Bruel, toute une Odyssée

La main tendue vers le ciel, l'imploration a... (Étienne Ranger, Le Droit)

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La main tendue vers le ciel, l'imploration a visé juste dans la salle : standing ovation immédiate.

Étienne Ranger, Le Droit

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La Salle Odyssée n'avait encore jamais accueilli Patrick Bruel dans sa programmation. Le chanteur français y a fait ses débuts en bonne compagnie, mardi soir, avec Barbara en tête d'affiche du répertoire interprété, ponctué aussi de ses propres chansons.

Péché d'hybris ? Péché mignon ? Une scène plongée dans le noir, un tapis blanc et pour seule coquetterie, un éclairage en faisceaux cernant quatre musiciens compétents. 

En écoutant les trois premières chansons, on pourrait penser que Patrick Bruel, qui veut bien faire, jouera le registre du feutré et du recueillement tout le concert. Que nenni ! Loin de l'hommage pudique et désincarné, Bruel chante Barbara assume pleinement la réappropriation des succès les plus populaires de la dame en noir. Sans lésiner sur les intermèdes rocks, les fumigènes et la gestuelle très habitée. 

Au fil du spectacle, soit 2 heures durant, le chanteur à la voix cassée n'a cessé d'affirmer son admiration pour la grande artiste, sobrement d'abord, puis de façon plus appuyée et personnelle, quand il évoque la place qu'a occupée Barbara dans ses relations maternelles ou qu'il ose une interprétation rock de Parce que je t'aime. Très applaudie, sa version de Perlimpinpin a oscillé entre émotion retenue en vibrato et déflagration sonore. La main tendue vers le ciel, l'imploration a visé juste dans la salle : standing ovation immédiate.

Quant à l'incontournable L'aigle noir, plongé dans un décor bleuté et interprété en dernière partie de concert avec une voix un peu fatiguée, il a visiblement séduit la salle comble avant la reprise en choeur de Qui a le droit, l'un des grands succès de Patrick Bruel. 

Simple, proche de son public, le chanteur n'a jamais perdu le fil des émotions et le goût des anecdotes attendrissantes. Une manière appréciée de (re)découvrir des chansons entendues des milliers de fois dans leurs apparats originaux... 

Caroline Savoie en première partie

Protégée de la maison de disques Spectra depuis plus d'an, l'Acadienne Caroline Savoie bénéficie d'une vitrine de choix en assurant la première partie des concerts de Patrick Bruel, au Québec.

« Tout un honneur » que cette auteure-compositrice-interprète inspirée a savouré dans la sobriété d'un duo avec son complice guitariste Marco Gosselin. Franchise de ton, anecdotes flamboyantes et douceur folk à fleur de voix ont ouvert un premier chapitre velouté au concert de Patrick Bruel. Caroline Savoie reviendra en concert à la Basoche le 5 mai et au Centre national des arts, le lendemain.




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