La cause animale en feuilleton

La scénariste et comédienne Martine Roquebrune, accompagnée de... (Courtoisie)

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La scénariste et comédienne Martine Roquebrune, accompagnée de son chien Praline, sur le plateau de tournage du premier épisode d'une nouvelle série dont l'action se passe au refuge de la SPCA de l'Outaouais.

Courtoisie

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Praline a été abandonnée. Gros plan d'un chien en cage, tête inclinée, qui fait des yeux de merlan frit...Les clients défilent, jaugent si elle sera le compagnon idéal. Un peu trop poilue, peut-être. Jusqu'à ce que Praline trouve la maîtresse idéale: elle lui donne des croquettes bio et se laisse goulûment laper par la bête. Le refuge de la SPCA de l'Outaouais sert de décor à une nouvelle série fiction dont le premier épisode, 33 jours, sera projeté gracieusement au Troquet, ce soir à 18 h 30.

La réalisatrice Annie Coutu espère que ce pilote d'une web-série réalisée dans la région attirera l'attention des chaînes de télé; et fera peut-être l'objet, un jour, d'une saison diffusée sur les ondes hertziennes.

Le premier rôle de son court-métrage met en vedette Eva Gougeon-Avila, ex-finaliste à l'émission Canadian Idol (2006) à qui la chanson-thème de la série a été confiée. Et la direction artistique (et photographique) revient à l'animateur d'Ici Radio-Canada, Carl Bernier... De quoi braquer les projecteurs sur ce dernier projet d'Aïsha Productions !

Animaux cherchent maîtres

«Il y a deux ans, j'ai reçu le scénario de Martine Roquebrune qui m'a tiré des larmes. Si cela me touchait, beaucoup de gens devraient l'être aussi», partage la réalisatrice, ancienne publicitaire, pour qui les 30 ans de la SPCA célébrés cette année ne sont pas passés inaperçus.

La société ne finance pas la réalisation de ces épisodes, tient-elle à préciser, mais la SPCA a mis ses locaux à disposition de l'équipe de tournage et dispense des conseils animaliers selon les besoins scénaristiques. Conseils suivis par Praline, entraînée 2 mois pour accepter son rôle en cage. Il faut la voir rejoindre ses pénates cadenassés sans rechigner !

Le feuilleton familial en court de réalisation retrace ainsi le récit d'animaux confiés au refuge. Devant la caméra, ce lieu ressemble à la fois à une prison et un supermarché : on y fait son shopping avec beaucoup de compassion. C'est aussi un endroit où les travers et les misères de notre société se révèlent crûment; en cela, la série détient un certain potentiel si elle parvient à dépasser l'effusion de bons sentiments qui dégoulinent dans le premier épisode.

Car la souffrance n'est pas seulement du côté des animaux. Un homme seul (Jean-Pierre Bergeron) cherche à compenser son mal-être par l'adoption d'un chien.

Une jeune femme (Élisabeth Locas) doit abandonner son chiot parce que son nouveau compagnon en est allergique. Une célibataire un peu fêlée (la scénariste Martine Roquebrune) trouve en toutou un ersatz à l'enfant qu'elle ne désire pas. Mais aussi un prétexte à entamer la discussion avec d'autres propriétaires canins (Nicolas Desfossés).

«Quand on donne une seconde chance à ces animaux, c'est aussi une seconde chance que l'on s'accorde à soi-même», explique Annie Coutu en connaissance de cause. Elle a été bénévole au sein de la SPCA plusieurs années.

Si l'on ne veut pas s'attendrir davantage sur l'animal que sur l'homme, on comprendra mieux que ce dernier peut être jugé à l'aune de son comportement à l'égard du premier.

POUR Y ALLER :

Quand ? Ce soir, 18 h 30

Où ? Au bistro Le Troquet, 41 Rue Laval.

Renseignements ? 819-663-4090

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