Le plaisir des Noëls passés

Ari Cui Cui sera au Carrefour culturel ESTacade... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Ari Cui Cui sera au Carrefour culturel ESTacade le 10 décembre, à 14 h. Renseignements au (819) 986-8511, poste 3129 et au salledesjardins.ca.

Patrick Woodbury, Le Droit

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La «cuisinière» Ari Cui Cui (la Gatinoise d'origine Ariane Gauthier) a mis les bouchées double pour le Temps des Fêtes, publiant coup sur coup son tout premier disque de Noël et un quatrième tome de la série jeunesse mettant en scène son personnage - tous deux intitulés Le Noël d'Ari Cui Cui.

Sauf que si ce livre est toujours illustré par Mika, le scénario est pour la première fois signé Ari Cui Cui, laquelle dit avoir enfin « pris confiance » dans ses aptitudes à écrire et maîtriser les petites ficelles du métier que sont « la concision », « la chute » ou le « jeu sur le champ lexical ».

La soprano sera de passage au Carrefour culturel ESTacade (Salle Desjardins) le 10 décembre pour présenter ses nouvelles chansons à ses « P'tits biscuits » de Buckingham.

Un spectacle « réjouissant », au cours duquel sa « Mary Poppins de Noël » éternellement « positive » ira passer les Fêtes en famille « dans la maison d'hiver de Mamie Cui Cui », et prendra le temps de déguster un chocolat chaud, sa boisson favorite.

Sur disque, quelques compositions originales  -  « servies à la sauce Ari Cui Cui », précise-t-elle - côtoient des airs traditionnels (Dans nos vieilles maisons, Vive le vent, etc.), et trois medleys thématiques : un « gourmand », un « dansant », et un dernier composé d'ingrédients plus québécois, qu'elle a malaxés au milieu de son sympathique Rigodon des chaudrons.

Au détour de ce buffet de Noël intercontinental, la cuisinière s'amuse à proposer « une chanson 'début du siècle', avec un son très barber shop », mais le disque se distingue par « une approche beaucoup plus live ». 

« C'est vocalement plus assumé. Et c'est très près de moi: il y a beaucoup de vérité, de premier degré », explique celle qui  renouait ainsi avec les frissons et « le plaisir de la petite fille qui chantait ces chansons à l'église Saint-Paul d'Aylmer ». 

Comparé aux précédents, ce disque présente « d'autres émotions, plus de fragilité et de tendresse - même si le côté divertissant reste primordial », dit-elle. Son jeune fils Charlie a une fois de plus « servi de baromètre » pour dynamiser les mélodies.

Globe trotteuse

Lorsqu'on l'a rencontrée, début novembre, Ariane Gauthier revenait de sa toute première mission humanitaire. En tant qu'ambassadrice pour l'organisme Vision Mondiale - spécialisée dans les dossiers touchant à la malnutrition - elle a visité au Nicaragua un projet d'accès à l'eau potable. Elle en a profité pour adapter en espagnol, pour les enfants du village, un des récits d'Ari Cui Cui. 

« Ça m'a permis de réaliser qu'il n'y a pas de réelle barrière de langue ou de culture » avec Ari, estime celle qui, plus jeune, songeait à se lancer dans une carrière en développement international. Là-bas, elle a aussi appris à « cuisiner des tortillas avec les mamans ». Elle y était en personnage, mais avait mis de côté son costume, par « trop Disneyen ». Elle a préféré emporter « la robe de voyage d'Ari, aux couleurs de Frida Kahlo, pour atténuer le clash culturel », explique-t-elle.

Auparavant, la chanteuse avait eu l'occasion de se produire à Séoul, devant 900 étudiants coréens d'un lycée français. La Gatinoise a été ravie de constater que son personnage était « bien accueilli » même au sein de cultures étrangères ; que les « valeurs éducatives » qu'elle véhicule, comme « cuisiner à la maison » et « être ensemble », n'étaient pas édulcorées par « le côté Broadway, américain », de son spectacle.

La «folie» de Noël, selon Tocadéo

Patrick Olafson, René Lajoie, Benoît Miron et Dany... (Martin Roy, Le Droit) - image 3.0

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Patrick Olafson, René Lajoie, Benoît Miron et Dany Laliberté de Tocadéo seront à la Maison de la culture le8 décembre, à 20h. Renseignements au 819-243-2525 et au www.odysse.ca.

Martin Roy, Le Droit

Deux ans après l'album Noël, le quatuor Tocadéo propose cet hiver son deuxième disque de Noël, Meilleurs Voeux.

S'il est bien sûr entièrement composé de nouveaux morceaux, il diffère surtout par son caractère live. On y retrouve « l'énergie qu'on a sur scène; ça amène une plus grande folie », estime Benoît Miron.

«Et puis on est sortis de notre zone de confort. On fait encore des ballades, mais on est allé chercher des chansons plus up tempo. Il y a aussi un peu de scat», souligne Patrick Olafson. La force du quatuor ? « Les harmonies vocales, qui sont très chaudes et très larges », rappelle-t-il.

Cette drôle d'énergie, ils la dispenseront à la Maison de la culture de Gatineau, le 8 décembre, dans le cadre d'une tournée de Noël comprimée au chausse-pied entre la fin de la récente série Ils chantent elle (déclarée « billet d'or  », au terme de 100 000 spectateurs) et leur prochaine tournée, Quatre, qu'ils entameront dès le 4 février. « C'est comme ça qu'on fonctionne le mieux, sous pression », expose René Lajoie. « Il faut juste savoir se renouveler. Mais même après huit ans [d'existence], on a encore plein d'idées. On a ce feu-là», poursuit Dany Laliberté. 

En tant qu'« autodidactes » les gars - deux ténors et deux barytons - ont  « une voix plus pop, moins placée, que les chanteurs lyriques », concède René Lajoie. Ils sont néanmoins « tous très versatiles », et n'aiment pas mieux que de redistribuer entre eux les rôles vocaux, pour varier les plaisirs.

Le succès de Tocadéo vient de sa grande connivence avec le public, estime René Lajoie : « On lui parle, on aime l'emmener dans nos coquineries. C'est vraiment un partage. » Et le public - essentiellement feminin, mais de moins en moins - en raffole : Tocadéo a écoulé plus de 75 000 exemplaires de ses cinq premiers albums. En spectacle, ils disent parvenir à séduire bien des hommes qui avaient été tirés par la manche par leur conjointe.

«Rire de nous-mêmes»

Tocadéo fonctionne comme une « PME familiale », expliquent ses membres : chacun des comparses met la main à la pâte, se spécialisant qui dans l'administration, qui dans la technique, la conception des décors ou le soin de l'image du groupe. 

Parmi ces quatre chums, pas de chef. Ni de tensions quand vient le temps de faire des choix pour étoffer leur répertoire par de nouvelles reprises. «Le seul véto, c'est le public, ou notre famille, qui l'impose. Mais les gens ont vraiment adopté le quatuor; ils embarquent dans nos folies», croit Dany Laliberté. 

En entrevue, le mot « folie » résonnera régulièrement dans la bouche des quatre chanteurs. Bien qu'ils soient toujours tirés à quatre épingles, façon crooners, « on ne se prend pas au sérieux. On n'a pas peur de rire de nous-mêmes, d'aller dans le ridicule et la nostalgie », rappelle-t-il. « On est 'vrais'. Au début, on a essayé d'être plus sérieux, plus austères... ç'a duré deux shows ! » seconde Benoît Miron, aussitôt appuyé par Patrick Olafson : «On s'emmerdait 'solide'!»

« On ». Encore et toujours, « on ». Pas une fois en 30 minutes d'entrevue, l'un des chanteurs n'aura employé le « je ». C'est beau, l'esprit choral ! Surtout à Noël...

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