Céleste Lévis rate la finale

Céleste Lévis a dû s'incliner face à la... (Courtoisie)

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Céleste Lévis a dû s'incliner face à la fougue de la rockeuse néobrunswickoise Rosa Larrichiuta.

Courtoisie

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Céleste Lévis ne participera pas à la grande finale de l'émission La Voix, dimanche prochain.

La jeune concurrente originaire de Timmins, mais basée à Ottawa, qui avait choisi d'entonner L'essentiel de Ginette Reno, dimanche soir, lors des demi-finales a dû s'incliner face à la fougue de Rosa Larrichiuta.

Il s'en est fallu d'un cheveu. La Franco-Ontarienne, qui s'accompagnait à la guitare, avait réussi à séduire le public, récoltant 57 points, soit 14 de plus que sa rivale... mais la rockeuse néobrunswickoise a su conquérir leur coach, Éric Lapointe, grâce à son interprétation de The Show Must Go On, de Freddy Mercury, étoffée par une centaine de voix du Choeur de Montréal. Jugeant «époustouflante» la prestation de Rosa, Éric Lapointe lui a accordé les 60 points attribués à la pole position, ce qui ne laissait que 40 points à Céleste. Celle-ci ne rate donc le «podium» que de six petits points, face au score de 103 points de sa rivale - et néanmoins «amie» - qui a également bluffé Isabelle Boulay. «Il y a une telle force dans ta voix... c'est tellurique! C'est débile!» l'a félicitée la coach, qui s'est dit prête à la présenter à Johnny Hallyday. Dans un élan d'enthousiasme, les quatre coaches se sont levés pour applaudir Céleste... mais la fougueuse Rosa a carrément réussi à les faire se dresser durant sa reprise de Queen, signe avant-coureur de sa victoire incessante.

Lors de l'ultime épreuve, Rosa Larrichiuta se retrouvera donc en compétition face à Mathieu Holubowski, qui a fait une interprétation sidérante de The Girl From the North Country de Bob Dylan, la toute jeune Angelike Falbo, qui a offert Say Something d'A Great Big World, et Kevin Bazinet, qui s'est distingué en s'appropriant L'amour existe encore de Céline Dion.

Les trois concurrents défendront respectivement les couleurs de l'équipe de Pierre Lapointe, Isabelle Boulay et Marc Dupré, lors d'une finale à laquelle participeront des vedettes internationales - Def Leppard, Kelly Clarckson et Melissa Etheridge - ainsi que Jean Leloup, Patrice Michaud, Alex Nevsky et le gagnant de la deuxième saison de l'émission, Yoan.

La demi-finale a aussi permis aux huit demi-finalistes d'interpréter quelques succès de la chanteuse Coeur de Pirate, en compagnie de Béatrice Martin elle-même, qui en a profité pour présenter en primeur la chanson Oublie moi, qui servira de premier extrait à l'album qu'elle prépare pour septembre.

Positive

Céleste Lévis n'était absolument pas amère, au lendemain de sa défaite, et ne tire que des choses positives de son aventure télévisuelle, dont elle ressort «grandie», qui lui a donné confiance en elle, et qui lui a permis de se faire découvrir d'un très large public.

Elle qui a obtenu sa ceinture noire de karaté, plus jeune, a été ravie de découvrir en direct, dimanche, que le champion québécois d'arts martiaux mixtes Georges Saint-Pierre (GSP) faisait partie de ses fans.

«Je me suis rendue beaucoup plus loin que ce que j'aurais jamais pu imaginer», résumait-elle au téléphone, hier. À l'issue de sa performance, elle avait d'ailleurs eu droit aux encouragements de son coach, qui a souligné son «don de porter l'émotion». Et à un gentil commentaire de Rosa, qui la considère déjà comme sa «petite soeur».

Après trois semaines intenses à Montréal - pour lesquelles Céleste Lévis a dû temporairement sacrifier ses études en musique à l'Université d'Ottawa, faute de temps -, la pression était enfin retombée. Mais pas l'adrénaline, confiait-elle en riant, et en avouant avoir passé sa matinée à consulter les réseaux sociaux de façon un peu compulsive, pour «lire tous les commentaires» la concernant. «C'est vraiment le fun de voir combien de personnes sont derrière moi, malgré tout, et que [mon parcours artistique] va continuer quand même. Ils sont nombreux à attendre un album.»

Ce premier disque à son nom pourrait bien se faire attendre, même s'il était théoriquement prêt avant que Céleste Lévis ne soit acceptée à l'émission de télé-crochet. L'artiste s'est mise à douter: les chansons qu'elle avait concoctées avant La Voix pourront-elles être à la hauteur des attentes du public et des siennes, à présent? Faut-il étoffer le disque? Espérer qu'un producteur l'approche pour remettre les pendules à zéro? «Je me donne quelques semaines pour prendre une grande décision.»

Elle n'a aucun ressentiment à l'égard de son coach. «Éric a cru en moi depuis le début et il m'a sauvé lors des chants de bataille, même si c'est lui qui m'avait mis là. J'ai senti que c'était pour lui une décision très difficile (dimanche), parce qu'il a aimé nos deux prestations. J'ai beaucoup aimé travailler avec lui et j'espère que ça pourra continuer», dit-elle.

«Le public a été juste», lui a glissé son coach dans le creux de l'oreille, lorsqu'il est venu l'étreindre avant qu'elle ne quitte la scène, révèle-t-elle. Une façon de s'excuser d'avoir privilégié une énergie rock qui le rejoint plus personnellement?

Elle n'en veut pas non plus à Rosa «qui a donné une performance extraordinaire».

«Je suis très fière d'elle. On a passé beaucoup de temps ensemble, depuis le début de La Voix et on a eu beaucoup de plaisir. Ç'a été un coup de coeur immédiat [au sein de] cette petite famille» que constitue l'équipe de chaque coach.

Ybergeras@ledroit.com

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