Les Gatinois prêts pour les Duels de La Voix

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Après les auditions à l'aveugle, les Gatinois Geneviève Leclerc, Stéphanie St-Jean et Genesis Ritchot passent à l'étape suivante de La Voix, celle des Duels, dont la diffusion commence dimanche soir.

Geneviève Leclerc

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Geneviève Leclerc

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Geneviève Leclerc avait 18 ans quand elle a quitté Gatineau, «deux valises à la main et sans prévenir personne», pas même sa mère, pour aller s'installer à Montréal. «Je voulais faire du théâtre.» Elle s'est retrouvée chez sa tante, qui l'a «heureusement encadrée» dans son rêve de monter sur scène et de chanter.

«À l'époque, je ne voyais pas l'importance de finir mon secondaire. Quand j'ai été accepté à Sainte-Thérèse, en théâtre musical, ç'a été à une condition: terminer mes mathématiques, ma chimie et ma physique de quatrième et cinquième secondaires... en deux mois! Je ne croyais pas réussir, mais ma tante m'a organisé un horaire très strict d'études. Grâce à elle, et parce que j'avais un but, j'ai obtenu des notes comme je ne pensais même pas pouvoir en décrocher!»

Geneviève Leclerc continuait néanmoins à se demander pourquoi elle se sentait «différente». Jusqu'au jour où, à 23 ans, elle a rencontré Georgina, avec qui elle est mariée depuis huit ans.

«Quand je suis tombée amoureuse de Gina, ç'a tout changé. Tant que tu ne sais pas qui tu es, tu ne peux pas être authentique. Dans le domaine des arts, si tu n'es pas totalement "connectée" à toi-même, tu sonnes toujours faux...»

Adolescente, la Gatinoise avait eu des chums, n'était «pas malheureuse», tout en ressentant qu'elle passait «peut-être» à côté de quelque chose.

«À cause de ça, j'ai longtemps défié l'autorité de tout le monde, testé les limites de mes professeurs à l'école, entre autres. Aujourd'hui, je suis convaincue que cette rébellion avait un rapport avec mon orientation sexuelle, même si, à ce moment-là, je ne m'en doutais pas, parce que je n'avais pas de modèles auxquels j'aurais pu m'identifier, qui m'auraient permis de me comprendre, précise la femme de 32 ans. C'est génial que, de nos jours, au Québec, les jeunes aient accès à des exemples positifs, dans les mondes du sport, des arts ou des affaires!»

Au fil des ans, Geneviève Leclerc a cumulé les contrats, sur les mers du Sud comme sur les planches (Fantine, dans Les Miz; Pierrette dans la version anglaise des Belles-Soeurs). Avec La Voix, elle a voulu rentrer au bercail. Or, si elle a «souvent chanté» Je reviens à Montréal d'Ariane Moffatt en huit ans de carrière sur les bateaux de croisière; «dansé de nombreux slows» sur certaines chansons d'Éric Lapointe; et si elle adore la musique de Pierre Lapointe, c'est dans l'équipe de Marc Dupré qu'elle poursuivra sa route.

«Marc va me pousser au bout de ce que j'ai à donner et me dire mes quatre vérités. Et si mon expérience peut m'aider à une chose, dans tout ça, c'est savoir comment composer avec la chute et la suite, quand l'aventure se terminera pour moi.»

Stéphanie St-Jean

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Stéphanie St-Jean

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«Chanter a toujours été une thérapie: chaque fois, le bobo du moment était évacué par la musique, soit en gueulant la pièce ou parce que les mots résonnaient», mentionne Stéphanie St-Jean.

Reprendre I Am Changing lors de son audition à l'aveugle était donc hautement symbolique. «Ça fait longtemps que je connais cette toune. Et je m'étais juré de la chanter lors d'une grande occasion, à un moment où je serais vraiment en train de changer. C'est justement là où j'en suis rendue, aujourd'hui.»

La Gatinoise de 25 ans ne le cache pas: la musique lui a sauvé la vie. Littéralement. Parce qu'elle ne cache pas non plus sortir lentement mais sûrement «d'un long calvaire»: à 17 ans, elle a été «incarcérée» à l'Hôpital Pierre-Janet, où elle a été diagnostiquée pour des troubles de la personnalité.

«Ma mère n'en pouvait plus et j'avais besoin d'aide extérieure. Mais j'ai lutté longtemps contre tout le monde autour de moi, refusé le support qu'on voulait m'apporter, avant de finir par accepter ce diagnostic, il y a environ un an. Contrôler mes émotions, entre autres, demeure un combat de tous les jours avec mon esprit. En même temps, j'ai tellement bûché pour en arriver là que j'apprécie encore plus tout le positif qui m'arrive!» clame-t-elle.

Si elle a d'emblée parlé aussi ouvertement de son passé sombre, c'est parce qu'elle souhaitait ainsi garder le contrôle sur le message. «C'était aussi bien que ce soit moi qui aborde le sujet, en entrevue avec Charles [Lafortune, l'animateur de La Voix], au lieu que quelqu'un, quelque part, l'apprenne et en fasse tout un plat.»

Stéphanie St-Jean a réécouté «au moins sept fois» son audition à l'aveugle, pour savourer le moment avec un peu de recul. 

«Ils auraient tous pu me faire avancer, mais tant qu'à me visualiser dans l'aventure, aussi bien me voir aller jusqu'au bout et je considère qu'Éric est le coach parfait pour m'écrire une chanson de finale!» 

«Je vois peut-être loin, mais je demeure très humble dans tout ça, renchérit-elle. J'ai beaucoup à apprendre. Une chose est sûre: je veux être là, et je profite à fond de tout, coiffeurs, maquilleurs, commentaires des coaches, plateau de tournage, etc.!»

Genesis Ritchot

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Genesis Ritchot

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Quand on s'appelle Genesis, il va sans dire que la musique a joué un rôle important... dans la vie de ses parents, a priori. Il n'est peut-être pas tout à fait étonnant non plus que Genesis Ritchot ne se souvienne «pas vraiment» du moment où il a lui-même commencé à chanter.

«Il n'y a pas eu de point tournant dans ma vie, par rapport à la musique. Ç'a toujours été là, fait partie de moi: je chante tous les jours», raconte le Gatinois de 20 ans.

Dès le primaire, il disait vouloir devenir chanteur. Il n'a pourtant jamais suivi de cours de chant ni de musique.

«Je ne sais pas lire la musique, je n'en connais pas la théorie. Chanter, je fais ça à l'instinct, parce que c'est une façon pour moi d'exprimer mes émotions, que j'aille bien ou mal: je rentre dans une bulle où je me sens tout le temps mieux, peu importe ce que je vis.»

Genesis Ritchot s'est impliqué pendant plusieurs années dans l'organisation du concours Secondaire en spectacle à l'école Hormisdas-Gamelin, qu'il a fréquentée, à Buckingham. C'est d'ailleurs là, pendant les délibérations du jury, l'an dernier, qu'il a interprété pour la première fois devant public What We Ain't Got, la pièce aux accents country qu'il a livrée lors de son audition à l'aveugle.

«J'ai écouté toutes les éditions de Star Académie et de La Voix, et je m'étais dit qu'une fois mes études [à La Cité d'Ottawa] terminées, je tenterais ma chance», soutient celui qui travaille aujourd'hui à temps plein comme designer graphiste, à Gatineau.

Genesis Ritchot a cependant dû attendre les dernières secondes de sa prestation avant de voir Marc Dupré se retourner.

«Plus j'avançais dans la chanson, plus je me sentais confiant. Je me disais aussi: "Chaque année, il y a un juge qui se tourne au dernier moment, pourquoi ce ne serait pas pour moi?"»

Il aborde maintenant l'étape des Duels avec philosophie.

«J'ai toujours fait de la musique et chanté par plaisir, par passion, jamais par obligation, souligne-t-il. Je vais donc profiter de chaque moment pour ce qu'il est, écouter tout ce que les coaches auront à dire et assimiler tout ça pour continuer à avancer.»

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