Le coach Lapointe s'amène à La Voix

Pierre Lapointe.... (PHOTO MARTIN ROY, ARCHIVES LE DROIT)

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Pierre Lapointe.

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Occuper un fauteuil de coach à La Voix «arrive au bon moment» dans la carrière de Pierre Lapointe. «Je suis rendu au stade où je peux raffiner mes talents de base, non seulement en tant qu'artiste, mais aussi en tant que communicateur», soutient le trentenaire, qui prendra ainsi place aux côtés de Marc Dupré, Isabelle Boulay et Éric Lapointe, pour cette troisième édition se mettant en branle dimanche soir à TVA.

Déjà approché par les producteurs de La Voix, il y a deux ans, l'auteur-compositeur-interprète avait alors dû décliner l'invitation, faute de temps. «J'entamais ma tournée avec Punkt au Québec et les portes commençaient à s'ouvrir vraiment pour moi en France», rappelle celui qui, depuis, y a d'ailleurs présenté quotidiennement des capsules d'humeur sur les ondes de la radio France Inter, en plus d'y lancer l'album Paris tristesse.

«Au cours des derniers mois, j'ai mis en veilleuse l'auteur-compositeur en moi pour me consacrer à chanter, mais aussi à développer mon côté communicateur», soutient-il.  « Car autant il me plaît de faire des allers-retours entre l'Europe et ici, autant j'aime avoir la possibilité de me présenter sous de nouveaux jours, voire me pointer là  où l'on ne m'attend pas nécessairement. »

Son rôle de coach, il le voit plus comme celui d'un «accompagnateur».

«La Voix, c'est un grosse machine bien huilée, manipulée par une équipe ultra professionnelle à tous les niveaux. Dans un contexte aussi impressionnant, je considère que ma tâche est, principalement, d'encadrer les membres de mon équipe pour qu'ils chantent le mieux possible», explique la recrue de la populaire émission.

S'il sait évidemment déjà pour quelles voix il a pesé sur le fameux bouton rouge, Pierre Lapointe prend un malin plaisir à se dire lié par le secret professionnel pour ne rien dévoiler de la composition de son équipe. Le public en découvrira les représentants au cours de la ronde des auditions à l'aveugle - déjà enregistrées devant public, mais dont la diffusion donnera le coup d'envoi à la nouvelle saison, à compter de dimanche.

«Je me suis vraiment présenté les oreilles ouvertes et, surtout, prêt à me laisser toucher par toutes sortes de voix. Je suis curieux de nature et je ne m'arrête pas à un style en particulier, donc, je sais que j'ai étonné des gens, tantôt en ne me retournant pas alors que tout le monde était convaincu que je le ferais, tantôt en pesant sur mon bouton pour une voix que personne n'aurait cru que je pourrais aimer!» clame celui qui s'inscrit lui-même dans la «même famille» que ses prédécesseurs Ariane Moffatt et Louis-Jean Cormier.

Pierre Lapointe ne veut pas présumer de ce que le public connaît ou pas de lui. Il est cependant bien conscient de l'impact de la visibilité qu'il s'apprête à obtenir. «J'ai fait beaucoup de télé, mais jamais en étant à l'avant-plan de cette façon. Or, plus on est vu dans ce métier, plus ça permet aux gens de comprendre la complexité de qui on est.»

Entre La Voix et la France, l'interprète s'arrêtera au Centre des arts Shenkman, le 23 janvier, dans le cadre de sa tournée Punkt.

Quand mélancolie rime avec Paris

Pierre Lapointe ne pensait pas sortir Paris tristesse au Québec. La demande le justifiant, l'album sera toutefois aussi disponible de ce côté-ci de l'Atlantique, dès le 10 février, sous étiquette Audiogram.

Regroupant 11 pièces de ses précédents disques (de Au 27-100 rue des Partances à Quelques gouttes de sang, en passant par Nos joies répétitives), trois reprises (dont Comme ils disent de Charles Aznavour) et une inédite (La plus belle des maisons) jamais enregistrées auparavant, il s'agissait à la base d'un «exercice» destiné au seul marché français.

«Nous avons été approchés pour monter cet assemblage de mes plus belles chansons tristes, livrées piano-voix, à cause de ma présence sur les ondes de la radio là-bas, l'été dernier. C'était donc une façon de faire découvrir mon univers mélancolique au public de la France et d'en faire un spectacle que j'ai ensuite offert à La Cigale, entre autres.»

Alors que sa tournée Punkt tire à sa fin, Pierre Lapointe envisage-t-il de repartir sur les routes d'ici avec ce spectacle qui rappelle Seul au piano par sa forme épurée? «Je vais présenter Paris tristesse aux FrancoFolies, en juin, à Montréal. Mais une tournée? Peut-être. On n'a pas décidé encore.»

Vous voulez y aller?

QUAND? Le 23 janvier, 20h

OÙ? Centre des arts Shenkman

RENSEIGNEMENTS? 613-580-2700; shenkmanarts.ca

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