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Poésie et musique brésilienne à La Basoche

Léonard Constant et Regina Teixeira s'unissent à Florquestra... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Léonard Constant et Regina Teixeira s'unissent à Florquestra pour la sortie de Flortografia.

Étienne Ranger, LeDroit

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Verbe harmonieux, mélodies chaleureuses, Léonard Constant et le groupe de musique brésilienne Florquestra lancent leur premier album en commun, mercredi soir à 19h, au cabaret La Basoche. Il faut imaginer des reprises de Georges Brassens en bossa nova, Leonard Cohen sur les pentes de Rio de Janeiro... mêlés aux compositions de Silvio Modolo et de l'instigateur-chanteur du projet, Léonard Constant. Un disque best of pour en annoncer deux autres à paraître, Brasil Brassens et Cohen Machine. Un disque de poètes interprètes, immensément connus ou à découvrir, pour douze pistes en français, roumain, anglais et portugais, toutes regroupées sous le nom évocateur de Flortografia.

«Le titre illustre la complexité presque florale de la musique brésilienne, fil conducteur de tous les morceaux», explique M. Constant en entrevue, qui n'est pas à un néologisme près quand il mentionne «le rythme pétalier» de ses arrangements à la guitare.

Ce roumain d'origine installé au Québec depuis une trentaine d'années a même rebaptisé le groupe de ses camarades brésiliens à son goût, après l'avoir rejoint en 2006. Brazilian Vibes? «indécent», «pas sérieux», selon lui. La musicienne et fondatrice de la formation latine, Regina Teixeira, acquiesce poliment. Ce sera «Florquestra», pour filer la métaphore florale qui seyait mieux aux contributions poético-musicales du guitariste parolier.

Léonard Constant pratique une écriture classique, ouvragée, une poésie amoureuse du mot, qui se dévoile furtivement sur trois courtes chansons du disque et plus abondamment au fil de la discussion. Avec lui, les liaisons les plus insolites de la langue française retrouvent leur sonorité élégante et désuète. Nostalgique, peut-être mais gourmand des chansons à texte assurément. L'artiste installé à Aylmer s'inscrit dans la tradition de marqueterie de la plus savante chanson française, tout en lui donnant des couleurs et des rythmes que l'on connaît le plus souvent dans des intentions plus légères. Les textes choisis Philistins, Tant qu'il y a des Pyrénées, La non-demande en mariage, de Brassens entre autres se lovent dans des mélodies qui rêvent ouvertement au Brésil, à ses rythmes chaloupés et à sa bonne humeur.

«Depuis très longtemps, et ce bien avant la déferlante pour la musique du monde, je me suis passionné d'airs brésiliens. Et je le serai encore quand la mode sera passée», défend M. Constant, en citant ces genres d'une autre langue - samba, bossa-nova, xote, forro - dans un portugais que l'on imagine impeccable. «Il parle mieux que moi, et n'a jamais mis les pieds au Brésil!», confirme son acolyte Regina Teixeira, qui chante et joue des percussions sur l'album. Parmi la kyrielle d'instruments à prononciation exotique, certains ont été enregistrés au Brésil, comme la batterie d'Alexandre Cunha ou la guitare d'Evandro Gracelli. La formation Florquestra aura également profité du passage à Ottawa du Projeto Coisa Fina de São Paulo, l'an dernier, à l'occasion du Festival international de jazz, pour transformer un trio de cuivres en octuor sur Tempo.

Pour découvrir les infinies subtilités du rustique berimbau, ou la rugosité du cavaquinho, rendez-vous est pris mercredi soir, au cabaret La Basoche, à 19h (819-243-8000).

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