Soirée entre filles

La Galère sur scène a été présentée sur... (Courtoisie)

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La Galère sur scène a été présentée sur les planches de la Maison de la Culture de Gatineau, jeudi soir.

Courtoisie

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CRITIQUE / Trois ans après l'ultime épisode de la télésérie, La Galère demeure sans contredit un rendez-vous de filles. On aurait en effet pu compter sur les doigts d'une seule main (ou presque !) les hommes présents dans une salle Odyssée bondée de bandes de copines et de mères de plus d'une génération, jeudi soir, lors de la première des quatre représentations de La Galère sur scène qui seront toutes présentées à guichet fermé à Gatineau d'ici à dimanche.

Il faut cependant avouer que le plaisir de renouer avec Claude (Anne Casabonne), Stéphanie (Catherine Proulx-Lemay), Mimi (Brigitte Lafleur) et Isabelle (Geneviève Rochette) en « vrai » est quelque peu teinté par une histoire parfois tirée par les cheveux, même pour une auteure aussi imprévisible que Renée-Claude Brazeau. 

Cela dit, les comédiennes campent les quatre héroïnes avec une bonne humeur contagieuse, une réelle tendresse pour leur personnage (et celui de leurs collègues) et une suave dose d'irrévérence (quelques F*** You bien sentis ont semblé faire du bien, et pas qu'à Steph ou Isa !) qui servent encore de soupape à bien des femmes.

Lors d'un rassemblement politique auquel Stéphanie et ses amies prennent part, elles sont surprises en flagrant délit de confidences qui pourraient nuire à leur réputation. Elles décident donc de prendre la fuite, sans leurs enfants, et se retrouvent au fin fond des bois, dans un chalet où elles pourront faire le point sur leur vie. Ou la faire déraper une fois pour toutes.

Car n'en pouvant plus de ne plus s'appartenir, Stéphanie compte les dodos avant que Marc, toujours premier ministre du Québec, quitte - enfin ! - son poste.

Résolue à se faire connaître afin de redevenir malheureuse, Claude (« Je me 'selfie', donc j'existe ») rêve de son côté de devenir la nouvelle vedette de Maman parfaite Académie.

Convaincue que son amoureux la trompe, Mimi s'imagine encore et toujours le pire.

Et Isabelle, dont l'Alzheimer fait des siennes, prend des notes plus ou moins compromettantes de peur d'oublier ce dont elle est supposée devoir se rappeler, tout en se laissant aller à quelques surprenantes sautes d'humeur.

Même si chacune a ses moments pour briller (Mimi par son éternelle candeur ; Isabelle par ses trous de mémoire... parfois voulus ; Steph par son désir de déprimer en paix), c'est Claude et son narcissisme exacerbé qui hérite toutefois des répliques les plus savoureuses et porteuses. 

Et Anne Casabonne la fait revivre sur scène dans toute sa splendeur, avec les mimiques qui la rendaient attachante malgré tout : son déhanchement de wannabe vamp, sa manie de placer ses cheveux, etc. C'est d'ailleurs elle qui a provoqué le plus grand nombre d'éclats de rire dans la salle - et sur scène, Brigitte Lafleur ayant été prise d'un véritable fou rire à un moment donné. 

Bref, ces retrouvailles logent à l'enseigne d'un profond désir de se retrouver pour passer 90 minutes de bon temps entre amies.

Si les trois prochains spectacles affichent complet à la Maison de la culture de Gatineau, les filles de La Galère reviendront dans la région, cette fois du côté ontarien de la rivière, au Centre des arts Shenkman, en mars prochain.

Pour y aller

Les 23, 24 et 25 mars 2017, 20 h

Centre des arts Shenkman

613-580-2700 ; shenkmanarts.ca

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