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Changement de paysage graphique pour Cathon

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En prévision du 12e Rendez-vous de la BD de Gatineau, qui se tient ce week-end, LeDroit vous propose une série d'entretiens avec plusieurs auteurs invités - dont moi, Cathon. Au fait... des étudiants du programme BD de l'UQO, partenaire de l'événement, ont eu la gentillesse d'illustrer les entrevues. C'est Myriam Boisvenue St-Jean qui m'a tiré le portrait. Myriam et sa bande seront sur place, à la Maison du citoyen, pour présenter leur revue Le Bunker.

La dessinatrice Cathon débarque au Rendez-vous de la BD de Gatineau le week-end prochain en apportant avec elle Les cousines vampires, sa nouvelle BD parue le mois dernier aux Éditions Pow Pow. Un projet concocté amoureusement avec son «copain», l'Aylmerois d'origine Alexandre Fontaine Rousseau, scénariste remarqué de Pinkerton.

Avec ses textures noir et blanc exprimées au graphite et ses atmosphères sombres, plus denses que les bulles de légèreté auxquelles Cathon a habitué ses lecteurs, Les cousines vampires marque graphiquement une rupture de ton évidente.

Pour illustrer ce récit à la fois nocturne et léger, clin d'oeil aux films d'épouvante des débuts du cinéma, «je voulais quelque chose de très travaillé au niveau des textures, des éclairages et des ambiances... et en même temps, je tenais vraiment à ce qu'on sente de la liberté dans le dessin, que ça soit soigné sans que ça soit figé.

Plus naturellement portée sur l'humour, Cathon convient que Les Cousines Vampires comporte «des scènes plus tristes, ou plus glauques» que ce à quoi elle est coutumière, «mais c'était intéressant à expérimenter».

La dimension cinématographique, en particulier, la «stressait». Elle qui avait l'habitude de se contenter d'un coin de table improvisé - ce qui n'empêche nullement la constance - a dû sortir de sa zone de confort, «utiliser de nouveaux outils, [s]e documenter, et améliorer [s]es méthodes de travail». Ce travail soutenu a été «gratifiant», estime Cathon. «J'ai l'impression d'être à un autre niveau que quand j'ai commencé le livre.»

En amour, comme en BD, «dans un travail d'équipe, on a toujours à s'adapter l'un à l'autre», reconnaît Cathon. «Quand j'ai de bons collaborateurs, je trouve ça presque plus facile que de travailler toute seule.» Avec son conjoint, «on a presque toujours une vision assez semblable, on n'a donc jamais eu de misère à s'entendre».

Sa collaboration avec Iris fonctionne différemment, puisque les deux co-auteures de l'absurde La liste des choses qui existent se partagent à quatre mains tant le scénario que les illustrations. «On opte toujours pour un style plus 'ligne claire', pour mieux faire fiter nos dessins. C'est important pour nous d'arriver à quelque chose d'assez homogène.»

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