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Les Gatinois hors de leur zone de confort à LaVoix

Stéphanie St-Jean continue son aventure à La Voix,... (Courtoisie TVA)

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Stéphanie St-Jean continue son aventure à La Voix, mais dans l'équipe de Pierre Lapointe qui l'a «volé» à la suite de son duel dimanche soir.

Courtoisie TVA

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L'Outaouais a failli perdre, dimanche, deux combattants sur les champs de bataille de l'émission LaVoix

La reprise d'Octobre, des Cowboys Fringants, a été fatale pour Genesis Ritchot, qui n'a pas été retenu par Marc Dupré en cette deuxième ronde des duels en équipe. Le coach de Stéphanie St-Jean, Eric Lapointe, a quant à lui préféré le Beauceron Thomas Argoin, qui a interprété en duo avec elle Mes blues passent pu dan'porte d'Offenbach.

Mais cette dernière poursuivra l'aventure télévisuelle, cette fois en compagnie de Pierre Lapointe, qui s'est empressé voler au secours de la Gatinoise. 

Gatineau sera donc représentée par un tandem féminin, Geneviève Leclerc (équipe Dupré) ayant déjà remporté son «Duel», la semaine précédente, en interprétant la Prière païenne de Céline Dion. 

Ouragan d'énergie, Stéphanie St-Jean semblait être à sa place dans l'écurie du rockeur. Mais Changer de Lapointe n'inquiète pas du tout la concurrente, qui adore «la couleur et l'originalité» de son nouveau coach.

De toute façon, elle ne s'est pas réfugiée une seule fois dans sa zone de confort, depuis qu'elle a foulé les planches de LaVoix, faisait-elle valoir, lundi. «Les gens ne s'en rendent pas compte, parce que je fais quand même une job pas pire», s'esclaffe-t-elle, au bout du fil.

Mes Blues d'Offenbach, «je l'adore... à l'écoute! Mais la chanter, c'est très différent, parce que pour moi c'est une chanson très tranquille. [...] J'étais ravie, mais habituellement, je chante des trucs bien rock, ou des chansons plutôt pimpantes et toutes joyeuses; je ne fais pas vraiment de chansons douces.» Idem pour I Am Changing, interprétée aux auditions: «ça frôlait ce que je fais d'habitude, mais c'était autre chose». Le fait qu'on lui ait imposé une chanson francophone était aussi assez déstabilisant pour elle. 

Au regard de quoi intégrer l'équipe de Pierre Lapointe n'est «pas un changement si radical», estime Stéphanie St-Jean.

 «De toute façon, j'aime les défis. Et je sais que Pierre va m'amener quelque part qui va [me permettre d']apprendre des choses et me faire grandir.»

En outre, «je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup, à cause de l'émotion, mais, des quatre coaches, c'est lui qui m'a le mieux sizée, lors des auditions à l'aveugle», s'est-elle aperçue plus tard, en revisionnant son petit moment de gloire. 

Pierre Lapointe s'était dit fasciné par toutes les couleurs et les personnalités qu'il avait perçues en l'entendant chanter. 

Or Stéphanie St-Jean ne cache pas le «trouble de la personnalité limite», dont elle est atteinte, et pour lequel elle a dû être internée à l'Hôpital Pierre-Janet, à l'adolescence.

Elle a d'ailleurs découvert «juste avant le duel» que son partenaire/adversaire de chant, Thomas Argoin, souffrait du même trouble qu'elle. «On a compris que cette chanson allait venir nous chercher 'quelque chose de rare', parce qu'il y a eu un moment dans notre vie, où nos blues ont pu passé dan' porte. Et qu'on allait livrer une performance vraiment solide!»

La chanteuse goûte à pleins poumons aux joies de la notoriété: «Je ne peux plus aller faire mes groceries sans me faire accrocher par dix personnes, et c'est vraiment plaisant. J'ai attendu ça toute ma vie, la vie de vedette, alors je trippe au boutte!»

Genesis Ritchot

Bien qu'éconduit, Genesis Ritchot ne garde aucune amertume de sa défaite face à Pastel Soucy-Gagné, il y de cela quelques semaines déjà (l'étape de duels est préenregistrée).

«Je vis très bien avec ce qui s'est passé. Pour moi, la plus grosse étape c'était de me rendre aux auditions. Tout le reste, c'était de l'extra», raisonne-t-il, heureux d'avoir fait partie des 48 élus qui se sont distingués parmi plus 4000 candidats. «Je voulais me rendre le plus loin possible, mais je savais que c'était pour finir à un moment donné, alors je vivais le moment. Et je suis très fier de mon parcours.» 

Entonner une chanson qu'il ne connaissait pas - francophone de surcroît - c'est sûr que ça m'a sorti de ma zone de confort». Tout comme le fait d'avoir suivi le conseil de Marc Dupré, qui lui a suggéré d'atténuer le côté country de sa voix «pour s'adapter à la chanson». 

«Je suis ouvert aux conseils et je l'ai essayé... mais je ne pense pas que ce soit à cause de ça que je n'ai pas été choisi. Les deux, on a livré une très bonne performance. Au final, c'était une question de goût personnel, si Marc a gardé Pastel», analyse-t-il, «fier d'avoir réussi à livrer l'émotion de la chanson.»

Il est retourné à ses fonctions de graphistes, mais profite quand même de l'effet LaVoix. Il observe monter en flèche le nombre de visionnements de ses vidéos. «J'ai déjà eu des propositions de spectacles cet été, alors on va me voir encore un peu» en Outaouais.

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