Artistes en répétition, prière d'entrer

Philippe Bélanger et Marie-Lee Guilbert, deux artistes qui... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Philippe Bélanger et Marie-Lee Guilbert, deux artistes qui font partie de la distribution du spectacle Volta, du Cirque du Soleil.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Il fait plutôt frais sous la tente des artistes du Cirque du Soleil et hop, quelques échauffements plus tard, la température est montée en flèche. À l'heure de la séance de musculation et des entrevues, où tout s'enchaîne selon un rythme bien huilé, Le Droit a rencontré trois acrobates de la distribution de Volta. Nouvelles recrues ou duo chevronné, tous racontent l'engagement artistique nécessaire pour travailler au Cirque du Soleil, label d'exigence et de qualité.

  C'est l'histoire d'une rencontre. Assis en tailleur dans le carré lounge du chapiteau, les Québécois Marie-Lee Guilbert et Philippe Bélanger évoquent leurs premiers ateliers de cirque, enfants, et la volonté de poursuivre en tandem à l'École de cirque de Québec. Elle était mordue de portées acrobatiques main à main. Lui se spécialisait en monocycle. « Un jour, elle a eu la drôle d'idée de monter sur mes épaules alors que je roulais, » raconte Philippe Bélanger. 

Leur duo trouve alors son étincelle, qui offrira un numéro inusité et plutôt rare dans l'offre acrobatique circassienne. « Moins le style est pratiqué, mieux c'est, souligne Marie-Lee Guilbert, 26 ans. En cirque, tout le monde peut inventer son propre numéro, cette liberté de création me plaisait beaucoup ».

Un numéro au sens noble qui tient en joue les lois de la gravité et multiplie les risques. Ils assurent être les seuls au monde à pratiquer cette position de main à main, en équilibre sur le monocyle, où la voltigeuse effectue un tour complet sur elle même en tenant les mains de son porteur.

« Le risque de chute n'est jamais nul, prévient ce dernier. Il faut l'accepter et continuer. »

« Tomber pendant une représentation n'est pas toujours une mauvaise chose, complète Marie-Lee. C'est plate mais ça offre une autre perspective au public, quelque chose de plus humain. »

45 minutes leur seront nécessaires, avant chaque spectacle, pour se maquiller et se costumer. Leur unique numéro ne dure pourtant que 5 minutes, sur scène, mais recèle bien des années de préparation et des améliorations constantes peaufinées au fil de la tournée.

« Il s'agit de notre troisième production avec le Cirque du Soleil, résume Philippe Bélanger. Cette collaboration dès notre sortie de l'école nous a permis d'affiner notre style et notre présence sur scène ».

Avec 300 spectacles en moyenne, par année, le tandem reconnaît que ce rythme soutenu leur « laisse beaucoup de latitude afin d'expérimenter de nouvelles idées... »

Suivre son amour au Cirque

« Jouer pour l'une des plus grosses compagnies au monde, où les salles sont pleines, forcément, ça met la pression », reconnaît Charlotte Sumian, novice au Cirque. La Française originaire d'Aix a suivi son compagnon, déjà à l'embauche du Cirque du Soleil. Elle-même acrobate généraliste, danseuse de formation, elle a créé un numéro où elle grimpe, tournoie et exécute des figures sur deux échelles fixées en bordure de scène qui pivotent aussi au-dessus des spectateurs.

« J'ai tout appris ici, ce numéro a été spécifiquement créé pour Volta », raconte-t-elle. Même si le rythme est soutenu, les avantages de travailler dans une telle structure de prestige ne manquent pas : « nous bénéficions d'une très bonne prise en charge, nous sommes nourris et logés dans d'excellentes conditions. » Le plus ? Deux physiothérapeutes et un massothérapeute veillent quotidiennement à la bonne santé des troupes.

Pour y aller

Quand ? Du 3 au 27 août

Où ? Angle du pont Portage de la rue Laurier

Renseignements : https://www.cirquedusoleil.com/fr




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