MacLeod en liberté

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Après avoir fait ses débuts il y a 20 ans exactement avec son premier spectacle solo, Le monde selon MacLeod, l'artiste enchaîne les galas, festivals et émissions de télévision tout en s'imposant comme animateur à la radio.

Courtoisie

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Adulé pour ses sketchs grossiers et salaces, Peter MacLeod n'en est pas moins l'un des humoristes préférés des Québécois. «L'homme aux 800 000 billets vendus», clame l'affiche, revient à la Maison de la culture de Gatineau du 20 au 29 juillet pour y présenter Libre, son cinquième spectacle. Tout un programme!

Ceux qui s'imaginent que Peter MacLeod a déjà suffisamment poussé la provocation et l'outrance jusqu'au point de rupture, lors de ses précédents spectacles, ne seront pas au bout de leur surprise avec cette dernière production co-écrite avec son complice Louis-Philippe Rivard.

D'aucuns affirment que l'artiste est vulgaire, avec ses anecdotes placées largement en-dessous de la ceinture. Disons qu'il aime parler des choses de la vie et de tous les interdits qui fâchent sur un ton particulièrement cru. 

Après avoir fait ses débuts il y a 20 ans exactement avec son premier spectacle solo, Le monde selon MacLeod, l'artiste enchaîne les galas, festivals et émissions de télévision tout en s'imposant comme animateur à la radio. Le succès est croissant et atteint des sommets en 2005 où sa tournée sera jouée devant plus de 275 000 personnes. 

En quête d'affranchissement

Pour autant, l'humoriste-comédien-animateur ne pense pas être un homme libre. 

«Dans mon cas, c'est une quête», partage-t-il. 

Se serait-il assagi avec ce cinquième spectacle au nom plus philosophique?

«C'est le premier show où chaque sketch possède un lien fort avec le titre», présente l'humoriste qui questionnera, par anecdotes personnelles, notre degré d'éloignement à cette prétendue liberté.

Le spectacle puise allégrement dans les maux modernes, «le téléphone cellulaire devenu un prolongement de soi», ou encore «la société de consommation qui nous donne une fausse impression de liberté».

«Ça me concerne directement, avoue-t-il sans ambages. On finit par acheter des biens qui nous coûtent cher et on doit travailler plus pour les entretenir !»

Comme un certain chalet, sourit-il non sans autodérision, précisant qu'il a réussi à joindre l'utile à l'agréable en campant sa nouvelle émission de télévision sur ses terres en Estrie. Weekend de bois, où les artistes invités se frottent aux joies (parfois relatives) de la vie en pleine nature, devrait revenir pour une deuxième saison à l'antenne de Z. «Je jongle avec mon emploi du temps !», reconnaît l'humoriste à l'agenda de ministre. 

Entre son émission de radio quotidienne à CKOI et ses spectacles à faire tourner au Québec -«trois ans, en moyenne» - Peter MacLeod ne chôme pas. Le comédien/animateur provocateur dit carburer à l'envie de «faire rire les gens et non de les choquer».

Quand on évoque l'affaire Mike Ward, et, avec, les limites de la liberté d'expression balisées par la justice, Peter MacLeod rétorque sans coup férir : «Je ne veux pas de scandale, ça n'est pas dans ma personnalité et j'ai horreur de la rancune. Je suis un gars simple.»

Cet été, il prendra ses distances avec le champ de bataille humoristique pour s'éloigner «prendre des poissons!» très au large. Là-bas, il pourra enfin s'accorder le droit de ne plus réfléchir, «arrêter cette foutue tête». Les vacances, quoi.

Pour y aller

Quand ? Du 20 au 29 juillet

Où ? Salle Odyssée

Renseignements ? 819-243-2525 ; salleodyssee.ca




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