Lendemains émotifs pour les Gatinoises de La Voix

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Geneviève Leclerc redescend tout doucement sur terre, «portée par cette grande vague d'amour» qui lui a presque permis d'avoir le dessus sur Travis Cormier, dimanche.

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En route vers la grande finale de La Voix, Stéphanie St-Jean «flotte encore» sur son nuage.

«Je savais que ce serait très serré contre Markos, puisqu'il est un de mes coups de coeur à moi aussi! Mais ce qui me stressait le plus, à cette étape, ce n'était pas tant de découvrir contre qui j'allais chanter. C'était de me livrer à la chanson pour communiquer son message d'amour, dans le contexte mondial que l'on connaît...» soutient la Gatinoise, qui avait opté pour Quand les hommes vivront d'amour, pour la demi-finale de dimanche.

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Accompagnée d'un septuor de cordes sensibles, la Gatinoise a quant à elle offert une version de Quand les hommes vivront d'amour particulièrement bien dosée et sentie.

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Geneviève Leclerc, elle, redescend tout doucement sur terre, «portée par cette grande vague d'amour» qui lui a presque permis d'avoir le dessus sur Travis Cormier, dimanche.

«Quand l'un récolte 51%, ça veut aussi dire que l'autre a réussi à obtenir 49%! Au-delà du résultat serré, c'est énorme, 49%! Et moi, je le prends avec fierté, en me disant que tous ces gens qui ont pris le temps de voter pour moi vont peut-être acheter mon disque ou des billets pour mon spectacle, si jamais un quelqu'un, quelque part, décide de miser sur ce que j'ai à offrir en tant qu'artiste au cours des prochains mois», commente sereinement Geneviève Leclerc.

Du moment où elle a entendu son coach Marc Dupré envoyer Yvan Pedneault dans la mêlée en premier, elle a su ce qui l'attendait. «J'ai tout de suite compris que j'allais chanter contre Travis. Parce qu'aucun autre coach n'allait envoyer l'un des siens l'affronter...»

Or, ce n'est de se retrouver contre «Goliath» qui l'a secouée le plus. «C'est plutôt de sentir que tout le monde me regardait en se disant "Pauvre elle!" avant même que j'aie chanté!»

La trentenaire déplore par ailleurs qu'on ait placé l'Acadien sur un tel piédestal, alimentant une «Travismania» qu'elle remet en question... pour lui.

«Je ne sais pas si c'est sain de faire vivre ça à quelqu'un. Les attentes face à Travis sont si grandes que le pauvre avait tout à perdre, contrairement à moi, qui avait tout à gagner que les projecteurs soient braqués sur lui, et sur moi par la bande.»

«C'est un amour, ce garçon, et il tremblait comme une feuille, en attendant les résultats, enchaîne-t-elle. C'est pour ça que je le serrais si fort contre moi: pour qu'il sente quelqu'un, pas une compétitrice, à ses côtés.»

Si plusieurs ont cru qu'elle allait «à l'abattoir» contre le rockeur, Geneviève Leclerc reconnaît avoir elle-même douté quand, pendant les répétitions dimanche après-midi, elle a vu et entendu ce que les autres candidats avaient préparé pour la demi-finale croisée. «J'avais décidé de prendre un risque d'interprète, consciemment, avec Marc, en choisissant Je suis malade et de miser sur ma voix, sans artifices pour distraire les gens. J'ai eu peur de m'être trompée...»

Un sentiment qui, une fois son adversaire connu, s'est amplifié. «À un moment donné, j'ai demandé aux caméramans qui me suivaient en coulisses de me laisser deux minutes à moi. J'avais besoin d'être seule, alors qu'on ne l'est jamais, le dimanche soir, pour me recentrer, me rappeler pourquoi je m'étais lancée dans cette aventure. Ce que je souhaitais, dans tout ça, c'était de me tailler une place dans le coeur du public. Et j'y étais parvenue jusque-là, alors, il fallait que je me fasse confiance.»

Au point d'interpréter quelques mesures de Je suis malade a cappella. «Je n'avais toutefois pas le droit de reculer, en honneur de tous ceux et celles qui auraient pu être assis à ma place sur le tabouret, qui ont de belles voix eux aussi, qui ne leur permettent pas de payer leur loyer pour autant...»

Geneviève Leclerc se prépare à rechausser dès mardi les souliers de Pierrette dans la version anglaise de Belles-Soeurs, qui sera présentée au Centre national des arts du 27 avril au 14 mai. «Je redescends, oui, mais je n'ai pas le temps de retomber totalement: ma première répétition pour Belles-Soeurs est à 10h! Et puis, je serai là dimanche soir prochain quand même, pour la finale!»

Quant à Stéphanie St-Jean, elle n'a encore «aucune idée» de la chanson que Pierre Lapointe lui a concoctée.

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