Toruk: atterrissage réussi

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Toruk, dont la première a lieu jeudi au Centre Canadian Tire, n'est assurément pas un spectacle du Cirque du Soleil traditionnel. Et c'est tant mieux: ce que la production semble avoir perdu en acrobaties spectaculaires, elle l'a sans contredit gagné en émotions et en poésie. L'effet «wow» ne tient donc pas tant aux exploits physiques qu'à la théâtralité et à la beauté du monde recréé par Victor Pilon et Michel Lemieux.

Librement inspiré d'Avatar de James Cameron (qu'il n'est pas pour autant nécessaire de revoir pour apprécier l'expérience), Toruk relate comment les jeunes Na'vis Entu (Guillaume Paquin) et Ralu (Jeremiah Hughes) doivent rallier les quatre autres clans de la planète Pandora pour sauver «l'arbre des âmes» de la lave qui menace de le détruire. Et d'anéantir tous les Na'vis par le fait même. Une quête qui les amènera à se dépasser et à prouver que l'union fait la force... et qu'un échec n'empêche pas de réaliser de grandes choses.

Toruk marque ainsi une première, pour le Cirque, qui n'a jamais mis en scène un narrateur auparavant. Ce dernier (Raymond O'Neill) sert non seulement à faire suivre l'action, mais aussi à traduire certains échanges entre les personnages... parlant comme il se doit la langue de Pandora. 

La trame du spectacle se rapproche donc beaucoup plus d'un scénario suivi (héritage du long métrage dont il s'inspire) que des voyages oniriques auxquels on a pu avoir droit jusqu'à présent - et qui servaient d'enrobages aux différents numéros acrobatiques ou aux thèmes explorés.

Dans le cas de Toruk, c'est bien l'inverse: les acrobaties (qui peuvent, du coup, paraître moins impressionnantes qu'à l'accoutumée, notamment parce qu'elles sont plus courtes) sont mises au service de l'histoire. Elles s'intègrent dans la trame plutôt que d'occuper l'avant-scène. 

Ici, les Na'vis s'amusent tels des singes espiègles sur des barres parallèles (dans une ambiance bon enfant qui fait presque passer de potentielles erreurs pour des mouvements prévus). Là, on ressent toute la détresse d'Entu dans sa manière de s'entortiller dans la corde, lors de son numéro aérien. Là encore, Tsyal (Zoé Sabattié) se contorsionne dans des draps, dans une démonstration de grâce et de force, certes, mais dont le but est d'aller cueillir l'un des objets dont Entu et Ralu ont besoin. 

Projections à couper le souffle

Les projections (et on y reconnaît aisément la touche magique du tandem formé par Victor Pilon et Michel Lemieux) texturent la scène, éclatant tantôt en jungle luxuriante, tantôt en parois rocheuses (où on croirait voir une vraie chute cascader jusqu'en bas pour y créer une rivière), tantôt en savanes au soleil couchant. Les spectateurs sont d'ailleurs invités à télécharger une application sur leur téléphone intelligent, afin de participer aux jeux de lumières durant la représentation, et en fonction du siège qu'ils occupent. Le soir de la première, ils étaient juste assez nombreux à l'avoir fait pour juger du potentiel de l'effet.

C'est dans ce décor à l'esthétisme enchanteur que les artistes jonglent avec des cerfs-volants ou des boomerangs, ou encore qu'ils transforment leurs lances en mats chinois. Et que les marionnettistes font voler des oiseaux à bout de perches, manipulent en solo des «loups» aux instincts carnivores ou à six le fameux Toruk (autant de marionnettes d'envergures et de genres différents marionnettes qui rappellent celles de la comédie musicale «e Roi lion).

À l'instar des costumes (les corolles des Twakami évoquent autant des ailes de papillons que des queues de paons), la voix puissante et riche de la shamane (Priscilla Le Foll) se déploie dans des nuances aussi enveloppantes que poignantes.

Bref, avec Toruk, le Cirque repousse ses propres limites de façon convaincante.

Il est par ailleurs à noter qu'une seule représentation de Toruk aura lieu en français, soit celle du 1er juillet à 16 h.

Pour y aller

Quand: Jusqu'au 3 juillet (représentation en français, le 1er juillet, 16h)

Où: Centre Canadian Tire

Renseignements: www.CapitalTickets.ca

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