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L'industrie du pétrole s'invite au Musée des civilisations

Le président de l'ACPP, David Collyer.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le président de l'ACPP, David Collyer.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Philippe Orfali
Le Droit

L'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) et le Musée canadien des civilisations s'associent dans le cadre d'une entente «historique» de cinq ans annoncée ce matin, qui verra l'industrie des sables bitumineux devenir le principal partenaire de l'institution gatinoise. Du jamais vu pour le musée le plus fréquenté du pays.

Dès janvier et jusqu'en 2018, l'industrie du pétrole assurera le rôle de «partenaire officiel» de l'ensemble des expositions spéciales présentées par le Musée des civilisations, à commencer par une exposition de grande envergure sur la naissance de la confédération canadienne, nommée «1867». En contrepartie, le Musée recevra 1 million de dollars de l'industrie, réparti sur cinq ans.

Ce partenariat n'est pas le premier du genre à survenir entre des établissements culturels de la région et le lobby du pétrole.

En 2011, le Musée des sciences et de la technologie avait causé la controverse en invitant d'éventuels commanditaires, comme la Fondation Imperial Oil et l'ACPP à participer à la préparation de l'exposition «Énergie, le pouvoir de choisir».

«Votre version des faits fera partie d'une approche équilibrée de manière à apporter des informations et une perspective au public qu'il n'est pas possible de fournir à travers les filtres des médias traditionnels», avait alors écrit le musée, dans des documents obtenus par le magazine Maclean's.

À la demande expresse du président de l'ACPP David Collyer, certaines images montrant d'énormes camions à l'oeuvre avaient été retirées, «les images de camions miniers posant problème».

Cette fois-ci, pas question d'influencer le contenu des expositions du Musée des civilisations, a affirmé M. Collyer.

«Le but est de donner une meilleure visibilité pour notre industrie dans des régions du pays qui, autrement, n'en auraient pas, dit-il. On ne va pas influencer le contenu des expositions, rien comme ça», assure le président de l'ACCP, dont les membres comptent pour plus de 90 % de la production canadienne de gaz naturel et de pétrole brut.

C'est le musée qui aurait communiqué son désir de s'allier à l'ACCP, a affirmé le président-directeur général du lieu de savoir, Mark O'Neill.

«Les musées aujourd'hui ont besoin de partenariats pour faire leur travail. On a pensé que ce serait une bonne idée d'avoir un partenariat avec l'Association des producteurs pétroliers.»

M. O'Neill se dit bien conscient des répercussions possibles de cette entente. «Je comprends ça, mais il y a aussi beaucoup de Canadiens qui soutiennent l'ACCP, dit-il. Ils embauchent 500000 personnes au pays. On est un musée national avec des expositions partout.»

L'ACCP a également financé des activités au Centre national des arts et au Musée canadien des Beaux-Arts, a souligné M. Collyer.

L'exposition 1867 traitera de la genèse de la confédération canadienne, de 1840 à 1867. Elle retracera l'évolution politique du pays et étudiera les facteurs sociaux, culturels, économiques et démographiques. La contribution de l'industrie du pétrole ne sera pas du lot, assure M. O'Neill.

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