9e Gala Trille Or: Cayenne et Granger triomphent

Anique Granger et Mehdi Cayenne est été les... (Martin Roy, Le Droit)

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Anique Granger et Mehdi Cayenne est été les grands gagnants de la 19e remise des Trille Or.

Martin Roy, Le Droit

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Mehdi Cayenne a marqué de son empreinte l'édition 2017 du gala Trille Or, dont il repart avec trois des trophées les plus convoités : meilleur interprète masculin, meilleur album et chanson primée.

L'auteur-compositeur ottavien, qui figurait en tête de liste des nominations, grâce aux 12 citations glanées grâce à Aube a dominé cette compétition bisannuelle, tenue vendredi 5 mai au Centre des arts Shenkman - et télédiffusée en direct sur Unis TV, cette année.

Un fait d'arme particulièrement remarquable pour cet artiste ottavien dont « personne ne peut définir le style musical », a blagué l'animateur de la soirée, le comédien franco-ontarien Vincent Poirier. Sa blague n'était pas loin de la vérité.

Ce n'était toutefois pas un triomphe solitaire, mais une gloire partagée. Avec la Fransaskoise Anique Granger, qui a récolté deux des quatre trophées qui lui étaient accessibles vendredi.

Elle a notamment ravi à Mehdi Cayenne la statuette destinée au (à la) meilleur(e) auteur(e) - compositeur(e). Mais elle a dû lui céder celle du meilleur album, où elle figurait aussi, grâce à Aimer comme une émeute

Elle s'est aussi emparée du Trille Or de l'interprète féminine, damant ici le pion à Andrea Lindsay, Céleste Lévis, Mélanie Brûlée et Alexis Normand. C'est elle qui a ouvert le bal musical, avec la ravissante Inassouvie (qu'il valait mieux faire au tout début). 

Mehdi Cayenne, sourire canaille, a, lui, profité des planches pour se moquer du ciel pleureur en se lançant dans une interprétation brûlante de La pluie.

En lice dans 9 catégories, Anique Granger était, statistiquement, l'autre grande favorite de cette 9e édition des Trille Or. La veille, lors du souper-gala de l'industrie, où avaient été distribués les 13 premiers prix Trille Or, la Fransaskoise avait glané le trophée « Export ouest ». 

Ce qui fait donc trois Trilles, ex-aequo avec Mehdi Cayenne (qui conserve une légère avance, puisqu'il s'est aussi emparé lundi d'un des trois Prix Portée, décernés par ICI Radio-Canada dans le cadre de la semaine Trille Or ; les deux autres sont allés à Caroline Savoie et Shawn Jobin). 

Rien ne laissait entrevoir une telle razzia, de la part de Mehdi Cayenne, qui, la veille, était revenu complètement bredouille du gala de l'industrie, où son nom apparaissait pourtant huit fois. 

Jeudi, les jurys lui avaient préféré le rappeur de l'Ouest Shawn Jobin (meilleur vidéoclip, pour Fou), Amélie et les Singes Bleus (Coup de coeur des médias), Ponteix (conception visuelle), Céleste Lévis (présence web), Stef Paquette (Export Ontario) et Pandaléon (meilleures réalisation et prise de son, pour Atone). 

Le trio de l'Est-ontarien a rajouté dans son escarcelle le Trille Or du meilleur groupe, vendredi.

D'un océan à l'autre

Les quatre trophées « export », destinés aux artistes s'étant illustrés hors de leur région, témoignent de l'importance que l'Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM) accorde désormais à toute la francophonie canadienne, et non aux seuls Ontariens. 

En dépit du triomphe du tandem, l'ambiance était aux réjouissances pour tout le monde, vendredi. Sur scène, entre les discours et remerciements d'usage, c'était la fête. Celle de la musique, dans son acception la plus largement franco-canadienne. A mari usque ad mare, pour la toute première fois.

Une musique protéïforme, multiple, voire multiethnique (merci à la Franco-Afro-manitobaine Kelly Bado), venue des quatre vents et d'au moins trois points cardinaux pour se métisser à Orléans. 

Depuis les Prairies (représentées par les grondements planants de Ponteix et le rap électro-tonique de Shawn Jobin) jusqu'à l'Acadie (incarnée dans le folk intimiste de Joey Robin Haché et les chansons ciselées de Caroline Savoie), en passant par le country-folk gaspésien (Dans l'Shed), et tous les ambassadeurs ontariens (souffle d'accordéon podorythmé en compagnie de Hey, Wow ; trad-pop dangereusement énergique avec Le Groupe Swing ; délicatesse swing feutrée pour Andrea Lindsay - le public a eu un aperçu riche et varié de ce panorama musical.

Une image de solidarité et d'inclusion, reflet de la vision de l'APCM, a souligné le président de l'organisme, Daniel Sauvé. Certains artistes, tels Dans l'Shed, Kelly Bado et Joey Robin Haché, ont partagé le micro.

La ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly et la ministre ontarienne déléguée aux Affaires francophones et députée d'Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde, avaient d'ailleurs préparé des messages vidéo pour souligner le grand « événement rassembleur » qu'est devenu le Gala Trille Or.

 Parmi les autres lauréats, mentionnons la troupe ottavienne Hey, Wow, lauréate du Meilleur spectacle, et le groupe Ponteix, qui a décroché le trophée découverte et celui du meilleur « ep » (minialbum) - catégorie nouvellement créée pour refléter cette tendance croissante au sein d'une industrie chambardée.

Et comme le gala pouvait difficilement ne pas souligner le décès du chanteur Paul Demers, qui fut président-fondateur de l'APCM, Anique Granger, Céleste Lévis et Andrea Lindsay ont repris en choeur Notre place, dans une version des plus dépouillées.




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