Sur la route de Caravan Palace

En sept ans d'allers-retours entre l'Europe et l'Amérique,...

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En sept ans d'allers-retours entre l'Europe et l'Amérique, le groupe français s'est taillé un franc succès si l'on se fie à sa nouvelle affiche : la formation électro-swing se produira sur la scène principale du Festival de jazz d'Ottawa le 27 juin, à 20 h 30.

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Son premier et dernier passage à Ottawa remonte à 2010, au Bluesfest, en plein après-midi, donc à une heure de faible affluence. « Nous n'avions qu'un seul album à ce moment-là », se souvient le musicien Antoine Toustou de Caravan Palace.

En sept ans d'allers-retours entre l'Europe et l'Amérique, le groupe français s'est taillé un franc succès si l'on se fie à sa nouvelle affiche : la formation électro-swing se produira sur la scène principale du Festival de jazz d'Ottawa le 27 juin, à 20 h 30. Entre deux tournées, elle prépare son quatrième disque en prenant son temps : « On se prend vraiment la tête, on veut un bel album ! » insiste Antoine Toustou, un brin perfectionniste.

Ce groupe inusité très sollicité aux États-Unis a réussi l'alliance du jazz et de l'électro, que l'on aurait pu penser aux antipodes, mais non. « Impossible de choisir entre les deux... »  résume le tromboniste. Un savant mélange des styles constituera la signature enjouée, délirante et surprenante de Caravan Palace particulièrement appréciée des festivals.   

Pour le grand public, le groupe est né en trio en 2006 avant de donner son tout premier concert il y a 10 ans exactement. Aujourd'hui, ils sont sept musiciens multi-instrumentistes à se démener aux saxophones, clarinette, violon, guitare, vibraphone, contrebasse, synthétiseurs, piano et trombone. Sans oublier une bonne dose d'électro incluant samples et programmations pour moderniser un swing irrésistible. Autour de la voix de la chanteuse Zoe Colotis, les plages electro-jazz en imposent, sans que jamais l'ornementation bascule dans la surcharge démonstrative.

Jazz fusion

Dans cette caravane unique, des musiciens épris de sons d'antan, mais en phase avec l'air du temps. Le groupe s'est d'ailleurs fait repérer grâce à une prestation au Festival de jazz Django Reinhardt, le rendez-vous incontournable des spécialistes de jazz manouche. « À la base, nous sommes tous fans de jazz, mais on écoute beaucoup de musiques différentes, » précise le tromboniste.

Suivra une succession de concerts qui laisseront au groupe le temps de voir venir la crue médiatique. Aujourd'hui, il leur faut choisir entre l'Europe ou l'Amérique du Nord, jongler avec les tournées, satisfaire les deux publics. Cet été, ce sera le Canada et la côte est des États-Unis. Tant pis pour le Vieux Continent. 

Sur scène, leur formule aux racines manouches fait mouche : s'ils reprennent Black Betty, classique exhumé des années 30, tous les titres qu'ils interprètent sont des compositions originales. Caravan Palace avance aux défis, comme celui de faire jouer du saxophone au clarinettiste, ou encore de tenter une danse de Lindy hop entre deux chansons. 

Pour un spectacle gonflé à bloc, vintage à souhait, branché jusqu'au bout des synthés et si prometteur que l'on se demande bien jusqu'où nous mènera cette Caravan, mardi soir.




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