Les visages de Karelle Tremblay

La comédienne Karelle Tremblay... (David Boily, Archives La Presse)

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La comédienne Karelle Tremblay

David Boily, Archives La Presse

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Des accidents de la route. Dont les personnages de Jérémie et Cameron sont toutes les deux responsables. La première, qui donne son prénom à la série dramatique de VRAK dont la saison se termine ce mercredi, s'en veut d'avoir causé la mort de sa meilleure amie et se retrouve à travailler comme sauveteur au sein d'un groupe de jeunes tricoté serré. La seconde, elle, n'a pas hésité à prendre des photos de ses compagnes décédées... avant d'appeler le 9-1-1. Et de se retrouver dans l'Unité 9, dont c'était la dernière avant l'automne mardi soir.

Dans la peau de ses deux jeunes femmes, une seule comédienne: Karelle Tremblay, que le public a également pu voir au grand écran dans Corbo et Les Êtres chers, récemment.

«Je n'ai aucune idée de pourquoi j'aime ça autant, jouer, mais c'est quand même génial de pouvoir incarner des personnages aussi différents les unes des autres, de porter des émotions que je n'ai jamais ressenties, que je ne connais pas, et que je dois malgré tout trouver en moi pour les rendre crédibles. Contrairement à Laurence (dans Les Êtres chers), je n'ai jamais eu à composer avec le suicide d'un proche, par exemple. Ni avec la mort de ma meilleure amie, comme Jérémie. Et Cameron est encore plus différente de moi!» clame l'actrice de 20 ans.

Le comportement et le rictus de Cameron, après l'accident de la route dont les fidèles d'Unité 9 ont été témoins il y a deux semaines, ne sont pas sans rappeler certaines pulsions des «héros» des romans noirs de Patrick Senécal - ou plus précisément d'une certaine Michelle Beaulieu, dite la Reine rouge (Aliss, 5150, rue des Ormes et Faims). Une impression que Karelle Tremblay confirme.

«Je suis loin de tout savoir de Cameron, étant donné que je n'ai toujours pas reçu les textes de la prochaine saison! Mais comme le public, je sais qu'elle est mal élevée et un peu, peut-être beaucoup, désaxée, commente-t-elle. En tout cas, ce qu'elle a fait pour se retrouver en prison est assez gore, ça, c'est sûr...»

Elle avoue avoir «beaucoup douté» d'être capable d'arriver à défendre un tel personnage et ne cache pas non plus avoir trouvé «difficile» de s'insérer dans une équipe «aussi soudée», sur un plateau «rodé et bien établi» que celui d'Unité 9.

«Il fallait que je trouve ma place, mes repères», soutient celle qui ne regrette pas pour autant d'avoir accepté de relever le défi. Et qui attend fébrilement d'en apprendre un peu plus sur Cameron, avant de reprendre les tournages.

Popularité et responsabilités

Karelle Tremblay confie par ailleurs avoir hésité à s'embarquer dans l'aventure Jérémie. Non pas parce qu'elle doutait de pouvoir incarner l'héroïne de l'émission, mais parce qu'elle était «sceptique» qu'on l'approche pour une série s'adressant aux adolescents.

«Je n'ai pas l'habitude de faire du jeunesse», soutient la comédienne, qui a pourtant fait ses premières armes à la télé dans Le Club des doigts croisés en 2009-2010. 

«J'étais surtout tannée des émissions pour ados qui n'osent pas traiter de sujets comme le sexe, la drogue, la violence, la santé mentale, etc., comme si c'était encore tabou, renchérit-elle avec véhémence. En lisant le scénario, j'ai compris qu'au contraire, Jérémie allait traiter de tout ça de manière sensible et intelligente, à travers des personnages vrais, auxquels pour ceux et celles qui nous suivent peuvent s'identifier.»

Ainsi, pendant que Jérémie gère le décès tragique de sa best et se demande si elle rencontrera son père biologique, Camille (Stéphanie Arav-Clocchiatti) tombe enceinte; Olivier (Antoine L'Écuyer) craint d'être schizophrène comme son père; Maxime (Lou-Pascal Tremblay) sombre en se culpabilisant du sort d'un jeune qu'il croit avoir rendu paraplégique après un accident à la plage; Thomas (Pierre-Luc Lafontaine) compose avec les trahisons de son entraîneur de père; et Raphaëlle (Claudia Bouvette) fait rimer peine d'amour et trouble alimentaire.

«Ça rejoint les jeunes, l'émission a un impact, et je trouve ça super!» lance Karelle Tremblay,

Cela dit, elle reconnaît que la popularité de Jérémie vient avec son lot de responsabilités. Qu'elle apprivoise au meilleur de ce qu'elle est.

«J'ai reçu de nombreux messages de jeunes filles qui ne s'aiment pas, sont mal dans leur peau, et qui se reconnaissent en Jérémie. Quand je leur réponds, c'est clair que je sens une certaine responsabilité par rapport à ce que je peux me permettre de leur dire. Je reçois aussi des demandes d'enfants malades qui souhaitent me rencontrer avant de partir... Je n'ai jamais été fan à ce point de quelqu'un, je ne comprends pas nécessairement pourquoi ils veulent me voir, moi, mais ça me touche beaucoup... Bref, je vis avec cet aspect du succès comme je peux», conclut la jeune femme.

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