Oh! Sandy? Oh! Annie!

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La comédie musicale Grease sera de passage dans la métropole de l'Outaouais à compter de vendredi prochain, à la Maison de la culture de Gatineau.

Martin Roy, Archives Le Droit

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Sandy, Danny et la joyeuse bande de Grease s'amènent en ville. La comédie musicale, point d'orgue des festivités entourant le 25anniversaire de la Maison de la culture de Gatineau, fera revivre à compter de vendredi prochain des personnages auxquels plus d'une génération se sont attachés, mais aussi - et surtout ! - des chansons devenues des classiques.

Annie Villeneuve n'est pas la Sandy « presque courbaturée d'être gênée et de ne pas vouloir déranger » et parlant un « français parfait ». Elle ne se reconnaît pas plus dans la Sandy qui s'impose, se déhanche, les épaules projetées vers l'arrière, à la fin du spectacle. Mais entre les deux pôles de son personnage, la trentenaire s'amuse de plus en plus à se trouver pour approfondir son jeu, en plus de chanter et danser.

C'est là la beauté d'avoir la chance de se glisser pour une troisième fois dans les costumes de celle qui, de sa rentrée à Riverdale jusqu'à la fin des classes, cherchera à comprendre et regagner son amour d'été, Danny.

« Ma Sandy se fait carrément siffler, quand elle sort des coulisses dans ses pantalons moulants et sa fausse cigarette au bec ! Je ne sais pas si c'est parce que je réussis à me changer vraiment vite, que les spectateurs et mes collègues sur scène réagissent comme ça, mais ça me fait toujours rire de les entendre ! » raconte en riant celle qui ne détesterait pas un jour prêter corps et voix à un personnage de la trempe de Rizzo, par exemple.

Annie Villeneuve demeure par ailleurs convaincue qu'il serait impossible de livrer certaines des pièces phares de Grease autrement que dans leur version originale, incluant les incontournables You're The One That I Want et Hopelessly Devoted To You. Non seulement parce que ces titres sont « trop connus » pour qu'on puisse s'y attaquer, mais aussi parce que même dans Brillantine à l'époque, les chansons n'avaient pas été traduites. « C'est comme ça que nous les avons apprises, ces chansons-là, alors il faut que les gens puissent les reconnaître ! » clame-t-elle.

Cela n'a pas empêché l'équipe de production de retoucher Summer Nights, par exemple, afin d'inclure ici et là des phrases en français, entre autres dans les « dialogues » entre les garçons, d'un côté, et les filles de l'autre. « Quand les chansons servent plus à la trame de l'histoire par ce qu'elles racontent, alors là, on en a traduit des bouts. »

Danny, par-delà l'image

«Danny ? On se reconnaît tous, les gars, et possiblement même les filles, dans ce type qui se forme une carapace parce qu'il n'est pas sûr de qui il veut être. À l'adolescence, on fait tous un peu ça, se chercher, tester notre identité», soutient Jason Roy-Léveillée.

Plusieurs vont jusqu'à se cacher, non plus sous une veste de cuir comme dans le cas de son personnage, mais derrière des avatars sur les réseaux sociaux. 

«On vit à une drôle d'époque où on n'a plus seulement une personne à gérer dans la réalité, on s'en crée même une deuxième, virtuelle ! Tout ça parce que nos téléphones sont devenus des extensions de nous-mêmes...» déplore le trentenaire.

«Danny passe lui aussi son temps à bascules entre son lui vrai et son lui avatar !»

D'un côté, Danny montre donc ses véritables couleurs, ne fait pas «le coq», lorsqu'il est seul avec Sandy. De l'autre, il tient à préserver son rang et entretenir son image au sein des T-Birds, et s'inquiète de ce que les autres pensent de lui. Deux facettes que le comédien réussit mieux à séparer, à nuancer, pour rendre la sincérité de Zuko.

Annie Villeneuve et Jason Roy-Léveillée... (Martin Roy, Archives Le Droit) - image 3.0

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Annie Villeneuve et Jason Roy-Léveillée

Martin Roy, Archives Le Droit

«Au départ, je voyais trop juste le gars qui se pense beau et bon en lui. Aujourd'hui, je le joue plus en phase avec ses émotions. Je vais chercher son côté plus fragile et j'essaie moins de faire rire», fait fièrement valoir le comédien.

Jason Roy-Léveillée a eu conscience d'enfiler des chaussures «plus grandes que nature» lorsqu'il a été choisi pour défendre sur scène le rôle popularisé par John Travolta. Il se réjouit de pouvoir aujourd'hui renfiler sa veste de cuir pour un troisième tour de piste.

«Je commence d'ailleurs déjà à négocier avec l'équipe de production pour pouvoir la garder après, cette veste !» lance-t-il en rigolant.

S'il avait hâte de la reporter, il anticipe également le bonheur de chanter, danser et jouer devant public.

«L'adrénaline qu'on ressent au début du spectacle, c'est incroyable !»

Quant au plaisir de renouer avec Annie Villeneuve, il se décline déjà par tous les petits rituels complices qui leur sont vite revenus.

«Même en répétition, on a besoin de retrouver ses repères qui nous rassurent tous les deux. Ça passe par une tape dans la main, un regard, ou un cri de ralliement de groupe avant de monter sur scène. Je sais déjà qu'à la fin de la dernière représentation, à Gatineau, on aura tous les yeux dans l'eau...»

Pour y aller

Quand ? Du 4 au 20 août

Où ? Maison de la culture de Gatineau

Renseignements : 819-243-2525 ; salleodyssee.ca




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