Sarah invite ses fans au salon

Sarah MacLachlan a réussi à transformer la salle... (Martin Roy, LeDroit)

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Sarah MacLachlan a réussi à transformer la salle Southam en endroit intime, le temps d'une soirée.

Martin Roy, LeDroit

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Le temps d'une soirée, la salle Southam du Centre national des arts a pris des allures de salon où le public avait été convié à retrouver Sarah McLachlan en toute intimité, vendredi.

Une auteure-compositrice-interprète visiblement sereine et qui, même si elle avoue ne pas compter beaucoup de chansons d'amour joyeuses dans son répertoire et avoir traversé un début de quarantaine difficile (divorce, décès de son père), a néanmoins tenu à partager son goût du bonheur avec les quelque 2000 spectateurs présents.

Entre autres en tirant sa révérence sur une note aussi positive que réjouissante, portée par les accords de son ukulélé, les claquements de doigts de la foule et The Sound That Love Makes.

Des guirlandes de lumières, des lampes tamisées suspendues, des ampoules montées sur des cerceaux mouvants, des jeux d'éclairages soignés, mais aussi un tapis et des fauteuils: tout, dans la scénographie, a été pensé pour créer une ambiance feutrée, propre aux confidences et propice à faire tomber le quatrième mur entre elle, ses quatre musiciens et la salle (comble, pour l'occasion).

D'ailleurs, une douzaine de fans auront littéralement été invités à passer au salon. Gagnants d'un concours organisé sur les médias sociaux, ils ont eu la possibilité de s'asseoir avec elle, de prendre des photos et d'échanger avec elle sur ce qu'elle écoute sur son iPod, par exemple.

«Pour être honnête, je préfère écouter mes vieux albums», a-t-elle soutenu, non sans avoir énuméré The Killers, U2 et Coldplay au passage.

Pour chouette que soit l'idée, elle ne s'en est pas mois étirée en longueur pour tous les spectateurs dont la vue était obstruée, le fauteuil sur lequel le tout s'est déroulé étant positionné tout à gauche de la scène et totalement caché par des haut-parleurs...

On ne pourra cependant pas reprocher sa générosité à Sarah McLachlan, qui a aussi pigé dans un chapeau quelques questions du public (le temps que ses invités la rejoignent sur scène) et pris le temps de répondre à l'invitation à aller prendre un verre d'un spectateur («Désolée, mon amoureux est dans la salle.»), de parler de son école de musique (qu'elle aimerait voir faire des petits à travers le pays) et de ses rêves de surfer plus souvent, ou d'admettre que les paroles, contrairement à la musique, ne lui viennent toujours pas plus facilement aujourd'hui qu'à ses débuts.

Généreuse, l'interprète l'aura été tout autant côté musique. Et vocalement, malgré quelques failles et fêlures, ici et là.

Car le principal instrument de Sarah McLachlan s'avère sa voix, unique, dont, même rendue éraillée à la fin de la soirée, elle sait toujours jouer avec justesse et finesse dans l'émotion, qu'elle chante ses amours déçus et sa volonté de se retrouver (Stupid, Broken Heart), qu'elle revisite Fear dans des hautes frôlant le ciel (et la cassure), qu'elle rende hommage à Malala, «l'adolescente la plus dure à cuire qui soit» par In Your Shoes, ou à son père, par la délicate Song For My Father.

Cela dit, et bien qu'elle maîtrise sa guitare, c'est lorsqu'elle s'installe au piano (à queue, trônant au centre du décor, comme il se doit) qu'elle brille véritablement de tous ses feux. Ses cordes vocales se déploient alors en symbiose parfaite avec les notes qu'elle fait aussi vibrer dans toutes leurs nuances.

Et si ses plus récentes pièces, extraites de Shine On, ont été appréciées, la foule n'a cependant pas caché son attachement à ses premiers succès. Adia, Building A Mystery, I Will Remember You, Angel et Ice Cream (ces deux dernières servies en rappel) ont sans surprise soulevé l'enthousiasme dès que les gens en ont reconnu les premiers accords.

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