L'Outaouais à la Formule Diaz

L'animateur Sebastien Diaz a rencontré les étudiants du... (Courtoisie, Télé-Québec)

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L'animateur Sebastien Diaz a rencontré les étudiants du programme BD de l'École multidisciplinaire de l'image, Jessica Tremblay et Raphaël Guilbeault.

Courtoisie, Télé-Québec

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Formule Diaz, émission culturelle hebdomadaire présentée à l'antenne de Télé-Québec, consacrera une édition spéciale à la région de l'Outaouais, ce soir à 20h.

Début décembre, l'animateur Sebastien Diaz et ses collaborateurs chroniqueurs - dont le chanteur Pierre Lapointe, lui-même originaire de la région, qui profite de l'occasion pour parler de son «éveil artistique» - sont venus à Ottawa-Gatineau pour rencontrer notamment le musicien Daniel Lanois, la metteure en scène Brigitte Haentjens, et la sommelière Véronique Rivest.

Daniel Lanois y évoque ses souvenirs d'enfance; Brigitte Haentjens aborde son rôle à la tête du Théâtre français du Centre national des arts; l'équipe visite Soif, le bar à vin qu'a ouvert Mme Rivest sur la rue Montcalm; des reportages se penchent sur l'art contemporain et la bande dessinée en Outaouais.

Journaliste culturel radio-canadien, Julien Morissette présentera quelques lieux où sortir et voir des spectacles. Lui qui, dans le cadre d'une recherche universitaire, s'intéresse aux performances musicales à la télévision, était venu assister à quelques reprises à des tournages de Formule Diaz. À Montréal, «on entend souvent dire qu'une virée nocturne, ça ne se peut pas. On voulait démontrer le contraire. On a donc demandé à Julien Morissette si ça lui tenterait de nous servir de guide», explique Sébastien Diaz.

Les téléspectateurs sont friands de cette formule géo-thématique, soutient l'animateur, qui a déjà consacré deux éditions spéciales aux régions - Charlevoix et les Îles de la Madeleine - depuis le début de son magazine culturel, en septembre.

«Et nous, on aime ça, se promener autour d'un thème et gratter», indique l'animateur. Sa formule, il l'a testée pendant cinq ans, tout au long de l'aventure de Voir, émission sur les cendres de laquelle est né Formule Diaz. Voir avait même consacré une émission spéciale à l'Outaouais, autour du slam.

En outre, «on essaie de sortir de Montréal à chaque émission», assure Sébastien Diaz, qui, malgré les «contraintes budgétaires», veut offrir «un show rassembleur et accueillant. Pour cela, il faut sortir de la métropole, parce que ce n'est pas vrai que la culture, ça se passe juste ici».

Bande dessinée

Il dit avoir été «surpris» par la richesse des arts visuels et le dynamisme du milieu de la BD en Outaouais, qu'il ne soupçonnait pas. Il a rencontré les étudiants du programme de BD de l'École multidisciplinaire de l'image. «C'était le Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau: je suis revenu avec deux caisses de BD.»

Tourner in situ à Gatineau donne l'occasion à son équipe de défier les idées préconçues et autres «lieux communs» sur l'inculture de l'Outaouais. «L'offre culturelle y est très importante aussi; donc, oui, déboulonner certains mythes faisait partie de nos plans». Pierre Lapointe, qui se désole «qu'on ne lui demande jamais de parler de la scène culturelle de l'Outaouais», était donc «ravi de participer» et de s'en faire l'ambassadeur, mentionne l'animateur.

Sébastien Diaz et sa gang privilégient des «valeurs sûres» culturelles et, s'ils partagent leurs découvertes, l'émergence n'est traitée que par la bande, convient-il. «On essaie d'élargir la palette. Je veux plaire autant aux hipsters qui écoutaient Voir, qu'à ma mère, qui est secrétaire.»

Il accueille la plupart de ses invités dans un grand loft très arty, «propice aux confidences». Avouant ne pas être adepte de la confrontation, il concède que la convivialité «décontractée» qui règne au loft appelle la bienveillance, bien plus que la critique. Un choix qu'il continue toutefois de pondérer. «Sans réinventer le show culturel, on voulait sortir du carcan des shows de chaises. [...] On a fait le pari d'être rassembleur, et moins critiques.» L'adage anglophone voulant que tout le monde soit un critique n'a jamais été si vrai qu'aujourd'hui, à l'heure des réseaux sociaux, se défend Sébatien Diaz, qui, dans le cadre d'une émission hebdomadaire, en compétition avec l'instantanéité de la Toile, a préféré se positionner autrement.

«Aujourd'hui, qu'est-ce qui incite à consommer la culture? Les critiques, oui... mais on regarde surtout le côté like. Les gens sont plus à l'affût de tout ce que leurs amis mettent sur Facebook, les photos des shows postées sur Instagram, les commentaires des trippeux sur Twitter. L'émission aurait pu s'appeler J'aime.

La première saison de Formule Diaz se poursuit jusqu'en mars.

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