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Première édition des Djembés d'or à Gatineau

Les vibrations contagieuses de Cobra du Mandingue

Gatineau vibrera aux rythmes de l'Afrique de l'Ouest, ce soir et demain, alors... (Photo de courtoisie, Stéphane Boucher)

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Photo de courtoisie, Stéphane Boucher

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Annik Chainey
Le Droit

Gatineau vibrera aux rythmes de l'Afrique de l'Ouest, ce soir et demain, alors que les danseurs et les musiciens de Cobra du Mandingue et leurs invités prendront d'assaut la scène de la salle Jean-Despréz à l'occasion de la première édition des Djembés d'or.

« On va vous montrer quelque chose que vous n'avez jamais vu ! promet le Guinéen d'origine et Gatinois d'adoption Mohamed Diarra, cofondateur, avec son compatriote Fode Mohamed Soumah, de Cobra du Mandingue, une formation multidisciplinaire basée en Outaouais qui se consacre au répertoire du Continent noir. Il y aura de la musique, de la danse, des costumes et une énergie incroyable ! » Au coeur de ce spectacle, l'histoire du djembé, instrument de percussion africain composé d'un fût de bois en forme de calice et d'une peau d'animal tendue, réputé pour l'étendue de son registre.

Même s'il a depuis longtemps dépassé les frontières de sa terre natale pour conquérir le reste du monde, le djembé demeure méconnu auprès d'un large pan de la population. « Quand je dis aux gens que je joue du djembé, ils pensent que je fais comme les joueurs de tam-tam sur le mont Royal, le dimanche... alors que ce n'est pas du tout la même chose, raconte Catherine Veilleux, une Québécoise qui a eu le coup de foudre pour ce tambour africain, « rencontré » lors des IVe Jeux de la francophonie à Gatineau en 2001 en voyant la prestation du Ballet Djoliba, troupe guinéenne dont faisait d'ailleurs partie Mohamed Diarra. Le but des Djembés d'or est de remédier à cela en mettant en valeur cet instrument unique pour que le grand public puisse enfin savoir de quoi il s'agit. »

Pour ce faire, Mohamed Diarra, Fode Mohamed Soumah et Catherine Veilleux monteront sur les planches en compagnie des sept autres membres de Cobra du Mandingue... qui sont tous blancs ! « C'est notre culture mais nous somme minoritaires », commente en riant Mohamed Diarra, qui s'est installé à Gatineau il y a environ cinq ans. À leurs côtés, six artistes comptant parmi les plus grands noms du monde du djembé, soit les Guinéens Fodé Bangoura, Lavia Camara, Soriba Simbo Camara, Ibrahima Dioubate et Mohamed Diaby ainsi que le Sénégalais Sadio Sissokho.

Ateliers

Tous ces danseurs et djembefolas renommés, qui vivent pour la plupart un peu partout au Québec, au Canada et aux États-Unis, serviront aussi de professeurs pour les ateliers qui seront offerts samedi et dimanche à La Basoche dans le cadre de l'activité baptisée « Le village de Guinée » et durant laquelle les néophytes intéressés pourront tâter du djembé et de la danse guinéenne.

Avec les Djembés d'or, dont les organisateurs espèrent faire un rendez-vous annuel, et une nomination pour le prix de la relève aux prochaines Culturiades, Cobra du Mandingue semble avoir le vent dans les voiles.

« Nous avons encore beaucoup d'autres projets, révèle Mohamed Diarra sans toutefois vouloir trop s'avancer. Et puis, le fait d'être en lice pour un prix est une grande récompense pour tous les membres de la troupe qui ont travaillé fort, main dans la main, sans jamais laisser tomber. On est très contents ! »

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