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Les rockeurs albertains ont fait vibrer le public du Bluesfest

Nickelback fidèles à eux-mêmes

Les guitares ont suinté un rock plus ou moins sale, plus ou moins  grunge, mais... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Patrick Woodbury, LeDroit

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Les guitares ont suinté un rock plus ou moins sale, plus ou moins grunge, mais bien pesant. Les basses ont fait vibrer les tympans, les haut-parleurs et le sol. Et les batteries ont marqué comme il se doit le rythme de la soirée, hier, au Bluesfest, alors que les formations I Mother Earth, Shinedown et Nickelback se sont succédé sur scène.

Si les deux premiers groupes n'ont pas lésiné sur les moyens pour mettre la table, il ne faisait aucun doute que le plat principal était bel et bien la bande de Chad Kroeger pour les spectateurs ayant envahi les plaines LeBreton.

Après avoir attiré plus de 17 000 personnes à la Place Banque Scotia il y a un peu plus de deux ans, Nickelback a réussi à rassembler une foule bigarrée, dansante, allant des enfants aux têtes blanches, et bien compacte pour un lundi (impossible de se faire confirmer un chiffre officiel, toutefois, même si Chad Kroeger a avancé celui de 20 000 personnes). Mais une foule que les Albertains ont sans contredit comblée.

Des pétards et du rock

Kroeger, son frère Mike à la basse, Ryan Peake à la guitare (et au piano sur Lullaby) et Daniel Adair à la batterie ont lancé les hostilités sur un pétard et This Means War, boules de feu à l'appui. Enchaînant avec Something In Your Mouth, ils ont donné le ton : leur prestation extérieure allait principalement donner dans le registre lourd, tonitruant, s'éloignant de leur répertoire plus commercial (exception faite de When We Stand Together, qui s'est toutefois conclue sur un énergique solo de batterie d'Adair d'au moins cinq minutes).

En bons rockeurs qu'ils sont, ils ont également fait, sans surprise, l'inévitable apologie de la consommation d'alcool. « C'est le temps d'une chanson à boire ! Cheers, Ottawa ! » a d'ailleurs lancé un Kroeger bien en voix avant de prendre une gorgée de bière et d'entamer Bottoms Up, au grand plaisir des spectateurs qui n'ont pas hésité à eux aussi lever leurs verres à sa santé. Ils ont récidivé un peu plus tard en lançant littéralement de la bière dans (ou plutôt sur) la foule.

En cours de route, la bande s'est quand même ménagé quelques plages à saveur mélancolique (avec Photograph et Rockstar, entre autres), sans oublier l'inévitable ballade, histoire d'« entendre des milliers de femmes crier et chanter » à l'invitation de Chad Kreoger, comme elles l'ont fait sur Far Away.

Du hip-hop ce soir

Comme les soirées se suivent sans pour autant se ressembler au Buesfest, le rock fait place au hip-hop, ce soir, notamment avec la présence de A$AP Rocky (qui était récemment en studio avec Big Boi, qui, lui, sera sur scène demain soir), l'ex-Fugee Ms Lauryn Hill et, surtout, Snoop Dogg. Dans un autre registre, mais à découvrir, la joyeuse bande de 11 musiciens du Tedeschi Trucks Band, menée par Susan Tedeschi et son mari Derek Trucks, promet d'en mettre plein les oreilles sur la scène River.

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