Dubois restera toujours Dubois

Claude Dubois a offert une performance d'une grande... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Claude Dubois a offert une performance d'une grande simplicité, mais d'une grande efficacité, mercredi à Gatineau.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Il y avait un bail que Claude Dubois n'avait pas bouclé ses valises pour partir en tournée. Préférant les rendez-vous ponctuels et le circuit des festivals, le populaire chanteur ne s'était pas plié à l'exercice depuis plusieurs décennies. L'heure était donc aux retrouvailles, mercredi soir, à la Maison de la culture de Gatineau.

Claude Dubois célèbre cette année ses 50 ans de carrière. Un demi-siècle à faire partie intégrante de la trame musicale d'autant de générations, ça mérite bien une tournée.

Réclamant en rigolant qu'on lui apporte une chaise, Claude Dubois est débarqué sur scène comme un ami qui arrive à l'improviste. Sans tambour ni trompette, le sourire aux lèvres, il a empoigné sa guitare pour livrer une jolie version de Labrador. 

Le ton était donné. Claude Dubois avait convié les spectateurs à une soirée toute simple, en compagnie de trois musiciens. Dès la deuxième chanson, le chanteur, qui a écoulé plus de deux millions d'albums en carrière, a offert Artiste. 

Sur scène, Dubois avait aussi trimballé «des bébelles», qui lui permettaient de juxtaposer à sa musique des arrangements tirés «de vieux enregistrements», question de pouvoir insérer ici et là d'autres instruments. L'effet était plus ou moins réussi, mais heureusement le chanteur n'en a pas abusé.

S'excusant pour ses cheveux en bataille, il a expliqué que ces temps-ci, il manquait de temps, trop occupé à changer des couches. «Je me dépêche, car bientôt ça va être à mon tour!» a lancé le chanteur qui maitrise bien l'art de l'auto-dérision. Tout y passera : sa rupture, la saga des vaccins et les critiques.

Après avoir philosophé sur la météo et sur son amour pour les «twi didi, twi didi», Dubois a enchaîné avec un autre classique, Laisser l'été avoir 15 ans, pièce qui soufflera l'an prochain ses 30 bougies. Restant dans la même époque musicale, il a livré Le mangeur d'étoiles.

Le reste de la soirée se passera, entre autres, au son de L'infidèle, Pas question d'aventure, Femme de rêve, Comme un million de gens, Plein de tendresse, Tu peux pas, Femmes ou filles, Blues du businessman, Si Dieu existe et J'ai souvenir encore, magnifique pièce qu'il a écrite à l'âge de 14 ans seulement.

L'auteur-compositeur a lancé l'an dernier une première galette en plus de dix ans, Clone. Un objet musical composé de dix chansons livrées avec une double portion d'arrangements. D'abord à la sauce pop, puis avec un habillage plus sobre.

Toujours aussi en voix, malgré un restant de grippe, Dubois a curieusement à peine effleuré ses nouveaux refrains. Seule la pièce Voir plus loin s'est glissée parmi le lot.

Généreux, il a préféré offrir une prestation tout en équilibre entre ses gros succès, ses pièces à (re)découvrir et ses incontournables. 

Sympathisant avec les fans de hockey qui n'avaient sûrement pas réalisé que le spectacle coïncidait avec le début de la saison, Claude Dubois semblait heureux de partager ce moment avec le public.

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