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L'Auberge Petite-Nation déclare faillite

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Après maintes tentatives de trouver une solution, le conseil d'administration de la coopérative a annoncé la faillite de l'Auberge Petite-Nation, à Saint-André-Avellin.

Benoit Sabourin, LeDroit

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La nouvelle s'est ébruitée jeudi soir, lors de la remise des Culturiades, et elle s'est confirmée vendredi: l'Auberge Petite-Nation, à Saint-André-Avellin, est contrainte de déclarer faillite puisqu'aucun scénario viable n'a été trouvé par le comité de restructuration.

La Coopérative de solidarité de l'Auberge Petite-Nation s'était placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité le 10 novembre dernier, espérant trouver une solution à ses problèmes financiers. La dette de l'édifice s'élève à environ 600000$, alors que le manque à gagner en terme de liquidité à court terme se chiffre quant à lui à 70000$.

Après maintes tentatives de trouver une solution, le conseil d'administration de la coopérative a annoncé la faillite de l'auberge. L'entreprise ne pouvait poursuivre ses opérations sans soutien financier récurrent, a indiqué l'une des administratrices, Anabel Beaudry-Sarazin. «Les dernières semaines ont été éprouvantes pour le c.a. et les membres. C'est une grande déception. C'est un projet collectif dans lequel beaucoup de gens ont mis de l'énergie et de l'argent, mais nous n'avons malheureusement pas réussi à le sauver», a-t-elle confié.

Ouvert depuis décembre 2009, l'endroit, situé en plein coeur du village de Saint-André-Avellin, offrait la location d'une quinzaine de chambres et servait également de lieu de diffusion, alors qu'une cinquantaine de spectacles y étaient présentés annuellement. D'après les chiffres de l'organisation, l'établissement générait 3000 nuitées et attirait 2500 spectateurs chaque année. Le sort de l'immeuble se retrouve maintenant entre les mains d'un syndic et devrait être mis sur le marché sous peu.

Selon les dirigeants de la coopérative, cette fermeture vient démontrer la nécessité d'un soutien financier accru pour les projets culturels régionaux. Le Prix d'excellence remis à l'organisme lors des Culturiades, jeudi soir, sert lui aussi de leçon.

«Ce prix symbolique vient nous dire qu'on appréciait ce qu'on faisait et que les gens reconnaissaient l'importance du lieu. [...] Ça prouve qu'on reconnaît la culture, mais qu'il faut aussi qu'elle obtienne un soutien financier, sinon ça ne peut pas marcher», a mentionné Mme Beaudry-Sarazin.

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