Dans la cour des grands

Alain Barbeau et Geneviève RB... (Courtoisie)

Agrandir

Alain Barbeau et Geneviève RB

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La scène Odyssée est synonyme de grands émois pour Alain Barbeau et Geneviève RB, qui participeront, le 8 mars, au grand spectacle anniversaire soulignant les 25 ans de la Maison de la culture de Gatineau.

C'est sur ses planches que ces deux jeunes auteurs-compositeurs-interprètes de l'Outaouais ont fait leur premiers pas professionnels, tous deux dans le cadre du concours Gatineau prend la scène (GPS). Le guitariste adepte de finger-picking, a été lauréat à deux reprises, en 2004 et 2013. La pianiste a quant à elle  participé l'an dernier à ce concours-tremplin mis en place en 2002  par la directrice générale de la Maison de la culture à l'époque, Julie Carrière.

Mais avant ce grand pas, la salle Odyssée avait accompagné leurs plus petites enjambées «pré-professionnelles». Les deux ont, chacun leur tour - à cause de l'écart d'âge de six ans qui les sépare, note-t-elle - brillé au Gala annuel de la relève culturelle. Sous l'oeil attentif de Patrice Bélanger, qui animait ledit gala. Deux chemins artistiques parallèles, mais qui, toujours, les ramenaient au même endroit. 

Pour Geneviève RB, les tout premiers frissons sur cette scène remontent en réalité au primaire, quand Geneviève Roberge-Bouchard, élève studieuse de l'école Massé, a profité d'une concentration enrichie en musique, et participé aux spectacles de fin d'année donnés là. Quelques année plus tard, elle y faisait résonner sa voix aux Choralies. 

C'est aussi sur cette scène que ces deux tourteraux ont fait les premiers pas d'un ballet désormais romantique. Leurs planètes parallèles ont fini par se télescoper en 2012, le soir du premier «Gala des anciens» de la relève culturelle.  «C'est là qu'on s'est vraiment rencontrés [...] après des années à se croiser sans avoir la chance de se connaître», retrace la pianiste, sans rien cacher du «coup de foudre musical et personnel» qui les a immédiatement unis.

Aujourd'hui, ils sont inséparables. Couple dans la vie. Tandem scénique qu'on a pu voir au Festival de montgolfières de Gatineau, à Ma Première place des arts. Ces dernières semaines, ils sillonnaient ensemble l'Ontario, pour présenter leur premier bébé, prénommé On est les deux, un album folk aux harmonies vocales délicates.

«À chaque fois, c'est une fête, de remonter sur cette scène», partage Alain Barbeau, qui, plus jeune, a travaillé comme placier pour la Maison de la culture. De la salle, il contemplait le défilé des vedettes en rêvant au jour où les projecteurs seraient braqués sur lui. «Une expérience super enrichissante pour un jeune artiste, parce que tu as la chance de voir plein de spectacles. En observant, tu apprends beaucoup, techniquement», évoque-t-il. 

Le 8 mars, il devra sans doute se pincer pour s'assurer qu'il ne rêve plus, tandis qu'il accompagnera à la guitare les prestigieux invités de Patrice Bélanger, tout en glissant ses harmonies sur la voix de sa blonde. Car si Alain Barbeau et Geneviève RB auront la chance d'interpréter au moins une chanson de leur cru, le duo gatinois participera à l'intégralité du spectacle, en assurant notamment les choeurs. 

«Au début, j'ai eu un peu de misère à comprendre ce qu'on faisait là, [...] sur un pied d'égalité» avec ces grandes pointures du show-business québécois. Patrice Bélanger, qui nous avait confié avoir été «renversé» par leur talent, n'a jamais douté une seconde du bien-fondé de leur présence au spectacle-anniversaire qu'il commençait à  concocter.

Évidemment, leur émoi est de plus en plus palpable, à mesure que se rapproche la date fatidique. «Bruno Pelletier, ç'a toujours été une grosse influence, quand j'étais plus jeune», indique le guitariste. «Ce sont tous des artistes que j'admire et qu'on a écoutés beaucoup. [...] Avoir cet accès privilégié, c'est vraiment une chance incroyable », renchérit sa complice.

Le palmarès des chouchous

Certains artistes ont un statut de chouchou, à Gatineau. En humour, ceux qui ont donné le plus grand nombre de représentations à la Maison de la culture sont Jean-Michel Anctil (79) et Peter MacLeod (75), loin devant Lise Dion, qui n'est montée sur la scène de la salle Odyssée «que» 46 fois.

En chanson, c'est Mario Pelchat qui remporte la palme, avec 24 passages au fil des ans... ce qui revient à un concert par an. Il est talonné par Bruno Pelletier et Éric Lapointe, avec 21 représentations chacun.

La production théâtrale Ladies' Night a elle aussi été présentée à 24 reprises.

Céline et Marnay

Céline Dion... (Archives, La Presse canadienne) - image 3.0

Agrandir

Céline Dion

Archives, La Presse canadienne

Pour de nombreux observateurs, l'un des spectacles les plus marquants de la salle Odyssée fut incontestablement Simplement Marnay, donné le 9 juillet 2003. D'une part, parce que cet hommage au parolier Eddy Marnay marquait la réouverture de l'établissement, après son agrandissement. D'autre part, parce qu'il a réuni en ces lieux Céline Dion et Mario Pelchat, entourés d'Ariane Gauthier, Renée Claude, Diane Juster, Sylvie Bernard, Pierre Senécal, la Française Maëva et Charles Biddle fils. 

Mis en scène par Joe Bocan, cet hommage avait été concocté par le pianiste et compositeur gatinois François Dubé, directeur musical de l'événement. Le parolier, décédé quelques mois avant le spectacle, avait accordé son soutien indéfectible au projet

Une touche européenne

La salle Odyssée s'enorgueillit d'avoir hébergé plusieurs vedettes européennes, en 25 ans. 

Les plus connus ? Adamo, Claude Barzotti, Yves Duteil, Michel Fugain, Grand Corps Malade, Serge Lama, Enrico Macias et George Moustaki. 

Les prochains «cousins» à se greffer à cette liste de prestigieux visiteurs ? Patrick Bruel, qui a prévu de s'y arrêter le 18 avril, et Julien Clerc, le 14 juin.

Les trophées se ramassent à la pelle

Julie Carrière... (Archives, Le Droit) - image 5.0

Agrandir

Julie Carrière

Archives, Le Droit

En octobre 2016, lors du Premier Gala de l'Adisq, la MCG récoltait son 6e Félix, celui du Diffuseur de l'année... Il s'agissait de son deuxième trophée dans cette catégorie, l'autre lui ayant été décerné en 2005.

Elle aussi en lice ce soir-là, mais pour le trophée de la salle de spectacles, La Salle Odyssée n'a rien récolté. Ses gestionnaires ont pu se consoler en admirant les quatre Félix, récoltés avec le temps dans cette catégorie, qui trônent derrière les vitrines de l'édifice. Au total de ces deux catégories, la MCG a obtenu 19 mises en nominations en 25 ans. 

C'est long, longtemps... 

Le spectacle le plus long jamais donné sur la scène Odysséenne a été la pièce L'Orestie, en 2001. Cette coproduction des théâtres du Nouveau Monde, de l'Odéon et de l'Europe durait... plus de 4 heures, ventilées par deux entractes. Seul artiste s'approchant de ce record: (évidemment!) l'humoriste Jean-Marc Parent qui a lui aussi tenu le crachoir durant près de 4 heures, lors d'une soirée où il était particulièrement en verve.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer