Le FOÉ vaut le détour

La 9e édition du Festival Outaouais Émergent a... (Etienne Ranger, LeDroit)

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La 9e édition du Festival Outaouais Émergent a été lancée jeudi soir. Plusieurs spectacles sur autant de sites ont été présentés, dont le groupe Orkestar Kriminal sur la scène Perfecson.

Etienne Ranger, LeDroit

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Le coup d'envoi du 9e Festival Outaouais émergent a été donné jeudi, dans une ambiance conviviale, quoique plutôt tranquille, et sous un ciel maussade qui, fidèle à ses habitudes en période de FOÉ, semblait vouloir bouder son plaisir.

Mais les FOÉstivaliers, eux, s'en fichaient un peu, trop heureux de pouvoir déguster les premières notes de ces émergents motivés.

Ç'a commencé doucement.

On a été accueilli par les accords funky cuivrés qui émanaient du bar Aux 4 jeudis. C'était la joyeuse bande du Poussy Club - orchestre à géométrie variable, qui réunit des musiciens de Funk-A-Tron 5000 et du Vieux-Hull Big Band, dont Steven Boivin à la guitare et au chapeau de cow-boy. On a attrapé les rythmiques finales de leur prestation, lesquelles tanguaient entre une reprise de La tribu de Dana et des chaloupements très salsa-merengue. Groovy à souhait. Et caliente. Ou peut-être était-ce la moiteur de l'air ?

La scène Perfecson

À 19h, sur la petite scène Perfecson installée dans une ruelle du Vieux-Hull, on a découvert avec beaucoup de plaisir le Orkestar Kriminal. Menée par Giselle Claudia Webber, une chanteuse polyglotte dont la fougue un peu punk et les postures déglinguées contrastaient avec le sérieux affiché par ses six comparses, la bande montréalaise nous a séduit le pavillon avec un répertoire qualifié de «yiddish gangster». On les imagine bien défiler en journée, un week-end, dans les rues de quelque centre-ville exprimant son besoin criant d'animation. On dit ça comme ça... «On chante en huit langues. Sauf le français et l'anglais», a promis (en français) la chanteuse, avant d'attaquer une ritournelle russe, une complainte yiddish et une mélopée grecque... toutes trois plutôt musclées, merci. 

L'énergique groupe comporte quatre demoiselles, dont une au soubassophone. Voilà qui n'est pas courant. Cette ruelle (pas mal famée mais on ne peut pas tout avoir) était tout indiquée pour accueillir cette bande de sympathiques malfrats.

Orkestar Kriminal s'est produit devant une foule loin - très loin - d'être aussi compacte que celle qu'a connue le FOÉ lorsqu'il a invité... Half Moon Run, mettons. C'était même étonnamment clairsemé. Même pour un jeudi soir. Et c'est bien dommage. Parce que même si le festival s'est donné cette année un mandat très local, et véritablement émergent, la programmation mérite amplement le détour. 

À l'Espace René-Provost

Musicale, mais pas seulement. Si vous assumez votre côté geek, allez voir un peu de côté de l'Espace René-Provost. Jérémie Larouche y propose sa Saga des étoiles, un résumé parodique hilarant des six films de Star Wars, avec beaucoup moins de moyens que George Lucas, mais avec beaucoup d'humour et d'imagination. Et d'innombrables marionnettes bricolées avec du carton et des ciseaux. Du côté obscur de la Force, un Jedi a la tête de Donald Trump... vous voyez le genre! Ces décalages sont réservés à un public averti... Mais là non plus, il n'y avait quasiment pas un chat. 

On est en pleine Perséides. Une nuit d'étoiles filantes est annoncée pour ce week-end. Le moment est donc tout indiqué pour venir profiter de Pandaléon sous les étoiles: le trio de Saint-Bernardin inaugurera ce vendredi la grande scène du FOÉ, installée au sommet du stationnement à étages qui borde la rue St-Jacques.

On l'avoue, on a raté hier la pièce Péckel et Roffel: une histoire d'amour all dress jouée au Où... Quoi! vers 17h. Trop tôt! Désolé, les gars, mais on bossait, nous! On compte se rattraper dans les prochains jours. 

On a aussi raté En direct de... l'île aux allumettes, qui débutait à 18h à l'Espace Spiria, aménagé au sous-sol de l'ancienne église St-James, sur la rue du Portage. Ouf! on pourra se rattraper plus tard, puisque ce premier épisode de la série radiophonique «à la croisée du docu-menteur et du conte» signée par nos confrères radio-canadiens Julien Morissette et David Thibodeau sera servie en reprise cette fin de semaine. L'épisode suivant (En direct de... Grands-Remous) aussi.

À l'Espace René-Provost, s'est installée la Galerie FOÉ Artopix, qui réunit une vidéo de Nikola Mitrovic, une installation de Geneviève Coutu, une aquarelle inspirée de l'art médiéval signée Marguerite Ingenito et une série de dessins au feutre signés Philippe Shewchenko. 

Quatre artistes émergents de l'Outaouais. Leurs oeuvres répondent à la thématique de l'enfance et de la découverte. Un joli début, mais c'est trop peu pour remplir l'espace et constituer une véritable expo. 

La première nuit du 9e FOÉ s'est prolongée dans les bars du Vieux-Hull, avec Dj Chico Osé au Petit Chicago et une soirée Open Jam au Minotaure. Mais nous devions nous aussi rendre l'antenne.

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