Post Malone au City...F(ol)K

C'est le hip hop de Post Malone qui... (Etienne Ranger, Le Droit)

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C'est le hip hop de Post Malone qui a lancé l'édition 2017 du Cityfolk d'Ottawa, mercredi soir, au parc Lansdowne.

Etienne Ranger, Le Droit

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CRITIQUE / Quel genre de musique, pour accompagner l'été indien ? Le Cityfolk a tranché : ce sera le hip-hop bourgeonnant de Post Malone, déjà star à 22 ans après un premier album sorti il y a tout juste quelques mois, et la musique caverneuse d'Allan Rayman en ouverture de festival. Avec leur air débonnaire, ces jeunes pousses nous ont fait croire que non, l'été n'est pas encore fini.

Démarrage en douceur à la première soirée du festival, mercredi ; malgré les températures estivales, les festivaliers ne se sont pas pressés au parc Lansdowne. L'affiche du directeur artistique Mark Monahan, grand manitou du Bluesfest, visait encore un public de jeunes clubbers cette fois prêt à en découdre sur la musique vénérée de Post Malone. 

La première chanson du concert Too young to die », répète-t-il en boucle) a fait office de cri de ralliement pour toute une jeunesse ottavienne surexcitée au moindre f... k (lesquels furent nombreux et variés dans leurs appositions).

Post Malone... (Etienne Ranger, Le Droit) - image 2.0

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Post Malone

Etienne Ranger, Le Droit

Tête de mort entre les omoplates, bras tatoués jusqu'aux ongles et treillis militaire pour soutenir le tout, l'Américain pulvérise les frontières du hip hop blanc à grands coups d'incantations à la jouissance du moment. Privilégiant un débit qui prend son temps, des beats nonchalants entre deux lampées alcoolisées et des fumées odorantes, Post Malone officie sur scène sans se départir d'un calme olympien qui tranche avec les cris hystériques de ses fans

Au détour d'un titre de son album Stoney, il entame une conversation avec le public, se renseigne sur les autres artistes programmés puis reprend son répertoire de tubes le micro renversé et le bras arqué des rappeurs qui se respectent. 

Il faudra attendre la fin du concert, le deuxième seulement de sa tournée, pour entendre la chanson tant attendue livrée sans faux pas : White Iverson, un pied de nez à tous les oiseaux de mauvais augure qui auraient tenté de le décourager dans sa jeune carrière. 

Difficile de ne pas apprécier Post Malone. Son immense sourire désarmerait le plus dubitatif des spectateurs, même évaporé derrière les platines de son DJ en ultime rappel. Facile, peut-être, mais efficace.    

En attendant Post Malone...

Qui nous a accueilli en première partie du Cityfolk ? Il a l'air tout droit sorti d'un dimanche après-midi pantouflard avec son pantalon mou, sa barbe négligée et sa casquette vissée jusqu'au nez mais dès qu'il chante, Allan Rayman en impose. 

Quand son deuxième album, Roadhouse 01, était sorti en mars dernier, on avait été séduit par sa voix en pointillé rauque, étrange combinaison à la fois rugueuse et soyeuse. Sur scène, il joue les chanteurs possédés et se bat contre un ennemi imaginaire le dos voûté, puis titube avant de s'agripper à son micro. 

Il nous dit qu'il a pris froid récemment, mais sur scène, miracle, tout va mieux. Une chose est sûre : sa musique, entre rage et apaisement, met du baume à l'âme. 

Le Cityfolk se poursuit ce soir avec Nathaniel Rateliff & The Night Sweats (19 h 30) et Jack Johnson (21 h) parmi les plus attendus.

Pour y aller

Quand ? Jusqu'au 17 septembre

Où ? Cityfolk, parc Lansdowne

Renseignements : https://cityfolkfestival.com ou 613-232-6767




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