Une vie après le désespoir

« Qu'est-cé qu'un gars est supposé faire anyway quand la vie le fesse en... (Courtoisie, La Nouvelle Scène)

Agrandir

Courtoisie, La Nouvelle Scène

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

« Qu'est-cé qu'un gars est supposé faire anyway quand la vie le fesse en pleine face avec un deux par quatre plein de clous rouillés ? » Ces mots crus d'Antoine Côté Legault sont extraits du Gars qui voulait se faire phénix, un solo d'une heure environ présenté à La Nouvelle Scène, du 2 au 5 novembre.

L'auteur associé au Théâtre du Trillium réitère l'expérience de l'écriture auto-incarnée, après Corps à corps : une blind date poétique, où il interprétait en 2014 son propre texte, le récit d'un homme attendant un rendez-vous féminin dans un bar.

Moment de solitude renouvelé avec ce Gars qui voulait se faire phénix, mais qui devra pour cela batailler dur, car il revient de loin.

« Il a perdu son travail, sa blonde, il n'a plus d'argent mais finit par décrocher un emploi de testeur de radio-réveils », présente Antoine Côté Legault.

C'est la fameuse énergie du désespoir qui intéressait l'auteur, acteur et fondateur de La Bibitte Poétique, une compagnie locale vouée à la création de spectacles théâtraux et d'oeuvres immersives, employant la poésie pour interroger l'expérience humaine.

Le jeune diplômé en théâtre de l'Université d'Ottawa prolonge ici son exploration corrosive des bas-fonds émotionnels. En se frottant à ce qui fait mal, au plus intime, en faisant appel à notre besoin infini de consolation, il s'intéresse surtout à la résilience, « l'un des sentiments les plus beaux ».

« Je voulais montrer que persévérance et ténacité sont nos meilleures armes, poursuit-il. Le personnage de ma pièce trébuche, se lève, retombe plus bas et remonte encore ; il faut apprendre à tomber pour essayer d'avancer.»  

Revivre...

Un simple mot étrange, ambigu, exprime ces secrets revirements de l'existence : « revivre », comme le phénix érigé en titre. « Revivre » au sens de la répétition obsédante, du ressassement - revivre un traumatisme, par exemple -, mais aussi au sens de nouveau départ, de la disparition de la souffrance, du soulagement... 

Antoine Côté Legault a beau se présenter d'abord comme auteur et poète, il tenait à interpréter de nouveau son propre texte : « Quelque chose de ce personnage me touchait directement, ce côté à la fois ridicule et résilient, peut-être. » 

À la mise en scène, on retrouvera l'un de ses fidèles collaborateurs, Dillon Orr ainsi que Marie-Pierre Proulx à la scénographie. Grâce au statut d'auteur associé, cette création a bénéficié du soutien du Trillium, « pour le regard dramaturgique de l'ancienne directrice Anne-Marie White, le soutien aux demandes de subventions, la régie et l'encadrement artistique », explique Antoine Côté Legault.  

L'auteur sera de nouveau à l'affiche du Trillium en mars 2017 avec Le Projet D, initié par Lisa L'Heureux : une création collective réunissant les écrits de trois auteurs à partir d'une scénographie.

Pour y aller

Quand : Du 2 au 5 novembre, 19h30

Où : La Nouvelle Scène

Renseignements : 613-241 2727 ; nouvellescene.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer