Charlebois en Rock'Oustic

Robert Charlebois a livré une solide performance, vendredi... (Martin Roy, LeDroit)

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Robert Charlebois a livré une solide performance, vendredi soir, à la Maison de la culture de Gatineau.

Martin Roy, LeDroit

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Robert Charlebois s'est arrêté à la Maison de la culture de Gatineau avec son spectacle Rock'Oustic, tout juste avant de retourner en France et en Suisse où il donnera près d'une vingtaine de représentations. Quatre-vingt-dix minutes bien tassées, sans entracte, de succès qui marquent le paysage musical du Québec depuis 50 ans. Et qui n'ont pas pris une ride.

Ses doigts glissant amoureusement sur les touches, c'est au piano en chantant Le Phoque en Alaska que Robert Charlebois - étonnamment - a accueilli le public.

« Vous vous demandez pourquoi ce choix, lance Robert Charlebois, devinant notre questionnement. J'ai écrit 300 chansons et celle-là, c'est ma préférée d'entre toutes. Et voulez-vous savoir la meilleure ? L'autre bord (traduction : l'Europe), ça fait 30 ans que les gens m'arrêtent dans la rue pour me féliciter de cette chanson qui n'est pas la mienne ! »

Pour l'anecdote, le photographe du Droit, Martin Roy, en nomination pour un prix Antoine-Désilets qui récompense l'excellence en photojournalisme au Québec, n'était pas le seul photographe dans la salle. Celui du Paris Match, de « l'autre bord », était assis quelque part, attendant de pouvoir rencontrer le chanteur. 

Et puis, Je reviendrai à Montréal, question d'entrer de plain-pied dans son répertoire. À ses côtés, cinq talentueux musiciens qui seront en parfaite symbiose aux guitares, à la contrebasse, à la batterie et aux claviers tout au long de ce grand rendez-vous.

Avril sur Mars, Conception, Les ondes, Dolores, Mon pays, Frog song, Lindbergh, Les talons haut, Les ailes comptent parmi la longue liste de favorites que les spectateurs devenus choristes ont pris un malin plaisir à chantonner. Soulignons également la qualité des arrangements, les nouveaux enrobages faisant redécouvrir autrement des passages, ici et là, de ces classiques du répertoire. Quant à Marco Allard, aux éclairages, il a su créé des univers bien uniques, tantôt intimistes, parfois rock, mais toujours pertinents pour mettre en valeur les histoires de chacune d'entre elles. 

Des ovations aussi, généreuses. Pour celui qui le fut tout autant pour ses admirateurs. Pour celui qui n'a pas cessé une seconde de bouger sur scène, de jouer de la guitare, du piano, de remercier les gens. Entre deux joints, avec Martin Lizotte aux claviers, alias « le Jerry Lee Lewis québécois » ou, encore J't'aime comme un fou, avec un Robert Charlebois, serviette au cou, sautant de droite à gauche sans jamais perdre le souffle, toutes les générations, galvanisées, s'en donnant à coeur joie pour l'accompagner. 

Comme premier rappel, la magnifique Ne pleure pas si tu m'aimes. Seul au piano. On se dit que la soirée a filé à folle allure. Beaucoup trop vite. Et puis, Can't help falling in love, en version française, sa propre adaptation, les six musiciens tous enveloppés d'une lumière rose.  

« Coudonc, vous n'êtes pas tannés, lance-t-il, en riant. Je vous le dis encore, vous êtes un excellent public. Chaque fois que je viens ici, je suis toujours bien reçu, ajoute-il avant d'entamer J'veux de l'amour. Un petit sondage maison réalisé sur le champ par notre hôte nous apprendra qu'une dame l'a vu près de 100 fois en spectacle alors que d'autres en étaient à leur première rencontre.

Au sortir de la salle, le nouveau directeur de la Maison de la culture, Steve Fournier, se pointera le nez au-dessus de la régie pour faire ses salutations. On lui dira que Robert Charlebois est en forme. Il répliquera tout de go : En forme ? Non, il était en feu ! ». Et vlan, bien dit.

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