Beignes, café et fous rires

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Le directeur artistique Gilles Poulin-Denis a dévoilé la programmation des Zones Théâtrales.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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La 7e édition des Zones Théâtrales (ZT) s'annonce moins déroutante que déridante. Beaucoup de comédies - macabres, satiriques ou gentiment clownesques -, des premières mondiales, des solos poétiques, des pièces familiales... et quelques OTNI (Objets théâtraux noblement inidentifiables) se glissant parmi les oeuvres présentées en marge des sept productions principales.

Le nouveau directeur artistique des ZA, le Fransaskois Gilles Poulin-Denis, a dévoilé jeudi au Centre national des arts (CNA) la programmation d'une biennale théâtrale marquée par une vision toute pancanadienne de la création scénique. Vision qui n'occulte évidemment pas la scène locale, dont les artisans brilleront aussi du 11 au 16 septembre prochain.

Est-ce par souci de populisme ? Les ZA se mettent au régime « beignes et café ». Parmi les sept productions tenant le haut de l'affiche (la Zone Show) figurent Les beignes, tragi-comédie cuisinée par le Théâtre populaire d'Acadie et mise au four par Matthieu Girard, ainsi que Starshit, coproduction québécoise dont le nom évoque sans équivoque une bannière connue vendant du café à la chaîne... une pièce où l'on n'hésitera pas à se moquer des déficiences du service à la clientèle.

M.I.L.F. ou A/R_V ?

À La Nouvelle Scène Gilles (car les Zones ne se cantonnent pas au CNA, mais continuent d'investir de multiples lieux de la capitale, telles l'Université et la Cour des arts), le Théâtre du Trillium accueillera en première mondiale M.I.L.F., dont le titre provocateur n'édulcore pas son contenu tapageur. La pièce explore les tabous liés à la relation entre maternité et sexualité. Le texte est signé par la slameuse Marjolaine Beauchamp, qui la défend entourée de deux autres comédiennes, épaulée à la mise en scène par le directeur artistique du Trillium, Pierre Antoine Lafon Simard. 

Le Théâtre la Catapulte offre quant à lui une relecture du message d'adieu rédigé par Kurt Cobain, dans la création Ceci n'est pas une lettre d'adieu..., que ses concepteurs - Dillon Orr, Marie-Pierre Proulx et Stéphane Roy - destinent aux adolescents.

Dans Comme un seul Grum, Mathieu Chouinard retrouve Grum, personnage de clown qu'il avait créé pour Mouving. Un spin-off, donc, chose plutôt rare au théâtre, convient le directeur artistique des Zones. La « comédie macabre » Ma Irma est un solo de Marie-Claire Marcotte. Et Far Away se présente comme une « fable foudroyante ».

Mais parce que « la forme théâtrale est tout le temps en train de se réinventer », il était fondamental de continuer à présenter des oeuvres en chantier (les Zones Labo) et des lectures publiques de textes inédits destinés à affrioler les nombreux diffuseurs qui se donnent rendez-vous à la biennale, ainsi que des discussions (les Zones Midi) destinées à approfondir les réflexions suscitées. 

Bien que ces activités secondaires demeurent gratuites, elles nécessitent désormais la réservation de billets, ont expliqué les organisateurs, en se réjouissant de ce qu'elles soient aussi courues du grand public. 

Parmi les projets qui « ne cadrent pas avec les modes de présentation conventionnels », citons A/R_V, proposé par le Trillium et le studio interactif de l'Office national du film. Peut-on parler de « pièce » ? Ce « laboratoire de recherche en création numérique » sans scène fixe investira l'espace public, tout au long de la biennale. Autres chantiers : Magali Lemèle donnera un avant-goût du solo Dans le bleu, tandis que Miriam Cusson offrira Parmi les éclats, où elle plonge dans la poésie de Robert Dickson tout en s'inspirant du récit «D'éclats de peines» de Brigitte Haentjens.




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