64 ans de carrière en un soir

Belle idée d'avoir laissé la reine du country, Renée Martel, raconter sa... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Belle idée d'avoir laissé la reine du country, Renée Martel, raconter sa carrière en chanson sur la grande scène du parc de la Baie. Un spectacle rassembleur qui a mis le point final à ce 29e Festival de montgolfières de Gatineau.

Entourée de ses six chanteuses «coups de coeur», Renée Martel avait l'embarras du choix pour concocter ce spectacle rétrospectif. Pas facile de raconter 64 ans de carrière. «J'adore ce show, car je ne chante aucune de mes chansons! Je m'assois en arrière et je les écoute chanter ma vie», a expliqué la grande dame du country, élégante dans sa longue tunique noire et blanche.

C'est donc à Guylaine Tanguay, Laurence Jalbert, Valérie Carpentier, Brigitte Boisjoli, Annie Blanchard et Luce Dufault qu'elle a confié une partie de son vaste répertoire.

La soirée a démarré avec Guylaine Tanguay, Laurence Jalbert et Annie Blanchard et le morceau Nous on aime la musique country.

Puis Brigitte Boisjoli est débarquée avec son énergie contagieuse et de jolies bottes de cowboy turquoise pour chanter Cowgirl dorée. Renée Martel a ensuite offert la toute première chanson qu'elle a appris à chanter, Un coin du ciel, chanson écrite par son père Marcel Martel aux débuts des années 1950. Un hommage à son père qui s'est poursuivi avec La fille de son père, chanson que lui a écrit Nelson Mainville.

Avec Valérie Carpentier, Renée Martel a retrouvé celle qu'elle était à 20 ans. Depuis, la jeune chanteuse à qui elle a confié l'interprétation de Liverpool et de Je vais à Londres, a hérité du titre de «petite-fille adoptive».

La populaire Guylaine Tanguay est ensuite venue offrir, avec beaucoup de justesse, Darling et Changer ma vie. La chanteuse, qui a grandi avec les disques de Marcel et Renée Martel, a partagé son immense fierté de partager la même scène que celle qui a musicalement bercé son enfance.

Il faut dire qu'il y avait beaucoup d'amour et de respect dans cette délégation de cowgirls. Se présentant l'une et l'autre à tour de rôle, chaque chanteuse a pris soin de longuement louanger celle qui lui succédait sur scène.

L'Acadienne Annie Blanchard s'est joliment approprié Le bateau du bonheur et Si on pouvait recommencer. Renée Martel est ensuite venue la rejoindre pour Prends ma main.

«Je l'aime depuis qu'elle criait sa vie avec Dan Bigras» a lancé Renée Martel, avant de laisser la place à Luce Dufault, qui a mordu avec son timbre de voix unique, dans Quand un bateau passe.

Puis le «club des blondes», formé le temps du spectacle par Guylaine Tanguay, Renée Martel et Annie Blanchard a offert un pot-pourri de grands succès country. C'est bien beau les ballades, mais le public avait visiblement envie de taper de pied au son des chansons de Willie Lamothe, de Paul Brunelle et autre Paul Daraiche.

Un segment efficace qui s'est terminé avec Mille après mille.

Coiffée d'un chapeau rouge éclatant, Laurence Jalbert a ensuite chanté Nos jeux d'enfants, pièce qui n'a pas pris une seule ride depuis 1969. Beau moment aussi que le duo de Laurence Jalbert et de Renée Martel sur L'hiver a chassé l'hirondelle.

Pour la grande finale, Renée Martel a invité le président sortant du Festival, Guy Leblanc, à venir avec elle chanter un couplet d'Un amour qui ne veut pas mourir.

Le Festival de montgolfières de Gatineau a choisi de tirer sa révérence cette année avec un spectacle intime, qui misait sur l'émotion et sur l'immense attachement du public pour la musique country. Bien joué.

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