L'indélogeable Bruno Pelletier

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Gatineau figure au panthéon des concerts inoubliables de Bruno Pelletier.

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Incontestablement, Bruno Pelletier fait partie des artistes chouchous de la Salle Odyssée. Depuis son premier concert, en 1998, il y a été programmé plus de 20 fois. Des années Miserere à sa plus récente prestation, en février avec le disque Regarde autour, le parcours du chanteur a toujours évolué dans la mire des programmations de la Maison de la culture.

Alors, quand Patrice Bélanger l'a contacté pour participer au concert-anniversaire, le chanteur n'a pas hésité à accepter l'invitation, en guise de reconnaissance vis-à-vis de l'organisme culturel.

Il y a lui-même célébré ses 25 ans de carrière en 2009, avant d'être porte-parole de l'événement Gatineau prend la scène puis de chanter accompagné de l'Orchestre symphonique de Gatineau. Une certaine forme de consécration locale, en somme, pour celui qui a eu l'habitude d'enchaîner les supplémentaires et de faire salle comble plus d'une fois. De sa période «prime time » aux années incertaines où le «combat» s'avère plus difficile, Bruno Pelletier a toujours pu compter sur la salle Odyssée pour ses spectacles solos. «Au fil des années, on développe des liens avec les dirigeants culturels en ayant plus d'affinités avec certains, comme [la directrice générale] Julie Carrière et [son adjointe] Carmen Bissonnette», partage le chanteur, ne tarissant pas d'éloges sur l'accueil qui lui est réservé -  tant de la part de l'organisme culturel que du public. 

Oups !

L'artiste québécois y a d'ailleurs tourné le clip de La Manic en 2001 «parce que le public est particulièrement chaleureux à Gatineau.» 

Bruno Pelletier ne manque pas d'anecdotes sur sa vie de tournée, plus ou moins avouables d'ailleurs. Gatineau figure au panthéon de ses concerts inoubliables, mais pour des raisons, disons...insolites.

Un jour, se souvient-il, le public lui semblait plus hilare qu'à l'accoutumée. Jusqu'à ce qu'une spectatrice traverse la salle Odyssée pour lui confier, à l'avant-scène, que «[s]a fly était à terre.» Pelletiez-vous des nuages avant d'entrer en scène ? Eh bien, chantez maintenant !   

Le spectacle anniversaire Carte Blanche à Patrice Bélanger affiche complet. Marc Dupré, aux prises avec une «bronchite sévère», n'en fera pas partie, a-t-on appris vendredi. Jérôme Couture le remplacera au pied levé. Le spectacle réunit aussi Luce Dufault, Alex Nev­sky, Brigitte Boisjoli et les Gatinois Alain Barbeau et Geneviève RB. Sansoublier Louis-José Houde, qui cassera de nouveaux sketches.

Que le spectacle continue!

Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier... (Archives, La Presse) - image 3.0

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Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier

Archives, La Presse

Sur scène, tout peut arriver ! Les petits pépins techniques sont souvent assez discrets pour que le public n'y voit que du feu. Mais, parfois, le cafouillage est un petit peu trop gros pour être escamoté. 

Même dans un environnement aussi contrôlé que celui de la salle Odyssée. 

À cet égard, l'anecdote la plus «voyante» eut lieu en mai 2012, lors d'un spectacle de Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier. Une panne d'électricité survenue au moment où les spectateurs finissaient de s'installer, a forcé le couple à entamer sa prestation dans un noir complet. Le tandem a tenu trois chansons, en version acoustique faut-il le préciser?, et quelques fous rires, éclairés par des lampes de poche et les lumières d'urgence de la salle, avait rapporté Geneviève Turcot, la journaliste du Droit dépêchée pour couvrir ce spectacle affichant complet. La représentation a finalement été annulée après une vingtaine de minutes. 

«C'est la première fois que ça arrive, pour nous!» s'était excusé Jean-François Breau. Ce à quoi la foule lui a répondu «Nous aussi !» notait notre journaliste, en titrant Breau et Janvier... à la chandelle. La prestation des tourtereaux a évidemment été reprogrammée.

Autre anecdote amusante, partagée par le responsable des médias de la Maison de la culture, Daniel Jean : en 2007, en pleine représentation de la pièce Incendies de Wajdi Mouawad, un boyau d'arrosage servant d'artifice scénique s'est brisé, ce qui a eu pour effet «d'arroser quelques personnes dans la première rangée», se souvient-il. Se faire tremper en plein Incendies... ça ne s'invente pas !

Constante croissance

À sa première année de fonctionnement, en 1992, 30 représentations ont été données à la Maison de la culture de Gatineau. En 2016, on en dénombrait près de 200. La MCG compte aujourd'hui une cinquantaine d'employés (administration, billetterie, bar, techniciens, accueil du public) oeuvrant dans l'ombre pour que tout soit impeccable, quand on lève le rideau...

Avec Yves Bergeras




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