Soirée signée Lisa

Lisa Leblanc était en spectacle à la salle Jean-Despréz.... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Lisa Leblanc était en spectacle à la salle Jean-Despréz.

Etienne Ranger, Le Droit

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Sous une pluie de cris, Lisa LeBlanc s'est avancée avec ses trois musiciens, quatre lunes suspendues lui servant de décor. « Ben coudonc, je me suis toujours demandée à quand viendrait le jour où j'aurais mon cue pendant que je suis aux toilettes, lance l'attachante Acadienne. Désolée de vous avoir fait attendre ! » Et c'est comme ça, sans aucun artifice, qu'une soirée désormais magique a pris son envol.

En guise d'introduction, à fond dans le tapis, question de réveiller le public d'un coma-lendemain-de-veille-d'élections-américaines-genre-personne-n'a-vu-venir-le résultat, la chanteuse et son groupe ont brassé le public « solide » avec des rythmes endiablés. Voodoo Woman, J'pas un cowboy et Motel ont suivi l'une après l'autre avant que la dynamo-brunette, en grande forme, ne reprenne son souffle pour saluer ses admirateurs.

« I swear to God, je ne sais pas ce qu'il y a dans l'eau à Gatineau, mais chaque fois qu'on vient ici, ce sont nos meilleurs shows ever, c'est fou. Je sais, vous ne me croyez pas, vous pensez que je dis ça à tout le monde, mais c'est vrai, j'vous le jure. »

City Slickers and Country Boys, Could You Wait 'Til I've Had My Coffee, du grunge teinté d'un humour décapant, la survoltée reprise d'Ace of Spades et autres nouveautés en anglais se sont harmonieusement mêlées à son répertoire francophone, au plus grand plaisir de ses fans.

« Voici une chanson de route que j'ai composée quand j'ai déménagé de mon village de 51 personnes pour venir m'installer à Montréal, lance-t-elle, le sourire et plein de souvenirs dans la voix. Lignes d'Hydro. Très sincèrement, je ne pensais que celle-là, et les autres, je les chanterais encore. Très heureuse d'être avec vous ce soir. »  

C'était la soirée des invités spéciaux, hier. La mère, le père et le frère de Lisa LeBlanc étaient présents, tout comme la parenté de certains musiciens. Alors là, pourquoi ne pas se cuisiner un bon Kraft Dinner en famille ?

Et voilà la maman qui monte sur scène pour chanter ce désormais classique du répertoire québécois. Comment vous dire... 

L'enfant, désormais femme, qui pose ses doigts sur le banjo. La mère, au micro, qui l'a regarde si tendrement. Avec un air espiègle, comme si la pomme n'était pas tombée trop loin de l'arbre. Et les voix qui au refrain se marient tendrement, mélancoliques. Dans la salle, l'émotion était palpable.   

Tout au long du rendez-vous musical, les spectateurs n'en finiront d'être subjugués par l'ensorceleuse auteure-compositrice-interprète, ses doigts s'emparant des cordes du banjo avec une rare agilité, sa voix tantôt cristalline, parfois rauque, souvent grave, mais toujours « full » intensité nous faisant complètement oublier le temps d'un spectacle l'actualité qui tourne à vitesse grand « V» depuis mardi.

La série de rappels s'amorcera avec Dump The Guy ASAP, qu'elle chantera avec le frérot Marc et, de nouveau, la mama. Un air western, avec en trame de fond des palmiers, des vagues et des planches de surf. Y fait chaud suivra, le public fredonnant allégrement.

Et oui, pour la fin, celle-là, que vous devinez. 

Celle-là, un hymne national pour tous ceux et celles qui se lèvent du mauvais pied.

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