Plein champ sur le bio

Geneviève Turcot est scénariste-conceptrice de l'émission Garde-Manger sur... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Geneviève Turcot est scénariste-conceptrice de l'émission Garde-Manger sur les ondes d'Unis TV.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le bio, c'est tendance. En dix ans, le marché au Canada a évolué de façon exponentielle, porté par cette forme de production plus saine et respectueuse des sols. Panorama varié sur l'agriculture biologique, la nouvelle émission Garde-Manger diffusée sur Unis TV donne la parole à différents acteurs de la production biologique.

De part et d'autre du Canada, cette série documentaire de la boîte de production ottavienne Slalom a baladé ses caméras dans les fermes et filmé de nombreuses initiatives à rebours de l'agriculture conventionnelle. Visite guidée, mardi soir, à Wakefield, dans la Ferme et Forêt de Geneviève LeGal-Leblanc et son mari Sean Butler, à la rencontre de deux entrepreneurs passionnés qui ont su trouver des pistes d'économie solidaire pour financer leur projet de ferme biologique... non labélisée.    

«Je soupçonnais que la question du financement était un obstacle, mais je n'imaginais pas l'ampleur du problème,» partage Geneviève Turcot, scénariste-conceptrice de l'émission et ancienne journaliste au Droit

En l'absence de politiques agricoles favorables à la reconversion des champs au bio, les fermiers cultivent l'huile de coude et la débrouille. L'entreprise Ferme et Forêt, par exemple, a pu se développer grâce au financement participatif d'amis qui lui ont prêté de l'argent à des taux plus avantageux que les banques. Mais l'enseigne ne peut prétendre à un label bio car elle vend également des aliments sauvages cueillis en forêt (donc en terrain non homologué).  

L'épisode Le bio à vendre, diffusé mardi soir à 20 h, met ainsi l'accent sur certains enjeux économiques que doivent relever les fermes biologiques pour exister. Un constat? Le bio fait son terreau sur l'économie solidaire, et les fermiers - tout comme leurs investisseurs - acceptent un risque accru sur leurs placements. Avec, à la clé, la perspective d'avoir une meilleure qualité de vie sans manipulation de produits chimiques et la fierté de cultiver une terre en santé. 

Lors du tournage de l'émission, Geneviève Turcot se souvient d'avoir croisé un pulvérisateur de Roundup dans un champ, cet herbicide controversé du géant américain Monsanto. «Dans un certain périmètre, tout était mort, sauf la plante conçue pour lui résister. Ça fait froid dans le dos.»

Encourager la discussion

Nul militantisme, souligne-t-elle, dans cette série documentaire imaginée «pour encourager la discussion et non convaincre le téléspectateur de se convertir au bio.» Mais que désigne-t-on par «biologique», au juste?  

«Une culture sans herbicide, sans pesticide, qui pousse au sol d'une semence et sur un terrain biologique,» précise la scénariste, devenue incollable sur le sujet.  

De toute évidence, les ramifications liées à ce secteur agricole sont vastes: outils d'intégration sociale, choix économique, mais aussi éthique, le bio reste toujours associé au «chic et cher». Garde-manger met en lumière les particularités de ce marché en plein essor, tout en répondant à de nombreuses questions que le consommateur pourrait se poser. Par le récit de ses intervenants, majoritairement francophones, la série vise ainsi à informer sur une culture raisonnée, socialement équitable et écologiquement saine. À consommer sans modération en 13 épisodes.

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