pourquoi la maison d'édition compte déjà quatre titres à son actif, dont la BD symphonique Ludwig portant sur Beethoven, signée Quesnel, et le plus récent recueil de poésie de la Gatinoise Loïse Lavallée, Le Muscle de l'étreinte.

Si l'équipe sélectionne soigneusement les textes publiés, la maison ne lésine pas non plus sur l'aspect esthétique de ses produits.

Au plan visuel, Neige-galerie mise sur une mise en page éclatée et, surtout, entièrement en couleurs.

«Il nous en coûte entre 3000$ et 4000$ d'impression, pour chaque titre, soutient Christian Quesnel. Ça vaut l'investissement, puisque c'est de cette manière que nous allons nous démarquer.»

L'année qui commence sera par ailleurs marquée par plusieurs projets d'envergure: celui du slameur David «D-Track» Dufour, autour de photos qu'il a lui-même prises à Détroit; et celui visant à réunir des auteurs invités autour de la collection permanente d'oeuvres d'art de la Ville de Gatineau, «afin de la faire découvrir et de la démocratiser». Pour ce livre - qui sera publié en lien avec une exposition prévue l'automne prochain à la galerie Montcalm -, des personnalités d'ici et d'ailleurs ont été mises à contribution, de la metteure en scène et directrice artistique du Théâtre français du Centre national des arts Brigitte Haentjens au bédéiste de la région André St-Georges.

«Un tel projet s'inscrit totalement dans notre désir d'établir un échange vivant entre mots et illustrations, qu'elles se présentent sous forme de peinture, de photos ou autres», fait valoir Christian Quesnel.

Les prochains mois seront également importants pour le positionnement de Neige-galerie, autant au niveau de la bande dessinée que sur le marché national du livre.

«Nous sommes bien enracinés dans l'Outaouais. Notre défi est de maintenant nous affirmer à l'extérieur de la région», confirme M. Quesnel.

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Sonia Bonspille Boileau, Eve Ringuette et Jason Brennan,... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 5.0

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Sonia Bonspille Boileau, Eve Ringuette et Jason Brennan, de Nish Média

Patrick Woodbury, LeDroit

Nish Média

DISCIPLINE: Production télévisuelle

OBJECTIF 2015: Réaliser et distribuer un premier long métrage de fiction

Basée à Gatineau, Nish Média, petite boîte spécialisée dans la production de contenu télévisuel à saveur autochtone, s'est attaquée à son tout premier long métrage, Le dep, mettant en vedette Eve Ringuette (Mesnak) et Yan England. Le film, une fiction, a été tourné à Val-Des-Monts ces dernières semaines.

«C'est l'histoire d'une fille qui travaille dans le dépanneur de son père. Un soir, survient un hold-up», résume Jason Brennan, le producteur de Nish Média - diminutif de anishnabe, qui signifie «peuple» en algonquin.

«On voulait raconter une histoire autochtone [...] que le grand public soit en mesure d'apprécier», signale la réalisatrice Sonia Bonspille Boileau, Mohawk par sa mère. Son précédent documentaire, Last Call Indien, déjà produit par Nish, avait reçu un prix Gémeau en 2011.

«On veut soumettre Le Dep à Cannes rapidement, dès février [puis] attaquer le circuit des festivals» afin de «maximiser la notoriété du film», indique le producteur - qui tire son sang autochtone du côté de son père.

Le long métrage dispose d'un budget dérisoire: 250000$. 

«On a reçu 120000 $ de Téléfilm Canada, grâce au Programme de production à micro-budget, qui est la seule aide possible pour des rookies dans le milieu du cinéma, se résigne Jason Brennan. Pour être éligible aux autres enveloppes de Téléfilm, il faut avoir déjà fait un long-métrage qui soit sorti en salle.»

Le restant sort des poches de Nish Média.

Pour limiter les coûts de tournage, le scénario s'est cantonné à un lieu unique. Un humble huis clos à cinq personnages, dont l'action se situe à l'intérieur d'une période de 24 heures. L'idée, c'est de mener le projet à terme, pour pouvoir ensuite soumettre à Téléfilm des oeuvres plus ambitieuses, raisonne-t-il.

La diffusion en salles demeurera courte et ciblée «à Gatineau, Montréal et probablement Sept-Îles». L'idée n'est pas de faire de l'argent, mais de susciter un certain engouement avant sa vente en ligne, prévue pour le 1er octobre.

Nish Media compte huit employés. Une équipe versatile, capable de produire tant des vidéos corporatives que de la BD numérique. Parmi ses productions phares se trouvent la série documentaire Hit the Ice, ainsi que la série jeunesse Mouki, respectivement réalisées par M. Brennan et Mme Bonspille Boileau, qui sont conjoints. 

«La force de Nish, c'est son staff. Tout le monde est très investi. Il y a ici une ambiance de famille», fait-elle valoir.

«En ce moment, on développe sept projets en même temps: trois longs métrages et quatre séries télé», avance M. Brennan. En marge du contenu pur, il prend depuis deux ans «très au sérieux la job de marketing», en jouant à fond la carte des médias sociaux. «C'est la nouvelle façon de faire les choses, en télé comme au cinéma. Aujourd'hui, si tu ne produis pas des contenus attachés à ton émission, elle ne décollera pas.»

Ainsi, Le Dep s'est doté d'une campagne de sociofinancement sur Kickstarter. Le but, toutefois, «c'est moins de recueillir de l'argent que de créer un intérêt avant sa sortie», avoue-t-il.

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Simon Renaud... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 6.0

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Simon Renaud

Patrick Woodbury, LeDroit

Simon Renaud

DISCIPLINE: Danse

OBJECTIF 2015: Trouver un moyen de présenter son duo Les reines orphelines à Montréal

«Artiste émergent». L'expression désignerait les quelques téméraires essayant de sortir de l'eau pour ne pas sombrer dans les profondeurs de l'anonymat. Mais elle répond aussi à des critères officiels. Pour éclaircir le profil de l'émergence, le Conseil des arts le détermine notamment en fonction de la durée de carrière: pas plus de cinq ans.

C'est encore le cas de Simon Renaud, interprète chorégraphe de Gatineau âgé de 25 ans, qui entamera l'an prochain son ultime année d'émergence. Pourtant, cela fait quelques années qu'il a abandonné tout travail alimentaire pour ne se consacrer qu'à son art, bon an mal an. «D'un côté, cette situation est gratifiante, mais il faut accepter une certaine insécurité», prévient-il.

Le jour de l'entrevue, il apprenait le refus d'une subvention pour la commande de l'une de ses chorégraphies. «Pas facile de postuler à des bourses quand on est à moitié convaincu, d'avance, que ça ne marchera pas», regrette-t-il. La passion de la danse chevillée au corps, il sait toutefois que sa place est sur scène.

Adolescent, il se voyait déjà jouer dans une comédie musicale de Broadway. «Mes parents nous ont toujours encouragés à développer nos intérêts. J'ai essayé le hip-hop, sans succès, je préférais les claquettes.» Sa passion et ses prédispositions pour la danse le conduisent à s'inscrire à The School of Dance d'Ottawa, l'une des rares formations offertes dans cette discipline au Canada.

«J'avais essayé un cours à Montréal bien trop abstrait pour moi. J'ai plutôt choisi Ottawa, car les classes y sont techniques, jamais trop ésotériques. La formation était très personnalisée, nous n'étions que cinq en dernière année.»

À la fin de ses études, il obtient rapidement un contrat avec la compagnie Toronto Dance Theatre avant de rejoindre Dancemakers et d'enchaîner les collaborations, s'estimant chanceux d'avoir du travail régulièrement. En 2011, il se lance dans ses propres chorégraphies et découvre de nouvelles avenues prometteuses.

Simon Renaud crée actuellement son propre solo dans la pièce Facets de Tedd Robinson, qui sera présentée en mai au Centre national des arts. «Un questionnement sur l'archivage et ce qu'on lègue en tant qu'artiste.»

L'interprète partira également en résidence à Lyon pour la nouvelle création de la compagnie Daniel Léveillé Danse, programmée à la prochaine édition du festival TransAmériques.

Son credo? «Être le plus vrai possible avec les gens qui m'entourent. Et profiter!»

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Dinorah Catzalco... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 7.0

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Dinorah Catzalco

Patrick Woodbury, LeDroit

Dinorah Catzalco

DISCIPLINE: Arts visuels

OBJECTIF 2015: La création de sa nouvelle série de tableaux, en prévision d'une exposition solo à la galerie Montcalm en janvier 2017

Dans le sous-sol de la maison familiale de Gatineau, les tubes de peinture, pinceaux et toiles grands formats côtoient batterie et amplis. C'est là que Dinorah Catzalco crée ses tableaux foisonnant de créatures imaginaires, aux couleurs vibrantes et troisième dimension texturées. Là qu'elle partage avec son amoureux musicien Antoni Gilbert (La Cavale) un espace commun de création.

«Être artiste, ça ne relève pas du passe-temps ou du divertissement, mais bien de l'engagement!» souligne Dinorah Catzalco avec passion.

Engagement envers son médium, certes, mais aussi, et surtout, envers soi-même. Dans son cas, accepter de laisser notamment libre cours à sa créativité, cela signifie accepter de se faire confiance.

«Ç'a été long avant d'arriver à me convaincre que je pouvais faire une carrière de mon désir de peindre. Ou, du moins, à me convaincre que je pouvais me permettre d'essayer d'en faire une carrière», soutient la jeune trentenaire, détentrice d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université du Québec en Outaouais.

Elle évoque ce rêve de manier pinceaux et couleurs caressé très tôt, au contact de l'univers de Frida Kahlo, alors qu'elle grandit dans son Mexique natal. Dinorah Catzalco se souvient aussi qu'à son arrivée au Québec, à l'âge de neuf ans, sa mère l'avait rapidement emmenée voir des expositions à la galerie Montcalm.

«Je me rappelle lui avoir dit, lors d'une visite: "Maman, je vais exposer ici, un jour..."»

Et c'est ce qu'elle fera, en janvier 2017. Si bien que les prochains mois seront consacrés à la création des oeuvres qu'elle exposera alors. Des tableaux tout en rondeur, par lesquels elle aspire à imaginer ses propres interprétations des cercle et arbre de la vie, en lien avec ses racines latines, bien sûr, mais aussi le regard ouvert sur le monde, tendu vers les autres telles les branches de ses arbres-créatures.

D'ici à ce grand rendez-vous, Dinorah Catzalco exposera en solo à la galerie du cégep de Victoriaville en avril, ainsi qu'au Centre culturel Stewart-Hall de Pointe-Claire, à Montréal, en mai.

«Ce sont là de belles opportunités de me faire voir et connaître à l'extérieur de la région outaouaise», raconte celle qui a déjà participé à des expositions collectives et exposé en solo dans divers cafés et à La Fab, à Chelsea.

Parallèlement à sa carrière d'artiste, Dinorah Catzalco travaille aussi à temps partiel dans un musée de la région.

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