Quatre voix d'ici fin prêtes pour les duels

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Philippe Clément

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Philippe Clément, Mathieu Langevin, Céleste Lévis et Jacob Watson ont fait tourner les têtes... et les fauteuils des coachs lors des auditions à l'aveugle de La Voix. Les quatre candidats de la région se préparent maintenant à la prochaine ronde des Duels, qui débute dimanche soir.

PHILIPPE CLÉMENT

Un feu de camp, son cousin, une guitare et le tour était joué: en grattant ses premiers accords par un beau soir de vacances, Philippe Clément venait de toucher à quelque chose d'essentiel. Et d'ajouter une corde à son arc pour «impressionner un peu les filles», avoue le principal intéressé en éclatant d'un rire franc.

Alors au secondaire, il change de voie et s'inscrit en musique. Forme en 2010 un groupe de rock punk, Castaway, qui remporte le prix de la Société nationale des Québécois et Québécoises de l'Outaouais lors de la finale régionale de Secondaire en spectacle. «On a pu jouer lors du spectacle de la Saint-Jean à la polyvalente Le Carrefour, cette année-là.»

Puis, il tâte du metal hardcore («Ça m'a appris à bouger sur scène, du torse à la tête, parce que l'intensité doit être au rendez-vous, dans ce genre!») pour mieux se lancer dans le rock'n'roll ensuite. Si bien qu'il joue aujourd'hui... d'une voix caméléon à souhait.

«Je chante à l'instinct, en adaptant ma voix en fonction des émotions que je ressens et que j'ai à transmettre par la chanson que j'interprète», explique le Gatinois de 22 ans.

Habitué à être au-devant de la scène au sein de groupes, Philippe Clément plonge aujourd'hui seul au micro devant le public. «En solo, je suis plus du genre ballade à la Louis-Jean Cormier. Avec Pierre Lapointe comme coach, je vais justement pouvoir explorer plus les mots, le sens des textes et mon interprétation.»

D'ailleurs, les deux ont plus que la musique en commun: non seulement ont-ils tous les deux grandi à Gatineau, mais ils ont tous les deux étudié en arts plastiques. «Toutes ces affinités que je sentais entre nous ont influencé ma décision, quand est venu le temps de choisir entre Pierre et Éric (Lapointe)», confirme Philippe Clément, qui a terminé ses études collégiales en arts visuels et médiatiques, l'an dernier.

Et si les gens ont pu, lors de son audition à l'aveugle, le voir s'accompagner en tapant des mains et des pieds sur A Bad Place To Reside, «je voudrais maintenant leur montrer ce que ces mêmes pieds peuvent faire quand ils bougent!»

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Mathieu Langevin

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MATHIEU LANGEVIN

Mathieu Langevin était conscient qu'il était parmi les derniers concurrents à se pointer devant les coachs pour son audition à l'aveugle, ce jour-là. «Je me suis dit que les équipes étaient peut-être toutes déjà complètes...»

Quand il a vu Éric Lapointe, Marc Dupré et Pierre Lapointe appuyer sur leur bouton (Isabelle Boulay aurait bien voulu, mais ne le pouvait plus), il a compris qu'il restait au moins une place pour lui. Et, qu'en plus, il pourrait travailler avec son «idole de jeunesse».

«Quand j'étais petit, je voulais devenir humoriste et imitateur, comme Marc Dupré. Je l'écoutais et je le trouvais tellement inspirant! Ç'a été un boost incroyable quand je l'ai vu se retourner pour moi!»

Il partage toutefois des affinités country avec Isabelle Boulay. «J'aimerais ça, faire une chanson aux accents vraiment country américain... Mais je sais que Marc peut m'apporter beaucoup par rapport à ma confiance en moi.»

Cette confiance, il la bâtit depuis que sa vidéo de candidature pour Star Académie lui a valu de terminer au premier rang du vote populaire de pré-sélection. À l'époque, Mathieu Langevin n'avait toutefois pas été rappelé par l'équipe de production.

«Je ne pouvais quand même pas être déçu de ce que j'avais vécu! Je me suis donc dit que je devais continuer. Ça m'a mené à La Voix

En prévision de la diffusion de son audition à l'aveugle dimanche soir dernier, Mathieu Langevin avait tenu le secret: seuls sa soeur, son père et son grand-père savaient qu'il passait à l'étape des Duels.

«Je voulais voir la face de mes amis quand ils réaliseraient ce qui s'est passé, raconte l'homme de 24 ans, fier de son coup. On a écouté ça en famille, avec mes chums. Et on a fini la soirée en faisant de la musique!»

Car chez les Langevin, la musique est un héritage familial qui se transmet d'une génération à l'autre. «Toutes les occasions sont bonnes pour sortir nos instruments et en jouer tout le monde ensemble. À Noël, chez nous, mettons que ça brasse!» prévient Mathieu Langevin.

D'ailleurs, c'est pour son esprit rassembleur et festif qu'il privilégie aujourd'hui la guitare. «Je n'ai jamais chanté sans ma guitare», soutient celui qui craint «un peu» d'avoir à relever le défi, au cours de son Duel. «Ce serait comme enlever son bâton à un joueur de hockey... Si ça arrive, il faudra juste que je patine encore plus fort!»

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Céleste Lévis

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CÉLESTE LÉVIS

Le «gros» événement ayant bousculé ses plans (au point de repousser la sortie de son album) dont Céleste Lévis ne pouvait parler à la fin de l'année dernière, lorsque Le Droit l'a ciblée comme artiste émergente pour la suivre en 2015, c'était ça: sa sélection à La Voix.

C'est sur le plateau de l'émission Jam!, diffusée sur les ondes de TFO, qu'un des caméramans, qui travaille aussi pour TVA, lui mentionne qu'il la verrait bien tenter sa chance à La Voix.

«Mais les pré-auditions avaient lieu en même temps que je devais me rendre au Festival de Granby, à la fin de l'été dernier. J'avais donc fait un 'x' sur mes possibilités de participer à l'émission», relate Céleste Lévis.

Elle était de retour sur les bancs d'école quand ledit caméraman l'a contactée de nouveau pour lui annoncer que la production ajoutait trois jours de pré-auditions. Il n'en fallait pas plus pour que la Franco-Ontarienne «achète un billet de bus» pour Montréal... et obtienne son laissez-passer pour l'étape suivante des auditions à l'aveugle.

«Ce soir-là, j'étais vraiment la dernière à chanter. Mais ce que les gens ne savent pas, c'est que j'aurais quand même pu ne pas être choisie par Éric: il y avait encore des candidats en stand-by pour une autre journée de tournage au cas où...» tient-elle à préciser.

Elle n'a pas l'intention de se laisser atteindre par les quelques messages reçus d'inconnus faisant valoir que son coach n'avait pas vraiment le choix de la prendre dans son équipe.

«Il faut savoir miser sur le positif pour avancer dans la vie!»

La jeune femme de 20 ans sait de quoi elle parle: une étrange maladie au cerveau, à l'adolescence, l'a contraint d'abandonner le sport. C'était toutefois pour mieux se lancer dans la musique.

«Je ne serais certainement pas rendue là aujourd'hui si je n'avais pas eu à composer avec la maladie.»

Était-elle étonnée de se retrouver dans l'équipe d'Éric Lapointe? «J'étais super contente, en fait! répond-elle. Ça fait longtemps que je chante ses chansons. Honnêtement? Je visais entre Marc et lui.»

Céleste Lévis se dit convaincue que le rockeur, «qui n'est pas juste ça, justement», peut l'aider à développer son style.

«En tout cas, j'ai hâte de voir ce qu'il pense de ce que je peux faire pour montrer aux autres ce dont je suis capable!» lance-t-elle.

Et puis, les autres coachs se sont retournés aussi, à leur façon, rappelle-t-elle.

D'ailleurs, Isabelle Boulay n'a pas hésité à déclarer qu'elle voyait bien l'Ottavienne d'adoption se rendre jusqu'à la finale.

«C'est un cadeau de pouvoir entendre ces commentaires-là en écoutant l'émission dans son salon quelques mois plus tard. C'est une source de motivation incroyable!»

Pour cette habituée des concours (Ontario Pop, Granby, Ma première place des arts), une compétition «petite ou grande» demeure une occasion de «grandir au contact des gens qu'on a alors la chance de rencontrer».

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Jacob Watson

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JACOB WATSON

Pour Jacob Watson, la musique est d'abord passée par les mains. Le piano à cinq ans, le tambour africain à 11 ans (au sein du groupe Baobab), puis la guitare à 19 ans. «Un cadeau de Noël» dont il se souvient encore. Et le chant, dans tout ça? «C'est arrivé un peu tard dans ma vie. D'ailleurs, je suis encore en train de chercher ma voix...» confie le principal intéressé en rigolant doucement.

Une voix qu'il a décidé de chercher à trouver à La Voix, rien de moins! «J'ai eu envie de me pousser plus loin, de me sortir de ma petite bulle.» Avec pour résultat que sa reprise de Shake If Off de Taylor Swift a séduit Pierre Lapointe et Marc Dupré. C'est avec ce dernier que l'Ottavien de 23 ans a choisi de poursuivre l'aventure.

«Le style de Marc est plus pop et plus technique sur le plan vocal et comme je veux apprendre en travaillant avec mon coach, je me suis dit que c'est avec lui que j'évoluerais le plus en dehors de ma zone de confort», explique-t-il.

Né à Ottawa, déménagé à Chelsea à 12 ans, Jacob Watson s'inquiète-t-il d'avoir à interpréter des pièces en français lors des prochaines étapes? «Oui», avoue celui que sa mère a tenu à inscrire en classes d'immersion dès le primaire. Il enchaîne rapidement d'un ton convaincu: «Mais c'est un défi que je suis prêt à relever!»

Depuis qu'il est installé à Montréal, où il poursuit des études en commerce à l'université McGill, Jacob Watson prête d'ailleurs une oreille de plus en plus attentive aux artistes québécois, notamment Pierre Lapointe, Louis-Jean Cormier ou encore Patrice Michaud. «J'écoute aussi Daniel Lanois, qui est originaire de Gatineau!» clame-t-il fièrement.

Ainsi, il pratique assidûment non seulement la musique, mais aussi son français. «Des fois, je peux paraître plus timide que je le suis vraiment parce que c'est plus difficile pour moi de m'exprimer dans une langue dont je ne maîtrise pas les nuances. Mais l'important, dans le fond, c'est que je reste moi-même, en espérant que les gens apprécient.»

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