Patrice Michaud, l'Almanach de l'inattendu

Patrice Michaud sera entouré de quatre musiciens et... (Étienne Ranger, archives Le Droit)

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Patrice Michaud sera entouré de quatre musiciens et de «beaucoup de jouets» sur la scène de la Maison de la culture.

Étienne Ranger, archives Le Droit

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Patrice Michaud a beau endosser le côté « collage » de son plus récent album, Almanach - référence à ces calendriers étoffés d'infos diverses et de détails pratiques dépareillés - il promet que « tout se tient », dans la version scénique.

« On peut aller complètement ailleurs. C'est une autre proposition », lance Patrice Michaud à propos de cet Almanach qu'il effeuillera jeudi à la Maison de la culture de Gatineau.

Certes, le spectacle reprendra l'essentiel du nouvel album, « revisitera » ses disques précédents et prendra garde de faire une place aux chansons les plus appréciées par son public, « mais tout le reste... c'est une autre affaire ! Parce que, quand il y a des gens, ça prend une tout autre dimension ». 

Patrice Michaud enfilera encore une fois sa casquette de raconteur. « Entre les chansons, on est encore dans le spectacle. C'est un territoire et un moment qu'on peut - et qu'on va - utiliser » pour rendre la soirée « vivante » et drôle.

« C'est un spectacle très dynamique, en pleine filiation avec ce que j'ai toujours fait. » Son vrai, grand plaisir : établir un lien fort avec le public, au fil de « monologues dont ne sait absolument pas où ils vont nous mener » ou en se laissant aller à des « improvisations un peu folles ».

Bibitte de scène

Almanach reprend ainsi la formule gagnante de la tournée du Feu de chaque jour, grâce à laquelle le Gaspésien d'origine a remporté en 2015 le Félix du spectacle de l'année. Sa mise en scène était cosignée par Patrice Michaud et Yann Perreau. Les deux complices ont récidivé pour Almanach.

Face au public, l'artiste se sent comme un poisson dans l'eau. C'est son lieu de prédilection, loin devant le studio.

« Je suis arrivé à ce métier-là par le spectacle, avant même de faire des albums. En cela, je suis [assez peu] raccord avec ceux de ma génération, qui sont arrivés à la musique par la chanson, les maquettes et le bidouillage, et pour qui la scène vient après. Moi, c'est l'inverse. »

D'ailleurs, il se laisse désormais aller à « toutes sortes de prises de risques, décelables [ou non], qui me mettent dans des dispositions assez trippantes, ou en situation de fragilité, parfois ».

Almanach comporte en revanche « moins de monologues qu'avant, mais je ne peux pas m'en passer ». Surtout que, « depuis qu'on a commencé [la tournée], il y a toujours dans la salle une grosse moitié du public qui ne me connaît pas. Pour eux, c'est totalement nouveau, et je ne peux pas passer à côté. Moi, ça me met sur mon 'X' quand je suis sur scène et, surtout, ça me permet de balancer un paquet de nouvelles tounes. Et eux, ça les met dans de bonnes dispositions. Ça ouvre les portes. Après ça, je peux quasiment faire ce que je veux... » 

Comme par exemple balancer un medley de reprises ressuscitant Les Baronnets, César et les Romains, et d'autres des années 50, si ça lui chante. Il l'a fait à Magog, au début de sa tournée. « Tout ça est possible ! Tout comme il est envisageable de laisser tomber le spectacle de Patrice Michaud pour que ça devienne complètement autre chose, l'espace d'un moment ! »

La scène, « c'est le seul moment où on peut vraiment défendre les chansons, poursuit-il. Quand on les chante devant les gens, je peux orienter l'affaire - ce qui n'est pas possible avec un album : on ne peut pas expliquer 'là je voulais dire telle chose, j'espère que vous avez compris'. Et c'est très jouissif pour moi, de pouvoir faire ça. » 

À l'écouter, rien ne l'amuse autant que de « faire accroire au public qu'on s'en va [dans une direction], alors qu'on va les emmener complètement ailleurs, en fait ». Une duperie bénigne qui rejoint d'ailleurs une des idées maîtresses de l'album Almanach, qui est de s'amuser à « faire du vrai avec du faux ». « C'est du réalisme magique, tout ça ! », s'esclaffe-t-il.

Patrice Michaud sera entouré de quatre musiciens et de « beaucoup de jouets ». « On ne se sert pas de tout en même temps, [mais] on ne va pas bouder notre plaisir ! » Même si la vie de tournée, « c'est très épuisant, il y a vraiment quelque chose de formidable » à se retrouver ensemble, sur scène. « Quand on commence à jouer... on a tous 22 ans. C'est une camaraderie très précieuse », sourit l'artiste, qui a en réalité 15 années de plus au compteur.

Pour y aller

Le 11 mai, 20 h

Maison de la culture de la culture

819-243-2525 ; maisondelaculture.ca




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