Demi-finales de La Voix: des candidates excitées

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Stéphanie St-Jean et Geneviève Leclerc sauront dimanche soir, en même temps que la foule sur place et les téléspectateurs rivés devant leur petit écran, qui elles affronteront dans le cadre des demi-finales croisées de La Voix. Entretiens avec les deux interprètes gatinoises de l'émission qui, loin de craindre cette nouvelle donne, s'en réjouissent.

Geneviève Leclerc

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Geneviève Leclerc

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«Ça nous ramène à l'essentiel de tout ça: le plaisir de chanter pour soi et le public. Parce que selon moi, la seule personne avec qui je devrais être en compétition, c'est moi!» lance Geneviève Leclerc, loin d'être déstabilisée par l'élément surprise que comporte la nouvelle mouture de la demi-finale de dimanche.

Impossible, donc, pour quiconque de se préparer en fonction de ce qu'il ou elle sait et connaît de l'autre demi-finaliste de son équipe.

«Il n'y a pas de stratégie possible, aucune façon de se positionner par rapport à un candidat précis. Résultat? Le seul élément que je contrôle, c'est la chanson que je vais choisir d'interpréter dimanche, l'histoire que j'ai envie de partager avec le monde et ma façon de la raconter par ma voix. Je ne contrôle rien d'autre que moi, et je trouve ça génial d'envisager cette étape de cette manière!»

Plus l'émission avance, moins la trentenaire ressent de pression et l'esprit de compétition, justement. «Nous avons tous des attentes et des objectifs différents, quand nous nous lançons dans cette aventure, soutient la Gatinoise d'un ton posé, serein. Moi, je me suis présentée à La Voix avec une seule question en tête: "Y a-t-il une place pour moi au Québec? Est-ce que je pourrais y chanter?" À chaque étape, on me confirme que oui, c'est pour ça que contrairement à d'autres, mon stress à moi diminue. Le tremplin incroyable, la possibilité de me faire entendre par des centaines de milliers de personnes, je l'ai eue. C'est ce que j'en ferai ensuite qui importe.»

Voilà pourquoi elle a reçu comme une tape dans le dos le vote populaire (elle a récolté 47% des voix, à son premier direct, dimanche dernier).

«Je chante depuis plusieurs années, mais c'est la première fois que j'ai la chance de sonder ainsi le regard du public sur ce que je crois être. Cet accueil des gens, ça concrétise que ce que je suis n'existe pas que dans ma tête. Autrefois, quand je disais aux gens "je suis une artiste", certains se demandaient si j'étais bonne, étant donné qu'ils ne connaissaient pas mon nom... Ça tue, ça. Ça remet tout en question. [Dimanche], j'ai senti qu'on me donnait enfin la permission de me définir comme une chanteuse. Ç'a été à la fois un très grand soulagement et une très grande source de fierté!»

Si elle ne savait pas encore, au moment de l'entrevue, quelle pièce elle allait reprendre dimanche, Geneviève Leclerc émettait néanmoins le souhait de chanter à nouveau en français. «La connexion avec les gens est plus riche, plus profonde, parce qu'ils comprennent vraiment l'histoire que je leur livre.»

Stéphanie St-Jean

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Stéphanie St-Jean

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«Je suis ben contente de la twist qu'ils donnent à la demi-finale, mentionne Stéphanie St-Jean. Soyons honnêtes: peu importe contre qui je chanterai, ce ne sera pas facile! Le talent est là, dans chaque équipe, alors ça ne me stresse pas plus que ça de ne pas savoir qui je vais devoir affronter. De toute façon, j'ai toujours aimé travailler sous pression. Je dois seulement m'assurer de dormir le plus possible, pour être au meilleur de ma forme dimanche soir!»

Elle sent cependant que l'esprit de compétition augmente. «Le niveau de stress est comparable à celui des Auditions à l'aveugle, alors qu'il était tombé un peu à l'étape des Duels et des Chants de bataille», souligne-t-elle.

Peu importe, la principale intéressée vit cette «grosse semaine» encore portée par les 93% du vote populaire recueillis dimanche dernier, pour sa relecture énergiquement contagieuse de Oh! Happy Day.

«Je pense que je n'arrive pas encore tout à fait à saisir ce qui s'est passé entre le public et moi, mais c'est une sensation incroyable de recevoir autant d'amour des gens», fait valoir l'interprète de 25 ans.

La Gatinoise a récemment revisité son ancienne école secondaire, à Buckingham. Un retour aux sources qui l'a profondément émue. «C'est là, à Hormisdas-Gamelin, que ma passion a commencé! Ça m'a vraiment fait chaud au coeur de voir les jeunes me féliciter, m'encourager, mais aussi de revoir ma prof de musique et la scène de l'auditorium, où j'ai vécu mes premiers gros tracs, comme ceux que je peux vivre à La Voix maintenant. Cette scène-là me paraissait si grande, à l'époque!»

Sa nouvelle popularité, Stéphanie St-Jean dit la savourer pour ce qu'elle est. «Je suis très touchée par tout ce que les gens me confient. Plusieurs jeunes qui ont eux aussi des troubles de la personnalité prennent le temps de m'écrire pour me dire que je leur donne de l'espoir, qu'ils sentent en me regardant qu'ils peuvent s'en sortir et mener une vie pleine de défis, oui, mais aussi pleine de grandes joies et de possibilités!»

Des possibilités auxquelles elle-même s'ouvre, au contact de son coach Pierre Lapointe. «Il est tellement généreux et accueillant, Pierre! Il est à l'écoute de ce que j'ai à proposer et il sait, au besoin, me diriger. Il m'apprend à doser, à en donner aux bons moments, dans une chanson. En même temps, il me fait confiance et j'en suis très flattée.»

Ce dimanche, elle promet d'ailleurs de reprendre «quelque chose que personne ne m'a jamais entendu chanter». Une pièce? Un genre? «Vous allez voir dimanche!» répond-elle en éclatant d'un rire joyeux.

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