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Jean-François Chevrier anime l'émission estivale Tout inclus à... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Jean-François Chevrier anime l'émission estivale Tout inclus à l'antenne de Radio-Canada.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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La région d'Ottawa-Gatineau, contrairement à une idée persistante, n'est pas culturellement amorphe, martèle Jean-François Chevrier, qui, avec ses collaborateurs - et l'aide de la population locale - est déterminé à nous en convaincre.

« Il y a énormément de choses qui se passent chaque jour. Et encore plus en ce moment, avec le 150e» anniversaire de la Confédération, lance M. Chevrier. C'est donc en brandissant le slogan « pas platte pantoute » que le journaliste et animateur a pris mardi la barre de Tout inclus, la nouvelle émission culturelle estivale d'ICI Radio-Canada Ottawa-Gatineau. 

À 18 h 30, du mardi au vendredi, son équipe et lui passeront sous leur loupe les activités les plus excitantes, intrigantes ou méconnues de la région. En « essayant d'en mettre plein la vue », à raison de 30 minutes par jour, et au fil de capsules au ton léger et dynamique.

Si certaines capsules sont logiquement prises en charge par des chroniqueurs, d'autres segments seront animés par des personnalités de la région (tel le chanteur Mehdi Cayenne, qui présentait ses coups de coeur, mardi). Parfois, les segments seront même confiés à de parfaits inconnus. Ce sera le cas de la série de capsules Conseil de famille, dans lesquelles un père et ses deux filles préadolescentes, trio de résidents de l'Outaouais, testeront des activités, partageant au passage le plaisir - ou déplaisir - qu'ils ont eu. « On va découvrir la région à travers le regard de différentes générations. » Évitant le piège de la téléréalité, l'équipe privilégiera un aspect documentaire.

Sur le terrain

Physiquement, « on ne se limite plus à la rue Sparks, comme on l'a fait dans le passé », explique celui qui a animé durant six étés l'émission Changer d'air. Pour ce magazine hebdomadaire enregistré en direct, il s'installait, avec son petit plateau et ses invités, au milieu de la rue piétonne jouxtant le télédiffuseur. 

Plutôt que de continuer à surseoir à un « show de chaises », l'animateur a privilégié une formule plus souple, qui lui permet de « couvrir beaucoup plus de terrain ». 

« Je tourne la plupart de mes [interventions] le jour même, on enregistre le matin, sur différents sites ; on n'est plus limités par le  plateau. Je reste au même endroit mais on a ensuite toutes sortes de reportages qui nous permettent d'aller voir ailleurs », explique Jean-François Chevrier qui, pour sa première émission, s'est installé au Village de l'inspiration, au coeur du marché By.

« Dans plusieurs de ces capsules, on se passe de chroniqueur», confie M. Chevrier. «Pour Mehdi Cayenne, on avait juste un caméraman, qui l'a suivi toute une journée », ce qui permet de visiter plusieurs lieux, au fil de l'émission.

 « Je trouvais aussi important de [braquer les projecteurs] sur des bâtisseurs - des gens qui, souvent, oeuvrent dans l'ombre, mais qui ont fait évoluer la région. Souvent, sur le plan culturel, mais ça peut être des gens d'affaires. Cette semaine, par exemple, on en a profité pour interpeller Alex Martel, [le directeur artistique du Montebello Rockfest]. Ce qui est intéressant, c'est qu'on est allé chez lui, dans sa maison. On découvre une nouvelle facette de lui. Et là non plus, on n'avait pas de journaliste : c'est lui qui anime sa propre capsule, et qui a décidé comment il voulait présenter ce qu'il a accompli »

Jean-François Chevrier travaillera nuit et jour afin de mieux rendre compte de la nightlife locale - avec l'intention de montrer qu'elle est plus animée qu'on veut bien le croire. Dans les segments Une ville la nuit, qu'il animera, il témoignera de la diversité de l'offre de spectacles. Il profitera aussi des ambiances feutrées des bars de la région pour recueillir les confessions d'artistes de passage. « On s'installe au coin du bar, on prend un drink et puis on jase. Ça donne une image plus chill. »

L'équipe multipliera les occasions de présenter les coulisses d'un spectacle. Elle en décryptera les préparatifs en compagnie d'artistes, indique M. Chevrier en évoquant, pour l'exemple, le Cirque du Soleil et un spectacle burlesque.

L'émission s'inscrit dans la tendance radio-canadienne de se rapprocher toujours davantage de son public. Plutôt que de s'embarrasser de « 26 chroniqueurs », elle mettra l'accent sur les consommateurs de culture, « les témoins ».  « Ça va être 30 minutes de pur plaisir. Avec l'envie de redonner le micro » non seulement aux acteurs de la vie culturelle, mais surtout à « tous les gens qui y participent ». Y compris « M. et Mme Tout-le-monde, qui expliqueront pourquoi ils aiment » tel ou tel lieu, tel spectacle ou telle activité, afin d'encourager les découvertes.




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